En sport comme en affaires, Il vaut mieux être poussé par la passion et l’ambition que par la fierté et l’orgueil. En final de l’Euro, ce 11 juillet dernier, les Italiens étaient survoltés par l’envie, là où les Anglais n’avaient de cesse que de démontrer leur supériorité naturelle, et faire revenir le foot sur la terre où il a été inventé selon la célèbre formule : « football coming home. »

Comme de coutume, ils ont su tirer les premiers et marqué dès la deuxième minute. Ensuite probablement qu’ils ont perdu, parce qu’ils croyaient justement avoir gagné. S’estimant capables de contenir jusqu’au bout l’impétrant transalpin d’autant qu’en demi-finale face à l’ogre espagnol (qui méritait de l’emporter au passage), les Azuréens avaient laissé entrevoir des signes de fatigue incontestables. So British, les joueurs du ténébreux Gareth Southgate ont eu le tord de ne pas tuer le match quand ils eurent l’occasion de le faire. C’est mal connaître le caractère de nos voisins latins pour qui le foot reste une deuxième religion. Cela faisait trop longtemps qu’ils attendaient un tel retour en grâce. L’occasion était trop belle pour la joyeuse bande de Roberto Mancini qui a réussi à triompher, c’est à noter, autant par son attaque que par sa défense. Ce qui n’est pas si fréquent de ce côté-ci des Alpes. Ils ont eut le mérite de toujours y croire.


Bien sûr, la victoire aux penaltys se joue toujours un peu sur un coup de dés. Demandez aux Bleus ! Il fallait voir à la fin de ce terrible suspense la déception des Britanniques en pleurs à la hauteur de l’attente d’un peuple. Le football est un jeu parfois injuste voire cruel : c’est pour cela que nous l’aimons tant. Comme dans la vie, ce n’est pas toujours le meilleur qui gagne. En revanche, c’est souvent celui qui en veut le plus. Comme on l’a vu avec cette formation italienne. Elle semblait portée par son cœur, l’Angleterre par son orgueil. C’est moins opérant.


Reste maintenant à se revoir au prochain Mondial au Quatar ( du 21 novembre au 18 décembre 2022). On peut faire confiance à Didier Deschamps, un gagneur à la Française, pour savoir tirer les leçons du couac de cet Euro malencontreux. Visiblement, l’entraîneur des Bleus a-t’il a trop suivi ses joueurs vedettes et la pression des médias (L’Equipe, Le Foot, Le 10Sport, voir le nouveau Quotidiendusport.fr) qui n’avaient pas de mots assez forts pour vanter un « trio magique  » (Benzema, Mbappé, Griezmann) que le monde nous enviait sans avoir pourtant disputé le moindre match ensemble.

Ceci dit, cela a failli marcher sauf que Deschamps s’est piégé lui même en ne faisant pas tourner assez son équipe. On peut lui faire confiance pour la suite pour savoir tirer les leçons de ce couac inopiné. Lui ne se raconte jamais d’histoire.

Robert Lafont

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