Emmanuel Macron au Palais de l'Elysée quelques heures avant l'annonce d' un second confinement en France. Paris, le 28 octobre 2020.

C’est peut être l’un des plus douloureux constats que l’on peut faire à l’aube de ce quinquennat finissant et qui tire en longueur tant les crises semblent se succéder sans qu’on distingue la fin.

La critique émane d’un homme dont le sérieux et la compétence au Sénat ne peuvent être contestés. Même s’il demeure un farouche opposant. Le sénateur LR de la Manche, Philippe Bas, 62 ans, premier questeur et membre de la commission des lois, est réputé pour sa modération et ses propos ciselés.

Pour l’ancien secrétaire général de l’Élysée du temps de Jacques Chirac (2002-2005), la loi sur le séparatisme n’apporte pas grand chose : « La loi 1905 est très bien armée… Et une nouvelle loi ne peut suppléer à l’absence de volonté politique ! »

Le triste constat de Philippe Bas

Le constat est cruel mais le sénateur de la Manche va encore plus loin lorsqu’il évoque, pour Le Figaro, le bilan du quinquennat et le mode de gouvernance : « Il y a une marque de fabrique dans ce texte touche à tout. En cela, il rappelle la « loi Macron“ voulue par Francois Hollande pour moderniser l’économie, avec ses 308 articles. Quelques années après, on ne sait pas bien ce qu‘il en reste. On peut penser aussi à la réforme des retraites : une architecture monumentale pour un bâtiment vide… »

Même à fleurets mouchetés, cela sonne juste et résonne d’autant plus. La phrase de Talleyrand « tout ce qui est excessif est insignifiant » a trouvé avec l’homme du Cotentin un parfait adepte ! Les meilleurs gouvernants sont souvent ceux qui savent trancher avec des idées simples. Depuis des décennies, on a la curieuse sensation que l’on cherche à nous embrouiller !

Robert Lafont

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