(Eric Tschaen/Pool/ABACAPRESS.COM)

Seule une alliance inédite entre hommes de bonne volonté (LR, Renaissance, RN voire PS) peut permettre d’engager un programme hardi de réformes et de redressement national.

Pour paraphraser la belle chanson de Marc Lavoine cet été, la France « roule avec un coeur d’occasion, mais il marche encore fort ! ». Et ses espoirs et effluves ne sont pas encore dissipées. Contrairement aux marchands de désespoir du front des Insoumis qui font de la victimisation un fonds de commerce payant mais délétère. À l’issue de ces élections législatives tourneboulées où nos concitoyens ont voulu avant tout manifesté leur impatience d’un redressement du pays tant attendu depuis des décennies et qui ne vient toujours pas. Malgré l’énergie de Sarkozy, la tempérance de Hollande ou la novation Macron.

Et cela n’est plus guère supportable pour ceux qui ont connu les Trente Glorieuses, j’en fais partie, période bénie où notre pays avait pris l’habitude de faire la course en tête. Sous la férule de de Gaulle, Pompidou voire Giscard … ces temps ne sont pas si éloignés, la nouvelle génération doit s’en inspirer. L’occasion est trop belle aujourd’hui, puisqu’aucune majorité ne se dégage, pour tenter une alliance d’un nouveau type en faveur d’un programme de réformes courageuses, celles dont le pays a besoin depuis tant d’années (débureaucratisation, baisse des impôts et charges…).

Plutôt que de jouer les apprentis sorciers à la recherche d’une hypothétique union nationale dont de toutes façons la Nupes ne veut entendre parler ; Emmanuel Macron devrait s’essayer à mobiliser une alliance pas si hétéroclite de Renaissance à LR, voire pourquoi pas aussi avec le Rassemblement national et tous ceux qui le souhaitent. Et s’attaquer aux vrais sujets qui fâchent : surendettement, laxisme judiciaire, décentralisation, baisse des dépenses improductives, contrôle de l’immigration, réindustrialisation, décentralisation, mise en place du RIC au niveau des départements… Une alliance raisonnable pour remettre notre pays à son vrai niveau ; celui qui est celui de nos amis allemands.


Je rêve. Mais le rêve est à portée de main. Que le président de la République appelle Christian Jacob pour entreprendre le grand programme de la reconstruction. Un programme déjà esquissé par un certain Jean-Louis Borloo dans un livre conçu pour cela et publié précisément juste avant les législatives et intitulé prémonitoirement « L’Alarme » avec ses six urgences à traiter : justice et ordre républicain, réconciliation nationale, jeunesse, santé, habitat, énergie et lutte contre le dérèglement climatique. Il serait criminel de ne pas s’y essayer. C’est le moment idéal. La France d’abord.

Robert Lafont

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