Dans son dernier livre « Maladie française », paru chez l’Archipel, Philippe Douste-Blazy rappelle que la seule chose qui marche en matière d’épidémie est le dépistage massif de la population, comme cela est pratiqué en Corée, et l’isolement des personnes contaminées. Cet été, rappelle-t-il, les Français qui se faisaient tester mettaient au moins six jours avant d’avoir les résultats.

Au passage, l’ancien ministre de la santé de Jacques Chirac fait remarquer qu’à Marseille, où l’IHU Méditerranée et le professeur Didier Raoult, ont pu proposer des tests en masse, le taux de mortalité durant le premier confinement était d’au moins 20 % inférieur à celui de Paris !

Plus fondamentalement, l’ancien ministre rappelle qu’en 2004, l’administration française a été la première à organiser un plan et à prévoir des procédures globales pour parer à une éventuelle pandémie mondiale comme nous la connaissons aujourd’hui. Tout était prêt, arrêt des aéroports, réquisition des industries textiles, mise en place de tests… et pourtant, rien ne fut mis en application lors de l’épidémie du SRAS, sans parler de celle du Covid !

C’est resté dans les cartons. Il y a donc un vrai problème dans l’exécution de nos idées ou nos belles théories. Et c’est là que le bat blesse. N’est-il pas grand temps de réformer et de responsabiliser nos administrations pléthoriques ? Il y a 100 000 collaborateurs aux Hôpitaux de Paris (AP-HP). C’est ingérable ! Quand cela concerne les entreprises, cela touche moins les gens, mais lorsqu’on a affaire à des problèmes de santé, cela devient

vital. Il n’est jamais trop tard pour opérer les bons choix !

Robert Lafont

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