L'infectiologue et professeur de microbiologie français Didier Raoult.

(17h42) Biodiversité : un sommet à Marseille en janvier 2021

La pandémie de coronavirus, qui bouleverse le monde, sa vie et son économie, depuis maintenant cinq mois est un «zoonose»: un terme issu du lexique scientifique qui signifie qu’il s’agit d’une maladie infectieuse animale se transmettant à l’Homme. Et cette donnée du problème a poussé le président de la République, Emmanuel Macron, à décider de l’organisation d’un rendez-vous international consacré à la préservation des écosystèmes. Le chef de l’Etat l’a annoncé ce vendredi matin sur Twitter:

«Protéger les écosystèmes permet de prévenir l’apparition d’épidémies comme celle du Covid-19. Pour mobiliser et agir pour la biodiversité, la France organisera le 11 janvier 2021 un One Planet Summit ; à Marseille, pendant le Congrès mondial de la nature de l’UICN.»

La France a déjà hébergé un sommet «One Planet» dans un passé récent. C’était en décembre 2017, quelques mois après l’élection d’Emmanuel Macron. Il avait notamment profité de l’occasion pour s’afficher avec l’ancien gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger. 

(17h09) « Le second tour des municipales aura bien lieu le 28 juin prochain »

Il devait avoir lieu il y a tout juste deux mois (le 22 mars) mais l’épidémie de Covid-19 est venue tout chambouler. Le second tour des élections municipales aura finalement lieu le 28 juin prochain dans près de 5 000 communes, ont annoncé le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, ce vendredi, depuis l’hôtel de Matignon. Au total, 16 millions d’électeurs seront appelés aux urnes. 

«Cette décision est toutefois «réversible» a ajouté Edouard Philippe. «Nous aurons donc, comme le recommande le conseil scientifique une clause de revoyure, elle interviendra sans doute dans deux semaines.» Deux textes seront donc déposés, le 27 mai, en Conseil des ministres: un décret prévoyant le second tour, le 28 juin, et un projet de loi «à titre conservatoire» prévoyant le second tour en janvier 2021. Ce second texte anticipe l’hypothèse d’un avis contraire du conseil scientifique.

«La vie démocratique doit reprendre tous ses droits. Le choix du mois de juin n’a pas fait consensus au sein des responsables politiques» a concédé Edouard Philippe. «Mais nous pensons que la vie démocratique doit reprendre tous ses droits» a-t-il ensuite déclaré.

«Chaque électeur devra porter un masque de protection qui pourra être un masque grand public», a détaillé Christophe Castaner. Les membres du bureau de vote devront porter un masque chirurgical tout au long de l’opération de vote, tout comme «les scrutateurs au moment du dépouillement».

«La campagne électorale ne doit pas devenir un facteur de circulation du virus et il convient donc de faire campagne différemment» a prévenu Christophe Castaner, en évoquant «le respect systématique des gestes barrières » et la nécessité de « privilégier les campagnes numériques.»

Dans un avis rendu, ce mardi, le comité d’experts du Conseil szcientique ne s’opposait pas formellement à ce second tour en juin. Il évoquait cependant des risques sanitaires «importants» inhérents à la campagne électorale et appelait les autorités «à tenir compte de la situation épidémiologique dans les 15 jours précédant la date décidée du scrutin, ainsi qu’à une surveillance soutenue 15 jours après le scrutin. »

Ce second tour représente environ 5% des communes (5.000 dont essentiellement les villes). Les 95% restants (principalement des communes rurales) ont pu élire leurs équipes municipales, dès le premier tour, mi-mars. La première réunion des conseils municipaux doit d’ailleurs se tenir entre le samedi 23 et le jeudi 28 mai.

(16h38) Christian Estrosi : « Didier Raoult est victime d’un lynchage médiatique »

Invité, ce vendredi, de BFMTV et RMC, le maire LR de Nice, Christian Estrosi ne lâche pas le clivant professeur Didier Raoult. Lui qui a contracté la maladie Covid-19 puis qui a ardemment soutenu les travaux de recherche du directeur de l’IHU de Marseille, a dénoncé le «lynchage médiatique» dont celui-ci ferait l’objet. 

Saluant celui qui, d’après lui, est le «le plus grand chercheur de France», Christian Estrosi a tancé ses contempteurs, qui mettent en doute l’efficacité de l’hydroxychloroquine. Un médicament à risque pour certaines personnes, et devenu d’autant plus polémique depuis que le président américain Donald Trump a déclaré en prendre à titre préventif. 

«Parfaite ou imparfaite, il y avait une solution. Je ne comprends pas pourquoi on s’est livré à cet espèce de lynchage médiatique de quelqu’un qui travaille, de quelqu’un qui ne veut pas se mêler de tous ces débats, de quelqu’un qui, au lieu de passer son temps à être un commentateur sur les plateaux de télévision, préfère se consacrer à ses patients» a défendu Christian Estrosi.

Pour étayer sa démonstration, le maire de Nice a évoqué le taux de mortalité des personnes admises en réanimation à l’IHU de Marseille, inférieur à la moyenne observée dans les autres CHU de France. Des chiffres, en l’occurrence 0,5% pour Marseille, 5% pour la moyenne ailleurs, mis en avant par Didier Raoult,, lui-même, lors d’une interview accordée à La Provence, mais qu’il faut toutefois nuancer.

«On a prescrit du Doliprane à tout le monde, c’est-à-dire qu’on a prescrit aucun remède», argue par ailleurs Christian Estrosi. Et l’ancien ministre sarkozyste de pointer du doigt «un monde scientifique davantage constitué de commentateurs que d’acteurs» d’après lui. «Je ne les vois pas enfermés, du matin au soir, dans leurs laboratoires, mais je les vois surtout occuper tous les plateaux de télévision.  Je suis plus derrière ceux qui agissent que ceux qui commentent!» a-t-il conclu.

(15h29) Les concours de l’enseignement reprogrammés

Les futurs enseignants peuvent désormais y voir un peu plus clair et se replonger dans leurs révisions. Les concours de l’enseignement (Capes, agrégation, etc.) vont être reprogrammés, à partir du 16 juin prochain, et jusqu’à la mi-juillet, a annoncé le ministère de l’Education, ce vendredi.

Alors que d’ordinaire, le calendrier des concours s’étale sur 4 à 5 mois, le calendrier sera resserré et certaines épreuves seront aménagées. «Des règles très strictes ont été définies pour le déroulement des épreuves «aussi bien écrites et orales, permettant de garantir la santé et la sécurité des candidats», insiste le ministère. «Les convocations aux épreuves seront adressées «dans les meilleurs délais aux candidats pour leur apporter toutes précisions utiles complémentaires» ajoute le communiqué.

Mi-avril, le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer avait déjà annoncé que, pour les concours qui n’avaient pas commencé, les écrits constitueraient des épreuves d’admission, avec un oral de titularisation, un an plus tard. «C’est le cas de la plupart des Capes, avait-il précisé.

Les concours qui ont commencé, c’est-à-dire dont les épreuves d’admissibilité ont déjà eu lieu avant le confinement, «iront à terme». «Mais pour certaines épreuves d’admission dont le déroulement sera incompatible avec les contraintes sanitaires, des aménagements sont envisagés en liaison avec les présidents des jurys» précise le ministère. S’agissant des concours internes, les candidats sont, pour une grande majorité, déjà en poste au sein du ministère de l’Education nationale. La décision a donc été prise de «reporter les oraux à la rentrée de septembre 2020».

Quelque 256.377 candidats se sont présentés cette année pour 29.438 postes offerts aux concours internes et externes de recrutement des professions enseignantes, des personnels de direction, des personnels des corps d’inspection, de conseillers principaux d’éducation (CPE) et de psychologues de l’Education nationale. En tout, sur 136 concours externes et 90 concours internes prévus, 79 ont été reportés en raison de l’épidémie de nouveau coronavirus.

(14h48) Coronavirus : Roland-Garros aura bien lieu en 2020

Le tournoi de tennis de Roland-Garros devait commencer ce dimanche 24 mai, mais il a été reporté en raison de la pandémie de coronavirus. Une décision qui a permis de sauver le tournoi, selon le président de la Fédération française de tennis, Bernard Giudicelli. «L’an dernier, à cette époque-ci, on voyait nos jeunes briller dans les qualifications et on s’approchait du tirage. Mais en même temps, on se dit qu’on a sauvé le tournoi, le tournoi est toujours vivant et il aura lieu cette année en 2020, en tout cas on fait tout pour» déclare le président de la FFT.

Interrogé sur la date exacte de début du tournoi, le 20 ou le 27 septembre, Bernard Giudicelli répond que, depuis la mi-mars, «le choix de la date donne lieu à des échanges réguliers, avec toutes les instances internationales, l’ATP, la WTA, la Fédération internationale aussi. On travaille à la finalisation d’un calendrier pour la fin de la saison encore. C’est encore un peu tôt pour annoncer la date définitive» tout en assurant que «la date serait arrêtée prochainement».

Concernant la possibilité de faire le tournoi à huis clos, il estime que «c’est vraiment l’option ultime, c’est celle qui serait décidée juste avant la révélation. Donc, ce n’est pas du tout notre priorité». Par ailleurs, il assure que la FFT «n’envisage pas du tout» une annulation du tournoi pour l’instant et qu’elle n’est pas non plus «du tout dans l’optique d’une saison blanche». «Je pense que l’on peut, sans faire preuve d’un optimisme béat, on peut être déterminé et résolu, méthodique surtout, et travailler pour que le tournoi se déroule dans les meilleures conditions» ajoute-t-il.

«Par ailleurs, le toit est prêt au-dessus de Roland-Garros, livré avec un mois d’avance et trois ans après la décision de la FFT de mettre un toit au-dessus de la terre battue. Il pèse 3.500 tonnes. Ce n’est pas rien. Ça fait 1.000 m² lorsqu’il est déployé. Les tests sont concluants. Ca prend 15 minutes exactement pour l’ouvrir.»

(14h16) Les artistes confinés vont toucher des droits de la Sacem

Pendant des semaines, on les a vus gratter leurs guitares ou pousser la chansonnette sur les réseaux sociaux, Patrick Bruel, Christine and the Queens, Alain Souchon, Francis Cabrel, etc.  À la fois pour s’occuper, mais aussi pour s’entraîner, soutenir les soignants ou encore garder le contact avec leurs fans, pendant cette période de confinement, où beaucoup ont dû reporter des concerts ou des albums. Tout n’est pas perdu pour autant: la Sacem vient d’annoncer que «ces mini-concerts en live vont faire l’objet d’une rémunération exceptionnelle de droits d’auteur», rapporte France Inter.

Une décision somme toute logique pour la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, qui défend les intérêts de plus de 160.000 artistes, depuis le milieu du XIXe siècle, en leur reversant des droits d’auteur sur leurs œuvres. Partant du principe que les réseaux sociaux ont bénéficié d’une audience à partir de performances artistiques, ils comptent puiser dans la contribution versée par les géants du Web pour aider les musiciens. «Nous avons collecté des droits de Google et de Facebook qui, normalement, rémunèrent plutôt des phonogrammes, mais, là, nous avons décidé, avec le conseil d’administration, de prendre une partie de cet argent pour aussi rémunérer ces lives», détaille sur France Inter Cécile Rap-Veber, la directrice des licences, de l’international et des opérations de la Sacem.

Concrètement, la rémunération s’appliquera uniquement sur les concerts donnés en ligne et en direct sur YouTube, Facebook et Instagram, à partir du 15 mars et jusqu’en juillet pour l’instant, des négociations avec d’autres plateformes sont en cours. C’est aux artistes adhérents de faire leur demande, dès juin, en précisant le nombre de performances qu’ils ont réalisées. À partir de là s’appliquera un mode de calcul, le même pour tous: le live d’un titre sera ainsi rémunéré 10 euros minimum, les concerts inférieurs à 20 minutes 46,35 euros et 76 euros au-delà. À cela s’ajoute un bonus de 0,001 euro par vue, ce qui ne fait pas grand-chose à l’arrivée, puisqu’il faut atteindre 10 000 vues pour toucher au moins 10 euros de bonus et un million de contacts pour toucher 1.000 euros…

Seuls quelques grands artistes qui ont fait exploser les compteurs pourront donc prétendre à de belles sommes, avoisinant plusieurs milliers d’euros, à condition toutefois d’être les auteurs ou les compositeurs de leur musique, et non de simples interprètes, selon les règles de la Sacem. Confrontée à la multiplication de ce type de performances, la société envisage de pérenniser le dispositif pour les années qui viennent, ce qui supposera de revoir les accords conclus jusqu’alors avec les géants du Web. En attendant, la Sacem a débloqué d’urgence 6 millions d’euros pour aider les artistes en détresse qui sont frappés de plein fouet par l’annulation des concerts, festivals et autres événements publics.

(13h06) Confiné, il attend 50 jours pour toucher ses 17 millions d’euros !

Le 20 mars dernier, alors que la France n’en était alors qu’au début de son confinement, un Breton a remporté la somme de 17 millions d’euros à l’Euromillions. Un beau jackpot. En raison de la crise du coronavirus et des mesures sanitaires mises en place pour enrayer l’épidémie, le gagnant n’a eu d’autre choix que de rester chez lui et de faire preuve de patience, comme le reste de la population française. Impossible alors pour le Breton de se rendre au siège de la Française des jeux située en région parisienne.

Fort heureusement, il disposait de 120 jours durant le confinement pour se faire connaître contre 60 jours en temps normal. Le vainqueur a dû donc prendre son mal en patience et a soigneusement gardé le précieux ticket, caché dans la coque de son téléphone portable. Une méthode de plus en plus prisée qui permet aux heureux gagnants de toujours garder sur eux leur ticket sans le perdre pas mégarde. «Il était dans un excellent état», raconte Isabelle Cesari, responsable relations grands gagnants à la FDJ au Parisien«la nuit, il était posé sur la table de chevet». 

Ce n’est que 5o jours après, il y a quelques jours, seulement, que le Breton a pu empocher son gain, fait savoir le journal. S’il s’est déjà acheté une belle voiture et a d’ores et déjà prévu de rejouer à la loterie, nul doute que cette longue période lui a permis de réfléchir à de nombreux autres projets grâce à cette très belle somme. La patience est mère de toutes les vertus.

(12h29) Coronavirus : le point sur la pandémie dans le monde

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 328.220 morts dans le monde, depuis son apparition, en décembre, en Chine, selon un bilan établi par l’AFP, à partir de sources officielles, ce jeudi. Plus de 5.012.630 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués, dans 196 pays et territoires, depuis le début de l’épidémie. Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu’une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière. Parmi ces cas, au moins 1.854.900 sont aujourd’hui considérés comme guéris.

Les États-Unis, qui ont recensé leur premier décès lié au coronavirus, début février, sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 93.439 décès pour 1.551.853 cas. Au moins 294.312 personnes ont été déclarées guéries. La Chine (sans les territoires de Hong Kong et Macao), où l’épidémie a débuté, fin décembre, a officiellement dénombré au total 82.967 cas (2 nouveaux entre mercredi et jeudi), dont 4.634 décès (0 nouveau), et 78.249 guérisons.

L’Europe totalisait, ce jeudi, 169.932 décès pour 1.955.600 cas, les Etats-Unis et le Canada 99.575 décès (1.631.995 cas), l’Amérique latine et les Caraïbes 33.945 décès (612.891 cas), l’Asie 13.158 décès (399.080 cas), le Moyen-Orient 8.486 décès (309.107 cas), l’Afrique 2.996 décès (95.533 cas), et l’Océanie 128 décès (8.426 cas). Ce bilan a été réalisé à partir de données collectées, par les bureaux de l’AFP, auprès des autorités nationales compétentes et des informations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

(11h48) Corponavirus : le point sur l’épidémie en France

L’épidémie de coronavirus a provoqué au moins 28.215 décès en France, soit 83 de plus en 24 heures, selon les nouveaux chiffres publiés par la Direction générale de la Santé, ce jeudi soir. Du côté des services de réanimation, le nombre de patients pris en charge continue de baisser, avec 1.745 patients, 49 de moins en 24 heures.

Depuis le début de l’épidémie, ce sont au total 17.635 personnes qui ont été hospitalisées en réanimation, pour un total de 99.822 personnes ayant dû être hospitalisées pour Covid-19, précise la DGS. Le nombre de décès dans les hôpitaux s’élève à 17.870, soit 58 de plus que mercredi, et celui dans les Ehpad et établissements médico-sociaux s’élève à 10.345 (+25).

(11h22) Coronavirus : l’Europe connaîtra une deuxième vague…

La directrice du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), Andrea Ammon, est catégorique: il y aura une deuxième vague épidémique, en Europe, et le continent doit s’y préparer, dès maintenant. «La question est aussi de savoir quand et de quelle ampleur sera cette vague» a-t-elle affirmé, dans un entretien au quotidien britannique The Guardian, paru ce jeudi.

«Le virus est autour de nous, circulant beaucoup plus qu’en janvier et février» a-t-elle ajouté, soulignant que «les chiffres concernant l’immunité de la population n’étaient pas encourageants: 85 % à 90 % restent exposés à la maladie Covid-19. Je ne veux pas dresser une image catastrophique, mais je pense que nous devons être réalistes. Ce n’est pas le moment, maintenant, de se relâcher complètement», a-t-elle ajouté.

L’Europe est le continent le plus touché par la pandémie, avec près de 2 millions de cas, dont 169.932 mortels, principalement au Royaume-Uni, en Italie, en France et en Espagne, selon un comptage, ce jeudi, de l’Agence France-Presse. Au total, la planète a franchi le cap des 5 millions de cas, parmi lesquels 328 220 décès.

Le Centre de prévention, petite agence de l’UE (Union européenne ndlr), basée en Suède, qui joue un rôle de conseil sur le contrôle des maladies infectieuses, avait indiqué, début mai, que «la vague initiale de transmission a passé son pic», avec une baisse des nouveaux cas dans la plupart des pays de l’UE. Alors que de nombreux pays européens ont commencé à lever les restrictions liées au déconfinement, Andrea Ammon estime, toutefois, qu’une seconde vague ne sera pas nécessairement désastreuse si les gens continuent de respecter les règles de distanciation.

Lassés des restrictions, surtout «maintenant que l’on voit clairement (les infections) baisser, les gens pensent que c’est fini. Mais ça ne l’est pas» a-t-elle averti. Les gouvernements ont «sous-estimé », au début de la crise, la vitesse de propagation du virus.

(10h48) Municipales : la décision sera annoncée ce vendredi…

«Le Premier ministre, Édouard Philippe, et le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, vont annoncer, dans la journée de vendredi, la décision du gouvernement concernant l’organisation du second tour des élections municipales», a appris, France Info, de source gouvernementale. «Ils s’exprimeront depuis l’hôtel de Matignon.»

Selon les chefs de partis présents, ce mercredi, à Matignon, l’hypothèse la plus vraisemblable est la date du dimanche 28 juin, sous réserve que la situation sanitaire ne se dégrade pas. Une possibilité appelée «clause de revoyure». Le conseil scientifique, lui, doit rendre un nouvel avis, la deuxième semaine de juin, qui permettra de mieux prendre en compte l’évolution de l’épidémie. Ensuite, le Premier ministre consultera une dernière fois les forces politiques, avant de prendre une décision définitive.

Environ 5.000 communes, dont le maire n’a pas été élu dès le premier tour, sont concernées. Selon la loi du 23 mars sur l’état d’urgence sanitaire, ils avaient, en théorie, jusqu’au samedi 23 mai pour rendre leur rapport au Parlement. Si le processus est suspendu, un projet de loi est déjà prêt pour reporter le scrutin quand les conditions sanitaires le permettront, au plus tard en janvier 2021.

(10h12) Bruno Le Maire: «Renault joue sa survie»

Dans une interview mise en ligne, ce jeudi, sur le site du Figaro, le « Renault joue sa survie » avec la crise du coronavirus. Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a revendiqué un «discours de vérité» sur la situation du constructeur automobile, ajoutant que l’entreprise, comme les autres acteurs du secteur automobile, doit prendre des engagements notamment sur le maintien en France de ses «activités technologiquement les plus avancées». Pour Brno Le Maire, «Renault joue sa survie» avec cette crise du Coronavirus.

Le constructeur doit détailler, fin mai, un plan drastique d’économies de deux milliards d’euros, sur trois ans, après avoir accusé, l’an dernier, sa première perte nette en dix ans. Selon le quotidien économique Les Echos, il envisagerait de fermer trois sites en France et d’arrêter la production de véhicules à Flins. «Le groupe a demandé un prêt garanti par l’État de 5 milliards d’euros. Ce prêt, je ne l’ai pas encore signé» poursuit Bruno Le Maire, avant d’ajouter : «Nous poursuivons nos discussions dans le cadre du plan de soutien à l’industrie automobile. Nous demandons aux constructeurs de prendre des engagements dans trois directions: le véhicule électrique, le respect de leurs sous-traitants et la localisation en France de leurs activités technologiquement les plus avancées».

Le ministre ajoute qu’Emmanuel Macron «annoncera la semaine prochaine un plan de soutien pour le secteur automobile», particulièrement touché par les conséquences économiques de la pandémie de coronavirus. En avril, les ventes de voitures neuves ont chuté de 78,3% en Europe, du jamais vu.

(09h29) Métallurgie: un manifeste anti-licenciements

Avec des baisses d’activité entre 30 et 50%, l’industrie de la métallurgie subit de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire. Le secteur, qui compte 42.000 entreprises et environ 1,9 million d’emplois, se retrouve dans une situation préoccupante avec l’arrêt de plusieurs activités stratégiques. Avec la CFDT et FO, l’UIMM a décidé de lancer un manifeste anti-licenciements. La CFE-CGC attend de consulter ses instances, pour s’associer à la démarche. Hubert Mongon, Président de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), quiréclame une mise en oeuvre rapide des plans de soutien préparés par le gouvernement, a été interviewé par le Journal du dimanche. Extraits…

Sur l’objectif de ce manifeste

«Dans la métallurgie, nous avons la chance d’être très en prise avec le terrain, syndicat comme patronat. Quand nous avons compris que l’impact économique et social de cette crise sanitaire serait majeur avec, par exemple, la chute vertigineuse des carnets de commandes dans l’aéronautique, nous avons décidé de prendre nos responsabilités. Nous avons tous été marqués par la crise de 2008 et l’effet double peine: perte de marchés et de compétences délicates à retrouver ensuite. Nous avons donc réagi vite, en moins de quinze jours et trois réunions, pour établir un front commun et interpeller le gouvernement, sur un plan d’urgence, pour préserver l’emploi industriel. Il y a urgence à se mobiliser pour sauvegarder l’emploi et les compétences industriels. Beaucoup parlent de dialogue social. Par ce manifeste, nous formons une union sociale face à ce que nous considérons comme le plus grand risque de déclin de l’industrie française. Et là, il y avait nécessité absolue de le faire.»

Sur les plans de relance

«Il ne faut pas perdre de temps, car beaucoup d’entreprises sont impactées par la baisse de chiffre d’affaires. Nous prenons un retard qu’il sera difficile de rattraper. Nous devons réfléchir ensemble à ce que nous voulons faire pour que ce plan soit ambitieux, durable et permette de bâtir une industrie forte dans une France souveraine. Ayons une réflexion de fond sur les investissements, les coûts de production, la productivité, la souveraineté, le recherche et développement, la transition écologique!»

ur le chômage partiel

«Le gouvernement réfléchit à des aménagements, dès le mois de juin. Nous considérons qu’il serait dangereux de modifier les règles aussi tôt, alors que nos entreprises sont en phase de reprise, qu’elles essaient de décrocher des commandes, avec des trésoreries mal en point. Pourquoi ne pas attendre le 1er septembre ou, au pire, le 1er juillet? Le risque, c’est de précipiter l’enclenchement de plans de sauvegarde de l’emploi alors que nous devons tout faire pour éviter leur généralisation. Le dispositif doit certes évoluer, mais le calendrier est prématuré.»

Sur ses propositions pour éviter les licenciements

«Nous proposons un nouveau dispositif de préservation de l’emploi industriel, alternatif à l’activité partielle. En cas  de baisse du temps de travail de 40% maximum, le salarié serait rémunéré à hauteur de 60%. L’Unedic, ou l’Etat, compenserait, au moins en partie, la perte de pouvoir d’achat. En contrepartie, les entreprises ne pourraient plus recourir au chômage partiel et les salariés auraient la garantie du maintien de leur emploi pendant toute la période. Nous réclamons aussi des mesures temporaires et exceptionnelles visant à inciter les entreprises à poursuivre leur recrutementpar alternance en réduisant, par exemple, le coût d’un alternant.»

(08h54) Déconfinement : les restaurateurs du monde entier s’adaptent…

Les pays touchés par l’épidémie de coronavirus ont trouvé des solutions pour rouvrir leurs bars et restaurants sans faire prendre de risques à leurs clients. Les restaurateurs du monde entier s’adaptent au déconfinement. En Thaïlande, les ascenseurs permettant d’accéder à des établissements situés dans les étages des immeubles sont désormais équipés de pédales pour éviter d’appuyer sur les boutons. Dans les pubs japonais, les clients doivent passer obligatoirement par une cabine désinfectante en entrant.

Aux États-Unis, pour trouver une place, il faut s’asseoir, là où il n’y a pas de mannequins. En Thaïlande, ce sont des pandas en peluche qui marquent la distance à respecter entre les tables. En Espagne, cette fois, ce sont des parois en Plexiglas qui séparent les convives et des robots qui servent les verres au bar. Pour consulter le menu en Italie, il suffit de scanner un QR code avec son téléphone portable. Aux Pays-Bas, enfin, les clients peuvent être servis, sans aucun contact, avec les serveurs grâce à de grandes planches en bois.

(08h26) Coronavirus: comment les hôtels s’adaptent…

S’ils n’ont jamais reçu l’ordre de cesser leur activité, nombreux sont les hôtels à avoir fermé leurs portes pendant le confinement, faute de clients. Pour ces établissements, cette période fut aussi l’occasion de mettre en place un protocole sanitaire rassurant afin d’accueillir à nouveau leur clientèle.

D’autant que 83% des Français placent l’hygiène en tête de leurs critères de choix pour leurs prochaines vacances d’été, selon un sondage d’Opinion Way pour B&B, qui a fermé 40% de ses 300 hôtels français pendant le confinement. Aujourd’hui, le taux de réouverture de la chaîne créée dans les années 1990 atteint près de 75% et devrait se situer aux alentours de 95% mi-juin. Et cette reprise progressive de l’activité s’est, bien entendu, accompagnée de nouvelles règles sanitaires. 

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