(18h20) Coronavirus : le point sur l’épidémie en France

La France a enregistré 54 décès liés au Covid-19, dans les hôpitaux, ces dernières 24 heures, portant à 29.209 le nombre total de morts dans le pays depuis le début de l’épidémie, selon un bilan communiqué, ce lundi, par la Direction générale de la santé (DGS).

Par ailleurs, le nombre de cas graves du Covid-19, nécessitant une hospitalisation en réanimation, continue sa décrue lente mais régulière: il est descendu, ce lundi, à 1024 personnes, soit 29 de moins par rapport à dimanche. Quatre régions (Île-de-France, Grand-Est, Auvergne-Rhône-Alpes et Hauts-de-France) regroupent 75% des patients hospitalisés en réanimation, selon le communiqué de la DGS.

Avec ce nouveau décompte, le nombre de décès enregistrés dans les hôpitaux s’élève désormais à 18.859. En ce qui concerne les morts dans les établissements sociaux et médico-sociaux (dont les Ehpad), les derniers chiffres publiés remontent au 2 juin (ils faisaient état de 10.350 décès) et leur prochaine actualisation par Santé Publique France est prévue ce mardi.

Malgré les bons signes qui montrent que l’épidémie marque le pas, la DGS insiste «sur le respect des gestes de bon sens et des mesures barrière mises en place avec le déconfinement». «Nos comportements collectifs, pendant le confinement, ont sauvé de nombreuses vies, ils conditionnent aujourd’hui le risque de reprise ou non de l’épidémie, alors ne relâchons pas nos efforts», a souligné la DGS.

Par ailleurs, la DGS se fait l’écho d’un avis émis par le Haut conseil à la santé publique (HCSP), «portant sur la juste prescription des anti-infectieux dans le contexte de l’épidémie de Covid-19». «Ces nouvelles recommandations rappellent qu’il est indispensable de respecter les règles de bon usage des antibiotiques», explique la DGS.

«Or depuis le début de l’épidémie une augmentation importante de la prescription des antibiotiques a été observée, alors que les co-infections bactériennes sont rares», ajoute-t-elle, soulignant que «le HCSP a rappelé qu’“en dehors de la présence de signes de gravité, il n’est pas nécessaire de prescrire une antibiothérapie, que ce soit en préventif ou en curatif, chez les patients atteints de Covid-19».

(17h45) Coronavirus : «La France risque de perdre presque un million d’emplois»

Selon des estimations publiées par la Banque de France, ce mardi :  «La France risque de perdre presque un million d’emplois, cette année, et le taux de chômage pourrait atteindre un pic de 11,8% mi-2021». «L’économie française devrait plonger d’environ 10% cette année, malgré une reprise progressive de l’activité, à partir du troisième trimestre», toujours selon l’institution. 

«Après le choc très fort causé par le confinement, le produit intérieur brut devrait ensuite rebondir de 7% en 2021, puis augmenter encore de 4% en 2022», prévoit la Banque de France, dans un scénario qui repose sur une circulation du Covid-19 sous contrôle et une économie qui s’adapte et malgré le pic de chômage anticipé.

«Ce fort rebond apparent ne permettrait pas de retrouver le niveau d’activité de fin 2019 avant mi-2022», souligne toutefois la Banque de France. «Ces prévisions restent dépendantes de nombreuses incertitudes, et l’arbitrage entre épargne et consommation sera essentiel pour le rythme de la reprise. Il est probable que la montée attendue du chômage et le contexte global de forte incertitude continuent de peser sur les comportements d’achats», juge-t-elle.

Elle prévoit ainsi que «le taux d’épargne des ménages dépasse les 22%, cette année, et que la consommation recule de 9,3%. Avec des marges affaiblies et une activité au ralenti, les entreprises réduiraient de leur côté de 23,3% leurs investissements.»

«Ces difficultés vont provoquer une réduction importante de l’emploi, mais de manière un peu décalée dans le temps, à mesure que le gouvernement réduit le dispositif massif de chômage partiel, mis en place, dès le mois de mars. Il faudrait attendre 2022 pour voir redescendre le chômage à 9,7%.»

(17h12) Coronavirus : «un effort total de 15 milliards d’euros pour l’aéronautique»

«Le plan de soutien à la filière aéronautique, frappée de plein fouet par la crise du coronavirus, représente un effort total de 15 milliards d’euros de la nation», a annoncé mardi 9 juin le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. «Nous décrétons l’état d’urgence pour sauver notre industrie aéronautique pour lui permettre d’être plus compétitive et plus décarbonée en produisant l’avion vert de demain», a affirmé le ministre.

Ce plan de relance sectoriel, dont le montant intègre l’aide financière de sept milliards d’euros, déjà accordée à Air France-KLM, comporte deux fonds dédiés au soutien des PME et ETI (entreprises de taille intermédiaire) de la filière : un fonds d’investissement avec une dotation initiale de 500 millions d’euros, dès cet été, qui atteindra un milliard d’euros, à terme, pour favoriser leur développement, et un fonds de 300 millions d’euros pour la robotisation et la numérisation.

«Le plan prévoit également quelque 1,5 milliard d’euros de financement public, consacrés dans les trois prochaines années à la recherche-développement, dans le but de « parvenir à un avion neutre en carbone en 2035», a précisé Bruno Le Maire. Alors que près d’un tiers des 35.000 emplois consacrés à la Recherche & développement, dans la filière aéronautique, sont remis en question par les difficultés du secteur, l’objectif est de préparer les prochaines générations d’avions commerciaux, d’hélicoptères et avions d’affaires dotées de nouveaux modes de propulsion émettant moins de CO2.

«Par ailleurs, le ministère des Armées va anticiper, dès cette année, des commandes d’aéronefs militaires qui étaient prévues pour plus tard, à hauteur de 600 millions d’euros, soit environ 5% de son budget d’équipements», a annoncé la ministre Florence Parly.

Ces commandes concernent notamment trois Airbus A330 qui seront à terme transformés en avions ravitailleurs (A330 MRTT), 8 hélicoptères de manoeuvre Caracal, un avion léger de surveillance et de renseignement et des drones destinés à la Marine.

Quelque 200 millions seront également consacrés par l’Intérieur à l’achat d’aéronefs pour la gendarmerie et la sécurité civile, tandis que le budget du fonds dans les PME de l’industrie de défense, nommé Definvest, sera porté de 50 à 100 millions d’euros, pour les cinq prochaines années.

Le secteur aéronautique représente 300.000 emploi directs et indirects en France. «Si nous n’étions pas intervenus tout de suite, c’est un tiers des emplois de la filière qui auraient disparu», a affirmé Bruno Le Maire, appelant les industriels «à tout faire pour éviter les départs contraints».

Au-delà de ce plan, le secteur aéronautique continuera, aussi, à bénéficier de mesures non spécifiques mises en place depuis le début de la crise, comme les prêts garantis par l’Etat,  des aménagements des dispositifs de chômage partiel, ainsi que des garanties publiques à l’export, par exemple.

(16h56) Coronavirus : vers 84 milliards de dollars de pertes pour le secteur aérien

«Les compagnies aériennes pourraient subir plus de 84 milliards de dollars de pertes nettes lors de leur exercice 2020, et plus de 15 milliards de pertes encore en 2021, des suites de la pandémie de coronavirus», a annoncé mardi l’Association internationale du transport aérien (Iata).

«Après 84 milliards de dollars de pertes nettes cette année, nous prévoyons des pertes supplémentaires de 15 milliards de dollars en 2021», a expliqué, lors d’une conférence de presse, l’Iata, dont les 290 compagnies aériennes membres, sont durement frappées par les fermetures de frontières décidées partout dans le monde pour freiner la propagation du coronavirus.

«Les pertes de cette année seront les plus importantes dans l’histoire de l’aviation», a commenté le directeur général de l’Iata, Alexandre de Juniac. «En comparaison, les compagnies aériennes avaient perdu 31 milliards de dollars, lors de la grande crise financière, de 2008 et 2009.»

Par ailleurs, il a alerté sur le niveau d’endettement à venir des compagnies aériennes. «Si les compagnies aériennes sont entrées en 2020 en forme financière relativement bonne», a-t-il déclaré, «les mesures d’aide financière prises par les gouvernements ont empêché les compagnies aériennes de faire faillite, mais ont gonflé la dette de 120 à 550 milliards de dollars. Soit environ 92% des revenus attendus en 2021».

Alexandre de Juniac a, en outre, insisté sur «la nécessité pour les gouvernements et l’industrie, de travailler ensemble pour la mise en place des recommandations sanitaires de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), car selon l’Iata les voyageurs reviendront à bord des avions dès que les frontières réouvriront». «Nous devons être préparés pour que, lors de la reprise, les mesures soient mises en place de manière universelle, afin de donner aux passagers la confiance pour voler», a-t-il expliqué.

L’OACI a publié, la semaine dernière, une série de recommandations sanitaires, à destination du transport aérien, prévoyant le port du masque ou le contrôle de la température. Le rapport préconise, également, aux Etats, aéroports et compagnies aériennes «de mettre en oeuvre des mesures harmonisées à l’échelle mondiale comme régionale, qui font consensus».

(15h49) Coronavirus : au Vietnam, les litchis attendent des acheteurs…

Au Vietnam, l’un des plus grands exportateurs de litchis au monde, la récolte bat son plein. Mais les agriculteurs ont le plus grand mal à écouler leur production à l’international, les frontières restant fermées à cause de la pandémie, et les prix sont en berne. Le petit fruit rouge ne se récolte que pendant six semaines, de mi-mai à fin juin.

Sur le marché de gros de la province de Bac Giang, dans le nord du pays, de gigantesques piles, entassées avant l’aube par plusieurs centaines de fermiers, attendent de trouver preneurs. Mais, cette année, avec le coronavirus, les acheteurs étrangers, qui avaient l’habitude de faire leur transaction, en direct, sur le marché, sont absents, bloqués dans leur pays.

Malgré la proximité de la Chine, un des principaux débouchés pour le litchi vietnamien, «nous ne voyons pas de commerçants chinois et nous devons écouler la marchandise principalement auprès d’acheteurs nationaux, donc les prix sont très bas», déplore à l’AFP, Nguyen Van Thanh, qui vend d’habitude la moitié de sa production à l’international.

«Nous avons travaillé dur toute l’année, mais ce n’est pas suffisant pour vivre», soupire l’agriculteur Do Van Toan. Le Vietnam exporte habituellement quelque 100.000 tonnes de litchis frais chaque année, principalement en Chine, mais aussi en Australie et aux Etats-Unis. Après le café, le riz et le poisson-chat, il s’est tourné, ces dernières années, vers l’exportation de fruits et légumes: il en a écoulé l’année dernière pour 3,3 milliards d’euros.

Le pays ne recense à ce jour que 332 cas de coronavirus et aucun décès. Malgré cela les frontières, ouvertes pour les marchandises, restent fermées aux étrangers, hors quelques cas exceptionnels.

(14h18) Déconfinement : M6 fait de la pub gracieuse pour les cinémas !

Le petit écran au secours du grand : le groupe M6 a annoncé, ce mardi, qu’il allait diffuser, gratuitement, sur ses différentes antennes une campagne publicitaire pour inciter les Français à retourner dans les salles de cinéma, une façon très concrète d’aider un secteur durement touché par la crise.

«Cette campagne, diffusée du 22 juin au 5 juillet, sera déclinée sur les chaînes de télévision du groupe (M6, W9, Gulli, etc.), ses stations de radio (RTL, RTL2, Fun Radio) et ses plateformes web», précise-t-il dans un communiqué. Le groupe exécute ainsi l’engagement fait en plein confinement par son patron, Nicolas de Tavernost, d’aider les exploitants de salle à redémarrer en mobilisant la puissance de toutes ses antennes.

En outre, le groupe entend participer au retour du public dans les salles, en sortant ou en reprogrammant, cet été, des films distribués ou produits par sa filiale de cinéma SND. Cette campagne est aussi un moyen, pour le groupe M6, de réaffirmer son engagement comme acteur important de l’écosystème du cinéma français: l’an dernier, il a distribué ou financé des films ayant réalisé 20% des entrées des films français de l’année. Et il rappelle avoir a investi 52 millions d’euros dans des films sortis en 2019 et s’être engagé à hauteur de 80 millions d’euros «au titre des films à venir dans les prochains mois».

(13h42) Déconfinement : la Tour Eiffel rouvrira au public le 25 juin

Symbole de Paris et plus largement de la France, la tour Eiffel fut construite par Gustave Eiffel à l’occasion de l’Exposition universelle de 1889. Elle fait partie des monuments les plus visités au monde, avec, chaque année, plus de sept millions de visiteurs. «La Tour Eiffel, fermée en raison de la crise sanitaire, depuis le 14 mars, rouvrira au public le 25 juin», a annoncé ce mardi la Société d’exploitation de la Tour Eiffel.

En 2007, plus de 240 millions de visiteurs ont fréquenté ce site touristique et des millions d’autres ont admiré la Tour sans y monter. Dans le passé, cette fréquentation n’a pas été régulière car après l’affluence record pendant l’Exposition universelle de 1889 (1 953 122 entrées en 173 jours, soit près de 12 000 entrées par jour), la fréquentation tombe ensuite à 400 000 entrées en 1890 et descend jusqu’à 150 000 en 1899, pour remonter à plus d’un million pour l’Exposition de 1900 (1 024 897).

De 1900 à 1914, la fréquentation diminue de nouveau et remonte un peu, entre les deux guerres, notamment au moment des expositions de 1931 et 1937. À partir de 1963, le nombre d’entrées dépasse 2 millions. Le centenaire de la Dame de fer lui permet de dépasser les 5 millions d’entrées, puis à partir de 2004, plus de 6 millions de visiteurs en font l’ascension chaque année.

(13h24) Coronavirus : le coin des célébrités

L’actrice Mylène Demongeot, touchée par le Covid-19, fin mars, et aujourd’hui, guérie, après un mois d’hospitalisation à l’hôpital de Laval, est une adepte inconditionnelle du professeur Didier Raoult : «Je m’en suis sorti magnifiquement grâce au traitement du professeur Raoult. Je suis prête à le crier partout car je vois qu’on l’enquiquine comme c’est pas permis: merci Professeur Raoult», a-t-elle expliqué dans un entretien accordé à RTL, dans son style tonitruant.

La comédienne, héroïne de Fantômas et de Camping, avait déjà remercié chaleureusement tout le personnel de l’hôpital de Laval dans Le Figaro. Bien qu’encore affaiblie par les séquelles de la maladie, Mylène Demongeot, qui venait de guérir d’un cancer du péritoine, quelques semaines avant de contracter le coronavirus, conserve contre vents et marées son formidable optimisme.

Elle compte bien désormais continuer le tournage du film de Thomas Gilou, stoppé brutalement le 17 mars, par le confinement. Cette comédie réunit Kev Adams et Gérard Depardieu et elle en vante les mérites, en affirmant «qu’elle est drôle et bien écrite». Ce long-métrage est intitulé MDR comme «mort de rire» et «maison de retraite», un double sens qui fait sourire l’indomptable Mylène Demongeot.


(13h05) Coronavirus : «Il n’y aura pas de deuxième vague, ni cet été, ni à la rentrée»

Le professeur Yonathan Freund est urgentiste à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Il a vécu aux premières loges l’épidémie de Covid-19 qui a sévi, ces trois derniers mois, en Île-de-France. Il s’est distingué par ses prises de position disruptives depuis le début de l’épidémie. Il a donné une interview dans Le Point. Extraits…

Sur la nouvelle carte de France de l’épidémie

«Cette carte est basée sur plusieurs indicateurs, dont deux seulement étaient retenus initialement : la tension hospitalière, mesurée par le taux d’occupation des lits de réanimation et la circulation du virus objectivée par le taux de suspicion de Covid parmi les malades qui se présentaient aux urgences. Ce dernier indicateur était incompréhensible et totalement inadapté.»

«Depuis le 28 mai, de nouveaux indicateurs sont utilisés. Nous conservons celui sur la tension en lits de réanimation, et s’y ajoutent une évaluation du «R», qui est une estimation grossière et tout à fait imparfaite du nombre de malades contaminés par un malade infecté, et le taux de positivité des tests, ce qui incompréhensible, car il dépend du nombre de tests réalisés. Plus récemment, un dernier indicateur est apparu, il semble le plus logique : le nombre de patients infectés par semaine. Ce dernier est le seul à refléter la réalité du terrain.»

«La réalité du terrain, c’est qu’il n’y a plus, peu ou prou, de circulation du virus en Île-de-France. Or cette région est classée «orange». Cela ne reflète absolument pas la réalité quotidienne où nous voyons, aussi bien aux urgences, au Samu, qu’en réanimation, qu’il n’y a que très peu de nouveaux patients avec des symptômes de Covid. Il faut s’interroger sur l’intérêt d’avoir colorié sur la carte l’Île-de-France en «orange», cela va totalement à l’encontre de ce que nous voyons sur le terrain.»

«Il semble que cette décision ait été prise pour uniformiser la région tout entière, le Val-d’Oise présentant une incidence un peu plus élevée que les autres départements. Pourquoi avoir donc coloré en «orange» tous les départements d’Île-de-France et pas l’Oise, ou encore l’Eure? Il y aurait une cohérence à conserver l’Île-de-France en «orange» que nous n’expliquons pas. Les raisons de cette décision restent obscures.»

Sur le déconfinement en France

«Je pense qu’il est cohérent d’interdire encore quelque temps les grands rassemblements en milieu fermé. Mais rouvrir tous les bars, les cafés, les restaurants, ou encore les salles de sport et de spectacle ne poserait aucun problème. La décision d’autoriser la réouverture des terrasses uniquement est hypocrite, il suffit de se promener, dans Paris, ces derniers jours, pour voir que les Parisiens n’ont pas attendu cette décision. Autoriser l’usage des transports en commun et fermer les salles de sport, ainsi que les cinémas est tout aussi incompréhensible. Je ne m’explique ces décisions que par la velléité de dire aux Français «attention, ne vous relâchez pas, on ne sait jamais», et de faire ces choix arbitraires pour justifier cette mise en garde. On peut comprendre la prudence du gouvernement, mais il faut, à présent, être objectif et dire clairement qu’actuellement il n’y a quasiment plus de circulation du virus. Alors, reprenons rapidement la vie d’avant et suivons de près une éventuelle reprise de l’épidémie.»

Sur la seconde vague de l’épidémie

«La seconde vague était, certes, redoutée, mais rien ne suggérait qu’elle devait arriver. Il n’y a pas de deuxième vague, et il n’y en aura pas cet été. Comme je viens de l’expliquer, le virus circule peu ou prou. Il y a quelques clusters épars en France, quelques nouvelles infections çà et là, mais aucune reprise épidémique. La grande majorité des épidémies ont une évolution en cloche, et cette épidémie de Covid-19 ne semble pas échapper à la règle. Les raisons sont principalement la possible saisonnalité du virus, qui n’aime pas le chaud et le temps sec, ainsi que l’immunisation de la population qui freine beaucoup sa circulation.»

Sur la fin de l’épidémie

«L’épidémie telle qu’on l’a connue il y a trois mois est terminée. Elle ne reprendra pas à la levée du confinement et il n’y aura pas de deuxième vague, ni cet été, ni à la rentrée. Ce qu’on ne peut pas prédire, c’est la possible mutation du virus et sa diffusion en France, l’hiver prochain. Mais cette possibilité est présente chaque année. Chaque année, un virus de la grippe ou un coronavirus peut muter pour prendre une forme plus mortelle ou plus contagieuse. Nous avons été confrontés à trois versions inquiétantes du coronavirus, depuis 20 ans, donc chaque année, il faut accepter que ce soit une possibilité.»

«À titre personnel, je n’y crois pas du tout pour l’hiver prochain, la probabilité est faible pour que le scénario se répète deux ans de suite. Si le Sars-CoV-2 mute, il est probable qu’il mute pour une version plus «sympathique». S’il ne mutait pas, l’immunité de la population empêchera une seconde vague de grande ampleur. On pourra alors possiblement assister à une reprise sous forme de vaguelettes, les comparaisons animales et marines semblent à la mode en ce moment!»

Sur sa période sans précédent à l’hôpital

«Je retiens d’abord la force de l’hôpital public, les compétences et l’engagement de tous ceux qui en font partie. Tous les corps de métier se sont mobilisés et la symbiose était extraordinaire. Toutes les décisions prises au niveau local pour améliorer la prise en charge des malades étaient aussitôt soutenues et mises en œuvre. Nous avons pu nous adapter à une vitesse extraordinaire à cet événement totalement inattendu. La solidarité au sein de l’hôpital, mais aussi en dehors, je pense aux hôpitaux privés, à la société civile ou simplement aux Français, a été quelque chose d’unique.»

«Ce que je retiens, c’est la possibilité d’avoir pu faire notre travail, et simplement notre travail. Cela n’était pas habituel. Nous avons été déchargés de toutes les tâches administratives annexes pour nous concentrer sur notre métier, les soins prodigués aux malades et l’organisation de notre service.»

«Aux urgences, tous nos problèmes se sont envolés : les malades de faible gravité n’arrivaient plus, ce qui nous a permis de nous concentrer sur les malades urgents, et nos patients à hospitaliser trouvaient immédiatement un lit et pouvaient être pris en charge de manière optimale sans attendre des heures sur un brancard. Nous avons en outre reçu un fort soutien en personnel médical et paramédical. Nous avons pu faire notre travail dans les conditions que nous réclamions depuis longtemps. Les multiples grèves et autres concertations n’ont pas abouti à un dixième de ce que cette épidémie a permis en quelques semaines.»

Sur le fait qu’il n’y ait jamais eu de pénurie de masques

«Personne ne peut croire cette déclaration du président de la République qui dit qu’il n’y a jamais eu de pénurie de masques. Comme il y avait pénurie de masques, il a été demandé à tout le personnel hospitalier de les économiser au maximum. L’accès aux équipements de protection était très limité et les soignants ont dû faire avec, ou plutôt sans. Il y a eu un rationnement sur les protections individuelles, à l’hôpital, et personne ne peut affirmer le contraire.»

«Nous avons vu certains soignants utiliser des sacs-poubelle en guise de blouse. Les recommandations évoluaient chaque semaine en fonction de la disponibilité du matériel de protection. Les arrivages épars de masques et de soluté hydroalcoolique devaient être systématiquement mis en sécurité, dans un coffre ou une pièce fermée, peu accessible, et distribués au compte-gouttes. Personne ne peut croire cette déclaration d’Emmanuel Macron. Il faut être honnête : nous sommes partis au front mal équipé et le lourd tribut payé par les soignants témoigne malheureusement de ces difficultés.»

Sur le «Ségur de la santé»

«Les précédentes tentatives de réforme de l’hôpital n’ont jamais été à la hauteur, les grèves ont été étouffées par des mesures insuffisantes et inapplicables. Aux urgences, rien n’a changé, depuis des années, malgré la très longue grève de l’an dernier. Les mesures annoncées étaient ridicules au regard des besoins, et s’avèrent inapplicables. Aujourd’hui, les médecins et soignants se sont résignés, ils savent qu’ils n’ont pas été entendus.»

«Malgré la constitution d’un collectif inter-hôpitaux, je ne suis pas optimiste sur l’aptitude des médecins et des soignants à être solidaires. Maintenant que l’épidémie touche à sa fin, chacun voulait garder les avantages qu’il a acquis durant cette crise, chacun se bat pour améliorer ses conditions de travail, mais je ne crois pas du tout à la prétendue union sacrée des différents services, des différentes spécialités. Je suis tout à fait résigné, et nous essayons, chacun à notre niveau, de maintenir un niveau minimum de qualité des soins.»

«Ségur ou pas, quoi qu’il se passe, personne ne peut imaginer que l’an prochain les urgences deviennent un endroit apaisé, équipé, avec des malades pouvant bénéficier des soins qu’ils méritent, une orientation adaptée, et des couloirs vides. Je vous donne rendez-vous à tous en janvier 2021 pour retrouver les mêmes patients fragiles, âgés, malades qui seront condamnés à attendre des heures sur des brancards, avec un personnel épuisé n’ayant pas le temps de leur prodiguer des soins optimaux.»

Sur le système de santé français

«J’entends depuis longtemps cette formule «le système de santé que le monde entier nous envie». J’entendais aussi la même chose sur l’organisation des urgences hospitalières. Je n’ai pas parcouru le monde, seulement certains pays d’Europe et d’Amérique, et je n’ai jamais vu quelqu’un envier notre système de santé. Ce que le monde pourrait, ou devrait nous envier, c’est l’accès aux soins de la population générale et en particulier des populations défavorisées, y compris les sans-papiers.»

«Mais nous ne sommes pas le seul pays à avoir ce système, et il est mis en danger, chaque année, un peu plus. Souvenez-vous des propositions de restriction de l’accès aux soins pour les étrangers disposant de l’aide médicale d’État qui ont été faites l’an dernier. Qui nous envie notre système de santé? Et que nous envient-ils? Je ne sais pas. J’aime ce système, avec ses défauts, et je suis conscient que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs, mais ne comptez pas sur moi pour fanfaronner que nous avons le meilleur système au monde.»

Sur la recherche médicale en temps de crise sanitaire

«Le monde de la recherche n’était pas préparé, et c’est normal, à devoir trouver des traitements efficaces pour une nouvelle maladie en moins de trois mois. Il y a eu deux positions opposées, qui avaient leurs qualités et leurs défauts. D’un côté, nous avions la position du Professeur Raoult : l’épidémie sera courte, nous n’aurons pas le temps de faire de la recherche suffisamment solide pour avoir la preuve forte de l’efficacité d’un traitement, nous allons donc administrer aux malades un traitement qui pourrait être efficace avec très peu d’effets secondaires. Cette démarche est cohérente, et retranscrit des situations extrêmement fréquentes où nous prenons en charge des malades pour lesquels il n’y a pas de traitement validé par de hauts niveaux de preuve.»

«On traite souvent des pathologies avec des traitements qui semblent être efficaces sans que nous en ayons la certitude absolue. Mais là où cette position n’est pas défendable, c’est lorsqu’elle feint de s’appuyer sur des preuves. Les études brandies avaient tellement de biais qu’elles ne pouvaient en aucun cas justifier l’efficacité de la chloroquine. Ensuite, la démagogie de l’équipe du Professeur Raoult, l’absurdité de certains politiques qui jouaient aux apprentis scientifiques, et la passion ressentie par une partie de la population, face à l’espoir qu’on leur vendait, auront des conséquences durables sur la recherche clinique future. Quand la croyance se substitue à la science, cela n’augure rien de bon.»

«Mais d’un autre côté, des institutions respectables ont cherché à faire de la recherche dans les règles de l’art, et malheureusement, le résultat n’a pas été irréprochable. Il y a eu un fort afflux d’argent public, d’appels d’offres, de bourses de recherche pour subventionner des études dont le rationnel, l’intérêt ou la méthodologie étaient bien inférieurs aux standards habituels. Les fonds pour la recherche qui manquaient cruellement chaque année ont été augmentés de manière faramineuse. Et pour quoi, au final ? En partie pour développer un traitement efficace à la phase aiguë d’une infection virale.»

«Dans l’histoire, de tels traitements efficaces à la phase précoce n’ont quasiment jamais pu être trouvés. Et pendant la crise du Covid, il aurait fallu le faire en deux mois? Cela n’a pas été sans conséquence : arrêt total de tous les autres projets de recherche hors Covid, publication dans les plus grands journaux scientifiques d’études fortement biaisées à faible niveau de preuve, voire fortement entachées par des conflits d’intérêts. On a vu beaucoup d’annonces ou publications rapidement contredites, y compris par des équipes ou institutions reconnues. Le monde de la recherche n’était pas prêt à travailler dans ces conditions.»

Sur le monde «rêvé» d’après à l’hôpital

«Le monde «rêvé» serait celui où les patients pourraient tous bénéficier d’une prise en charge optimale. Quelle que soit leur situation ou leur pathologie. L’état de la psychiatrie, la gériatrie et la médecine, en général, est catastrophique et proche du point de rupture. L’accès aux soins devient de plus en plus inégalitaire. Il y a des inégalités sociales considérables, et elles ne se voient pas que durant le confinement. Il y a une large proportion de la population qui vit dans la précarité.»

«Les soignants, médecins, étudiants sont en danger. Pas uniquement celui d’être contaminés par les malades, ils sont exposés à un plus grand risque de maladies, de troubles psychiques, et à une mort précoce. Ce n’est pas «l’hôpital» qui doit être «rêvé» pour le monde d’après, c’est le monde d’après qui doit être «rêvé». Il ne sera pas facile de donner tort à Michel Houellebecq lorsqu’il prophétisait que le monde d’après ne serait pas différent, mais pire. Pas facile, mais nous essaierons, l’hôpital continuera à donner le meilleur de lui-même, quelles que soient les conditions dans lesquelles nous le ferons fonctionner.»

(12h14) Coronavirus : «On peut être d’un optimisme raisonné»

«Ce que l’on sait, c’est que l’on est en train, probablement d’en sortir de cette épidémie», a reconnu , sur France Info, Jérôme Marty, médecin généraliste, président du syndicat de l’Union française pour une médecine libre, alors que le président du Conseil scientifique appelle à un assouplissement des règles sanitaires à l’école notamment à la récréation et à la cantine. 

«Les choses sont en train de s’alléger. On peut être d’un optimisme raisonné, même si le virus continue à circuler, mais à bas bruit, c’est pour ça qu’il faut continuer, quand même, à respecter les gestes barrières. Mais on peut certainement relâcher un peu la pression, en particulier dans les écoles ou sur les mesures dans les cours de récréation.

«On sait maintenant qu’une des grandes causes de contamination, c’est l’aérosolisation et non pas que les gouttelettes comme on avait tendance à le dire. Ce qui veut dire qu’il peut y avoir du virus qui reste en suspension.»

Par ailleurs, pour Jérôme Marty, les gestes barrières, le port du masque, notamment, est bien respecté : «Je suis agréablement surpris par cela. Il y a une vraie prise de conscience de la part de la population. J’étais hier, à Toulouse, dans les rues, il y a quand même énormément de gens qui portent les masques. Les mesures sont globalement respectées», a-t-il détaillé.

«Ce que l’on voit, c’est qu’à l’intérieur des magasins, justement, dès que les gens rentrent dans une zone, que ce soit un magasin d’alimentation ou un magasin de vêtements ou autres, ils mettent les masques. Je crois qu’ils ont tout compris», conclut-il. C’est là que sont les risques. Beaucoup plus qu’aux terrasses de café, terrasses de restaurants, beaucoup plus qu’en extérieur. Ce qu’il faut, c’est se couvrir, quand on est à l’intérieur, il va falloir que ça dure.»

(11h09) Coronavirus : combien de morts évités avec le confinement?

Selon une étude publiée dans la revue scientifique « Nature », le confinement a eu « un effet substantiel” sur le contrôle de l’épidémie et a permis d’éviter 3,1 millions de morts supplémentaires dans 11 pays européens.

Pour endiguer la propagation du nouveau coronavirus, plusieurs mesures visant à limiter les contacts physiques ont été mises en place, un peu partout en Europe. Pas toujours à la même vitesse, ni avec la même ampleur. Mais ce confinement a-t-il été efficace et a-t-il permis de sauver des vies? Oui, selon les modalisations mathématiques des scientifiques de l’Imperial College de Londres. Selon leurs calculs, les mesures prises par les États auraient permis d’éviter 3,1 millions de décès supplémentaires dans 11 pays européens, dont la France.

Pour arriver à une telle conclusion, les auteurs de l’étude, publiée, ce lundi, dans la revue scientifique «Nature», ont comparé le nombre de décès recensés sur la base de données du Centre européen de prévention et contrôle des maladies avec le nombre de décès qu’il y aurait eu en l’absence de mesures, comme les restrictions de déplacements, la fermeture des commerces, des écoles ou encore sans interdictions des spectacles et des événements publics.

Ces mesures ont permis de «faire baisser de 82% en moyenne» le taux de reproduction du virus (le nombre de nouvelles personnes contaminées par chaque personne infectée), permettant de le ramener en dessous de 1. Un seuil en-deçà duquel le nombre de nouveaux cas diminue, précisent les scientifiques qui conseillent le gouvernement britannique de Boris Johnson sur la crise sanitaire.

Les chercheurs calculent, par ailleurs, qu’au 4 mai, 12 à 15 millions de personnes ont été infectés par le Covid-19 (soit 3,2% à 4% de la population en moyenne, avec d’importantes variations selon les pays). Les 11 pays étudiés sont l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, la France, l’Italie, la Norvège, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse.

La Belgique aurait ainsi le taux d’infection le plus élevé, avec 8% de la population ayant contracté le coronavirus, suivie par l’Espagne (5,5%), le Royaume-Uni (5,1%) et l’Italie (4,6%). Ce chiffre serait de 3,4% en France. Inversement, seuls 710.000 Allemands auraient contracté le virus, soit 0,85% de la population.

Les chercheurs observent qu’une des limites de leur modélisation est qu’elle fait l’hypothèse qu’une mesure donnée a eu le même effet partout, alors qu’en réalité «il y a eu des variations dans l’efficacité du confinement selon les pays». La distanciation sociale, par exemple, peut être plus ou moins respectée d’un pays à l’autre, en raison de divers facteurs (culturels, sociaux, législatifs, etc.).

Ils soulignent que, les mesures s’étant succédé selon un calendrier rapproché, il est difficile d’évaluer l’impact de chacune d’entre elles séparément. Ils concluent néanmoins que «le confinement a eu un effet substantiel» sur le contrôle de l’épidémie. «Le maintien de mesures doit être envisagé pour garder la transmission du SARS-CoV-2 sous contrôle», ajoutent-ils.

Dans plusieurs pays, l’ampleur des effets collatéraux du confinement est régulièrement questionnée et certaines voix s’élèvent, notamment au Royaume-Uni, pour réclamer l’accélération de la levée des restrictions. «Mesurer l’efficacité de ces mesures est important, étant donné leur impact économique et social», ajoutent les auteurs.

Une autre étude menée par l’université de Berkeley (États-Unis), également publiée, ce lundi, dans «Nature», estime que 530 millions d’infections par le coronavirus ont été évitées dans six pays (Chine, Corée du Sud, États-Unis, France, Iran et Italie) grâce aux mesures mises en place jusqu’au 6 avril.

Ses auteurs comparent le taux de croissance quotidien du nombre de nouveaux cas, avant et après l’application de ces mesures, et concluent «que ces dernières ont considérablement ralenti ce taux, avec des bénéfices sanitaires visibles dans la plupart des cas». Par rapport à un scénario sans mesures de restriction, ils estiment que «62 millions de cas confirmés ont été évités ou retardés, soit 530 millions d’infections au total, au vu de la large sous-estimation du nombre de cas.»

(10h08) Confinement : l’isolement a été une rude épreuve pour le cerveau

Après deux mois confinés chez soi, isolés de nos congénères, nous constatons que nos cerveaux se sont inéluctablement adaptés et transformés. «Si nous n’avons pas encore de publications sur cette période, nous connaissons les conséquences cérébrales de l’isolement grâce aux études antérieures», explique ainsi, à Sciences et Avenir, Catherine Belzung, directrice de l’unité Inserm 1253 Imagerie et cerveau, à l’université de Tours.

Déjà en 2009, John Cacioppo et Louise Hawkley, du Centre de neuroscience sociale et cognitive de l’université de Chicago (États-Unis), montraient, dans un article de Trends in Cognitive Science, «que le cerveau des espèces sociales est considérablement affecté par l’isolement». 

«La recherche indique que l’isolement social perçu est un facteur de risque», notaient-ils. «Il peut contribuer à de moins bonnes performances cognitives globales, un déclin cognitif plus rapide, un mauvais fonctionnement exécutif, à plus de négativité et de cognition dépressive, à une sensibilité accrue aux menaces sociales.»

Force est de constater que le confinement est une épreuve pour le cerveau. La revue d’études faite par l’équipe de Ahmad Reza Dahpour, de l’université des Sciences médicales de Téhéran (Iran), en 2018, rapporte ainsi que «l’isolement social agit comme un facteur de stress qui entraîne des altérations du comportement social, de la fonction des systèmes neurochimiques et neuroendocrines, des changements physiologiques, anatomiques et comportementaux à la fois chez l’animal et chez l’humain».

«Le confinement prolongé provoque donc un stress chronique, qui» selon Catherine Belzung, «induit chez l’humain une véritable réorganisation du cerveau». «En imagerie cérébrale, il apparaît donc que « certaines régions deviennent hyperfonctionnelles comme l’amygdale, cette petite structure qui s’active en cas de danger, lorsqu’on est anxieux ou stressé ; ou le striatum dorsal, qui gère les comportements routiniers », résume la chercheuse qui cite notamment une étude réalisée chez le rat par l’équipe de Nuno Sousa, de l’université du Minho (Portugal) publiée dans Molecular Psychiatry, en 2016. A contrario, d’autres régions fonctionnent à bas régime, tel le cortex préfrontal, qui assure le raisonnement et la planification, ou l’hippocampe, impliqué dans la mémorisation.

(09h02) Confinement : le coin des célébrités

Confiné depuis février dernier, Louis Bertignac ne compte pas ressortir de chez lui de sitôt : le chanteur restera à l’écart tant que le Covid-19 sera présent en France. Son médecin, qui connaît bien ses problèmes de santé, ne veut pas lui faire courir de risques.

Ce dimanche, Yannick Noah était l’invité de «20h30 le dimanche». Le chanteur s’est exprimé sur l’actualité et a eu la surprise de retrouver, en visioconférence, un de ses amis : Louis Bertignac! «Tu me manques mon pote», lui a confié l’ancien membre de Téléphone.

Malheureusement, ces deux-là risquent de ne pas pouvoir se retrouver avant un petit moment. Le chanteur de 66 ans est toujours confiné, suivant les fortes recommandations de son médecin : «Il m’a interdit de sortir tant que le virus est là, parce que je suis dans le genre fragile », a-t-il expliqué à Yannick Noah et Laurent Delahousse.

L’artiste n’avait pas attendu le gouvernement pour se confiner : dès la fin du mois de février, il s’était isolé dans sa maison à la campagne. Comme il l’avait alors confié dans «Ça va beaucoup mieux» sur RTL, c’était pour lui une question de vie ou de mort.

«Je suis immuno-déprimé, j’ai eu deux pneumonies l’an dernier, et j’avais vu que ça s’attaquait aux poumons. Il n’y avait aucune raison que l’on soit épargnés, en France, dès qu’il y a eu un mort en France j’ai commencé à vraiment m’angoisser», avait-il confié sur RTL.

Comme le lui a confirmé son médecin, il avait des raisons de s’inquiéter. «Si tu chopes ce truc tu vas même pas aux urgences, tu vas à la morgue direct», lui a assuré le professionnel de santé. De quoi pousser Louis Bertignac à respecter strictement ses conseils…

«Je sortirai quand tout ça sera terminé», avait-il assuré sur RTL. «Si ça doit durer six mois, un an… Ça durera six mois, un an.» Ce dimanche 7 juin, dans «20h30 le dimanche, le chanteur a de nouveau confié «qu’il ne voulait pas prendre de risques» et a assuré que la première partie de son confinement avait été plutôt agréable : «Ça c’est très bien passé. J’habite à la campagne, je fais du jardinage, je suis avec une famille adorable… C’était parfait. » S’il s’est tout de même dit prêt à se retrouver avec son ami, Yannick Noah, en décembre prochain, sur scène, à l’Olympia, le chanteur a évidemment mis une condition : «qu’il n’y ait plus de virus d’ici-là.

(12h34) Déconfinement : des réunions sur la situation de l’emploi

La ministre du travail, Muriel Pénicaud, a annoncé l’organisation, ce mardi, d’un «séminaire pour l’emploi» avec les partenaires sociaux. Dans un communiqué, son ministère explique : «que cette réunion sur la situation de l’emploi, en France et en Europe (diagnostics, enjeux et perspectives), se tiendra de 15h à 18h. Muriel Pénicaud recevra en multilatérale les numéros uns des organisations syndicales et patronales.»

Mercredi et jeudi, son directeur de cabinet, Antoine Foucher, recevra en bilatérale, chaque organisation «pour approfondir les discussions sur l’évolution des critères d’activité partielle et la mise en place d’un système d’activité partielle de longue durée». Muriel Pénicaud recevra les responsables patronaux et syndicaux les 12 et 15 juin, également en bilatérale.

Outre l’activité partielle, la ministre du Travail a été chargée, par le président de la République, Emmanuel Macron, de piloter quatre autres chantiers pour soutenir l’emploi: le plan de soutien aux jeunes, la formation professionnelle, les travailleurs détachés et l’assurance chômage.

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