(18h20) Les Français : ils font plus confiance à Didier Raoult qu’à Olivier Véran

Sûr de son fait, le professeur Didier Raoult a mis les médias au défi de comparer sa crédibilité à celle du ministre de la Santé, Olivier Véran, lors d’une interview, sur LCI, ce mardi 26 mai : «Les gens pensent comme moi, vous voulez faire un sondage entre Véran et moi ?» Une sortie étonnante et un pari pour le moins risqué. D’abord, parce que sa thèse de l’efficacité de l’hydroxychloroquine, dont la prescription est désormais interdite, en France, en traitement du coronavirus, y compris à l’hôpital, est largement écornée.

De plus, Olivier Véran n’a pas à rougir de sa popularité auprès des Français. Loin s’en faut : selon le baromètre Ifop-Fiducial de mai, pour Paris Match et Sud Radio, l’ancien député obtient encore 40% d’opinions positives, après un pic à 52% observé en avril, au coeur du pic épidémique.

Le magazine Capital a décidé de prendre le professeur Raoult au mot avec, pour objectif, de tenter de savoir si, comme il l’affirme, les Français lui accordent davantage de crédit qu’à Olivier Véran, face à l’épidémie, en leur posant tout simplement la question via YouGov. Malgré la séquence actuelle, nettement défavorable au professeur Raoult, à cause de la publication (déjà contestée) de «The Lancet» sur son traitement à l’hydroxychloroquine, force est de constater que l’infectiologue vedette de l’IHU Marseille a visé juste.

Selon le sondage exclusif YouGov* pour Capital, 30% des Français ont plus confiance en lui qu’en Olivier Véran face à l’épidémie de coronavirus. À l’inverse, une personne interrogée sur cinq (20%) choisit le ministre de la Santé, qui a succédé au pied levé à Agnès Buzyn, mi-février. Malgré cela, c’est le camp de la défiance qui réunit le plus de Français. Peut-être échaudés par les errements du gouvernement, au début de la crise, et sensibles aux nombreuses critiques qui s’abattent sur le professeur Raoult, plus d’un sondé sur trois n’accorde sa confiance ni à Olivier Véran, ni à Didier Raoult, pour améliorer la situation sanitaire. À l’inverse, 15% des Français peinent à trancher entre les deux hommes.

Véritable star à Marseille, où trône l’institut hospitalo-universitaire (IHU) qu’il dirige, Didier Raoult enregistre logiquement son plus haut niveau de popularité dans le quart sud-est de l’Hexagone, où plus d’un tiers (37%) des sondés lui font confiance. Lui qui fustige volontiers l’élite parisienne ne s’étonnera sans doute pas que les habitants de la région Île-de-France lui rendent la pareille : à peine un quart des Franciliens lui accordent du crédit (23%), à égalité avec Olivier Véran.

«Je ne veux pas être trop dur avec Olivier Véran, j’ai l’âge d’être son père», avait lâché Didier Raoult, 68 printemps au compteur, sur LCI. Entre les deux hommes que 28 années séparent, le clivage générationnel joue à plein. Le professeur, à la barbe blanche, est plébiscité par les 55 ans et plus (36%), qui semblent au contraire se méfier du jeune ministre de la Santé (19%). A l’inverse, les 18-24 ans sont plus nombreux (28%) à être séduits par l’énergie et le sérieux d’Olivier Véran, que par le look excentrique et les coups de gueule de l’infectiologue star. Didier Raoult enregistre son plus bas taux de confiance dans cette catégorie d’âge, avec une cote de confiance à 18% seulement.

Par ailleurs, le duel Raoult-Véran revêt indéniablement une dimension sociologique. Alors que le professeur marseillais se plaît à fustiger les médias, les élites parisiennes et les «médecins de bureau» qui défilent sur les plateaux des chaînes d’information en continu, sa cote d’amour est plutôt basse chez les CSP+ (24%) qui lui préfèrent le ministre de la Santé (30%). Inversement, les catégories socioprofessionnelles les moins favorisées ont davantage confiance en Didier Raoult (32%), qu’en Olivier Véran (14%), au même titre que les personnes privées d’emploi (33% vs 14%) et les retraités (37% vs 17%).

La question posée était la suivante : «Face à l’épidémie de coronavirus, faites-vous plus confiance au professeur Didier Raoult ou au ministre de la Santé Olivier Véran ?»

*L’enquête a été réalisée sur 1.016 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus. Le sondage a été effectué en ligne, sur le panel propriétaire YouGov France du 27 au 28 mai 2020.

(17h51) Coronavirus : Paris, réouverture du parvis de Notre-Dame

Le parvis de Notre-Dame de Paris, fermé au public depuis l’incendie de la cathédrale, il y a plus d’un an, rouvre ce dimanche, ont annoncé le diocèse, la mairie de Paris et l’établissement chargé de la rénovation. En raison de l’incendie du 15 avril 2019, le parvis et la rue du Parvis «ont subi une pollution au plomb qui a entraîné une fermeture immédiate du site», ont rappelé les trois institutions dans un communiqué. «Mais suite à un avis favorable de l’Agence régionale de Santé d’Ile-de-France, ce vendredi, le préfet de police de Paris a autorisé la réouverture des deux lieux », ont-ils ajouté, précisant que des prélèvements et un nettoyage régulier seront effectués.

«L’archevêque de Paris, Michel Aupetit, la maire de Paris, Anne Hidalgo et le général Jean-Louis Georgelin, qui préside l’Etablissement public de Notre-Dame, devaient se rendre sur place, dimanche après-midi, pour marquer cette réouverture», ont-ils précisé à l’AFP. Le chantier titanesque pour sécuriser Notre-Dame incendiée, suspendu à la mi-mars, pour cause de coronavirus, doit reprendre très progressivement, avec toujours l’ambition de redonner vie à la cathédrale d’ici 2024.

(17h05) Restauration : les conditions d’accès au fonds de solidarité assouplies

« Le gouvernement va assouplir les conditions d’accès au fonds de solidarité pour les petites entreprises du secteur de l’hôtellerie-restauration », a annoncé, ce dimanche 31 mai, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, sur France 3. Jusqu’ici, pour pouvoir bénéficier d’une aide de 10.000 euros mensuelle, une entreprise devait s’être vu refuser un prêt garanti par l’Etat (PGE). « Nous allons retirer cette condition, pour les entreprises de ce secteur, qui en ont besoin et qui ne sont pas en mesure de payer leur loyer », a indiqué Bruno Le Maire.

« Par ailleurs, le fonds de solidarité sera maintenu au minimum jusqu’à la fin du mois de juin et nous verrons, ensuite, s’il est nécessaire, notamment pour ceux qui ne pourront pas rouvrir dans de bonnes conditions, de le maintenir plus longtemps », a ajouté le ministre.

Les restaurants et les cafés pourront rouvrir à partir du 2 juin dans les départements « verts », mais avec d’importantes contraintes sanitaires, tandis que dans les départements « oranges », incluant Paris, seules les terrasses pourront accueillir des clients. « L’Etat restera aux côtés de ce secteur », a assuré Bruno Le Maire.

Le fonds de solidarité mis en place au début de la crise prévoit, dans son premier volet, le versement de 1.500 euros d’aide mensuelle aux très petites entreprises et aux indépendants. Un second volet, co-financé par les régions, prévoit d’accorder une somme supplémentaire aux entreprises les plus en difficulté.

(16h46) Déconfinement : Philippe Etchebest célèbre la réouverture de son restaurant

Philippe Etchebest a été l’une des voix les plus audibles pour défendre les intérêts du monde de la restauration, parfois avec véhémence, pendant le confinement. Beau joueur, le chef bordelais a célébré la bonne nouvelle de la réouverture officielle des bars et restaurants comme il se doit.

Il s’est souvent exprimé, pendant toute la période du confinement et après, pour défendre la restauration française. En tant que chef très médiatisé grâce à ses apparitions dans Top Chef et ses émissions récurrentes sur M6, Philippe Etchebest prend son rôle de porte-parole très au sérieux, tout comme d’autres de ses pairs qui ont pris position, à l’image de Marc Veyrat ou encore Hélène Darroze.

Le propriétaire du restaurant «Le Quatrième Mur», à Bordeaux, ne fait pas l’économie de son caractère tempétueux lorsqu’il s’agit d’interpeller le gouvernement ou le président de la République en personne. Et ça marche ! Ensemble, les restaurateurs ont réussi à sensibiliser, non seulement les autorités en charge des décisions politiques dans le cadre de la crise sanitaire, mais aussi l’opinion publique. Les Français, qui se sont déjà beaucoup tournés vers la livraison à emporter, trépignent effectivement de voir ces lieux de convivialité réouvrir, quand leurs propriétaires espèrent encore sauver les meubles.

Philippe Etchebest s’est donc joint à l’engouement général, ce vendredi 29 mai, au lendemain des annonces d’Édouard Philippe officialisant la réouverture de nombreux domaines économiques encore à l’arrêt, y compris les restaurants et cafés donc, mais seulement leurs terrasses à Paris, ainsi que la plupart des grands musées et des parcs.

Philippe Etchebest a déclaré sur Instagram : «J’ai tellement attendu cette réouverture ! Content de retrouver toute mon équipe et de pouvoir vous recevoir de nouveau au «Quatrième Mur», dans de très bonnes conditions dès le 2 juin ! » Le chef a pris en compte dans son message, les inquiétudes encore vivaces de certains. 

En même temps que la levée des restrictions de déplacements en France, les citoyens vont donc pouvoir retrouver ce qui est désormais presque considéré comme un privilège : partager un repas ou un café en terrasse, à quelques mètres des autres clients. Car la réouverture vient avec des conditions strictes, dont une distance d’un mètre entre chaque table et une interdiction de consommer debout au comptoir, qui a pris de court les bars et les bistrots locaux en particulier. Heureusement, restauration rime avec adaptation.

(16h27) Déconfinement : réticent, Michel Sarran annonce la réouverture de son restaurant

Après deux mois et demi d’arrêt total, les restaurateurs vont enfin pouvoir pousser un soupir de soulagement. Dès ce mardi 2 juin, les restaurants, bars et cafés vont pouvoir rouvrir ! Néanmoins, cette bonne nouvelle n’est pas une solution miracle. Cela ne va pas effacer leurs pertes immenses d’un coup de baguette magique. 

Michel Sarran n’a d’ailleurs pas caché son inquiétude. Le juré de «Top Chef» avait même mis en garde contre une réouverture précipitée.  « Il ne faut pas se précipiter, rouvrir trop tôt, trop vite, tant que le virus circule c’est dangereux », affirmait-il. Et de surenchérir : « Nous devons avoir la certitude de garantir la pleine sécurité de nos employés et de nos clients ». Si bien qu’il avait affirmé qu’il ne rouvrirait pas son restaurant toulousain le 2 juin, préférant jouer la carte de la prudence. « Ouvrir, on a envie mais pas dans n’importe quelles conditions. Il nous faut de la sécurité économique et sanitaire car cela ne va pas être simple », estimait-il sur RTL.

Après des semaines de flou, le gouvernement s’est enfin exprimé sur la reprise de l’activité des restaurateurs. Ainsi, en Ile-de-France, à Mayotte et en Guyane, seules les terrasses seront de nouveau accessibles aux clients. Et que ce soit en zones dites «vertes», ou dans ces trois régions, des conditions strictes devront être respectées. « Les personnes qui ont choisi de dîner ou de déjeuner ensemble pourront s’asseoir à la même table, dans la limite d’une capacité maximale de 10 par table. Il devra y avoir une distance minimale d’un mètre entre les tables de chaque groupe », a expliqué le Premier ministre, ce jeudi 28 mai, précisant également que le port du masque sera obligatoire pour le personnel, ainsi que pour les clients lorsqu’ils se déplaceront dans l’établissement.

A l’issue des annonces d’Edouard Philippe, Michel Sarran a donc pris la parole, via son compte Instagram, pour annoncer aux Toulousains la réouverture de son restaurant. « J’ai le plaisir de vous annoncer la réouverture du restaurant «Michel Sarran», à compter du lundi 15 juin », s’enthousiasme-t-il, avant de détailler : « Vous pouvez, dès à présent, effectuer vos réservations sur le site internet. C’est préférable aux réservations par téléphone, le standard n’étant pas totalement opérationnel. Mais, sachez que nous mettrons tout en œuvre pour vous recevoir dans les meilleures conditions sanitaires et gustatives. Faire en sorte que ce moment soit inoubliable ». Le chef étoilé au grand cœur s’est donc octroyé quelques jours supplémentaire avant d’accueillir de nouveau des clients.

Il faut dire qu’il doit en effet préparer son établissement, afin de respecter les distances de sécurité, mais aussi retravailler sa carte. « Je veux attendre pour pouvoir accueillir au mieux mes clients, qu’ils se sentent en sécurité. La carte normale par exemple ne va sûrement plus être possible », expliquait précédemment ce père de famille. Pas de doute, les restaurateurs vont avoir du pain sur la planche…

(16h04) Pierre Hermé : « le confinement a permis une prise de conscience écologique »

Quelques jours avant le confinement, le célèbre pâtissier-chocolatier français, Pierre Hermé est allé voter en Corse avec sa femme. Il a passé les deux mois de confinement, avec elle, sur l’île de beauté. Ce fût, pour lui,  l’occasion de profiter de sa famille mais pas seulement. « Je l’ai vécu comme une parenthèse durant laquelle j’ai continué à travailler », confie-t-il au HuffPost Life. « Ça m’a permis de voir que l’on pouvait travailler différemment, à distance, avec les limites que l’exercice impose, parce qu’au bout d’un moment, les produits, il faut les déguster, il faut percevoir les goûts et les textures », poursuit -t-il.

Cette « parenthèse » lui a permis de prendre du recul sur son métier et de faire évoluer les services et les produits. Les clients de la Maison Hermé ont pu bénéficier d’une offre de livraison plus étendue qu’en temps normal. D’un autre côté, Pierre Hermé s’est également focalisé « sur la prise de conscience d’une certaine dimension écologique de la part des Français, pour ceux qui ne l’avaient pas déjà. »

«Ça va obliger les entreprises à mettre leurs raisonnements au centre de leur préoccupation et de leur réflexion », analyse le pâtissier-chocolatier français. « C’est un domaine dans lequel il y a plein de tiroirs qu’il va falloir actionner. » Au sein de la Maison Hermé, ces réflexions vont notamment porter sur le nombre d’emballages, la manière dont les livraisons doivent être réalisées et une meilleure communication sur les produits utilisés dans les recettes.

(15h35) Restaurants : les assureurs von-ils devoir payer ?

Pour Stéphane Manigold : « la décision marque un grand moment pour tous les petits et les grands patrons qui souffrent ». Ce vendredi 22 mai, le tribunal de commerce de Paris a donné raison au restaurateur parisien face à son assureur, Axa, qui refusait d’indemniser ses pertes liées à la crise sanitaire.

« L’assureur a été condamné à payer deux mois et demi de perte d’exploitation calculée sur la marge brute du restaurant « Bistro d’à côté Flaubert », soit 70.000 euros », a précisé à l’AFP Stéphane Manigold, soulignant qu’Axa devait également régler 5.000 euros d’indemnités.

Stéphane Manigold avait lancé une procédure judiciaire, en référé, c’est-à-dire une procédure d’urgence, estimant qu’Axa se soustrayait à ses obligations. Le restaurateur avait souscrit un contrat qui prévoyait l’indemnisation de ses pertes d’exploitation en cas de fermeture administrative et demandait, donc, à en bénéficier dans le cadre de la fermeture générale des restaurants depuis mi-mars face à la crise du coronavirus. 

Mais, selon l’assureur, le contrat concernait la fermeture isolée d’un restaurant par les autorités, et non une mesure d’ordre général comme celle décidée face à la pandémie. La justice a finalement tranché en faveur de Stéphane Manigold. Tout le secteur de l’hôtellerie-restauration doit-il pour autant se féliciter de cette victoire et espérer un effet boule de neige? Pour Maître Aqdas Mohammad, avocate spécialiste du droit des assurances au cabinet Aspen Avocats, « cette décision n’a pas vocation à faire jurisprudence, même si elle peut donner des idées à d’autres restaurateurs ».

(14h19) Confinement : les ventes de tabac reboostées en France

Alors que les derniers chiffres de Santé Publique France montrent une diminution significative du nombre de fumeurs entre 2014 et 2019, les livraisons de tabac chez les buralistes français ont bondi de près de 24% en avril 2020. La journée sans tabac en ligne de mire, ce dimanche 31 mai, Santé Publique France a publié cette semaine son baromètre sur la prévalence du tabagisme dans la population Française. Résultat : le pourcentage de fumeurs continue de chuter. En 2019, environ 30% de la population française se déclarait fumeuse, c’est 3,9 points de moins qu’en 2014.

Pourtant, sur le mois d’avril 2020, en plein confinement, les livraisons de tabac aux buralistes français ont bondi de 23,7%, selon les chiffres de Logista, premier distributeur en France. Le confinement aurait reboosté la cigarette en partie. Outre son enquête annuelle, Santé Publique France a aussi mis en place une enquête plus légère, pour suivre 2.000 personnes et mesurer l’évolution du tabagisme chez les fumeurs.

Fin mars, après deux semaines de confinement, 55% d’entre eux disaient ne pas avoir modifié leur comportement, 19% indiquaient avoir moins fumé, tandis que 27% assuraient avoir augmenté leur consommation de tabac, de cinq cigarettes par jour en moyenne. « Nous avons identifié trois motifs : l’ennui et le manque d’activité, l’anxiété et le stress, et  de façon moindre, le plaisir que l’on se préserve dans la journée », décrypte Viêt Nguyen Thanh, responsable de l’unité addiction chez Santé Publique France.

Au-delà de cette hausse relative de la consommation de tabac des fumeurs, les industriels du tabac ont aussi profité du confinement par un mécanisme a priori plus inattendu. Avec la fermeture des frontières, les fumeurs qui s’approvisionnaient à l’étranger, ou via les marchés illicites, n’ont pas eu d’autre choix que de se rabattre sur le réseau des buralistes français.

De quoi expliquer la hausse de 23,7% des livraisons enregistrées sur le mois d’avril. « En temps normal, l’industrie du tabac doit composer avec sept pays frontaliers qui ont une fiscalité opposée à celle de la France, alors que nous sommes en Europe. Donc les industriels du tabac, en France, ont bel et bien bénéficié du confinement. Notre marque News par exemple, qui est d’entrée de gamme, a connu une très forte hausse des ventes. Les gens qui achetaient d’habitude, moins cher à l’étranger, se sont redirigés vers ce type de produit » explique Hervé Natali, responsable des relations territoriales chez Seita. Dans les Hauts-de-France par exemple, les livraisons de produits de tabac Seita ont enflées de 43% (contre 30% pour la moyenne des produits de tabac) sur le mois d’avril par rapport à mars 2020.

De quoi booster provisoirement une industrie souvent perçue sur le déclin, notamment depuis la fermeture définitive de la dernière usine française de tabac, en début d’année. Même si Hervé Natali conteste les chiffres de Santé Publique France, sur la baisse tendancielle du nombre de fumeurs en France, les industriels n’ont, depuis plusieurs années, pas d’autre choix que de s’adapter et de se diversifier, avec des produits comme la cigarette électronique, « à destination des adultes déjà fumeurs qui souhaitent arrêter », précise le représentant du cigarettier.

Par ricochet, le confinement a aussi été une bonne nouvelle pour les buralistes, qui n’auraient pas autant vendu depuis longtemps. « Les buralistes nous le disent, ça a été incroyable d’avoir des ventes aussi fortes pendant cette période. Et 43% d’entre eux sont situés dans des agglomération de moins de 3.000 habitants. Ils ont un rôle vital dans les villages ! », pointe Hervé Natali.

Mais cette embellie, dans le ciel de la filière tabac n’est que ponctuelle. « Ce rebond est conjoncturel, nous allons revenir à la normale, les gens vont retourner à l’étranger pour acheter leur tabac », regrette le responsable de Seita, qui insiste sur la limite de la politique fiscale, notamment concernant les catégories socioprofessionnelles les plus défavorisées, et donc plus susceptible de s’approvisionner, moins cher, via les marchés frontaliers ou illicites. « On va atteindre le paquet à 10€, mais je ne suis pas certain que la hausse des prix soit toujours pertinente. D’autres solutions que la fiscalité fonctionnent ailleurs.»

Dans un paysage saturé par les informations et mises en gardes sanitaires, Santé Publique France ne veut pas non plus oublier la prévention et compte suivre son calendrier de campagnes : « Le Covid-19 était une priorité, mais attention aux autres grands sujets de santé, dont le tabagisme », avertit Viet Nguyen Thanh, qui alerte sur un risque de regain de la consommation de tabac à moyen terme : « Il est encore trop tôt pour évaluer les conséquences du confinement sur la prévalence du tabagisme en France. Mais les indicateurs de santé mental ne sont pas bons. Nous pouvons faire l’hypothèse d’une hausse de l’anxiété, couplée à une augmentation de la précarité, qui sont des facteurs favorables au tabagisme ».

« En 2015, la mortalité attribuable au tabagisme, reflet des consommations passées, a été estimée à 75.000 décès, soit 13% des décès survenus en France métropolitaine », rappelle Santé Publique France.

(12h52) Coronavirus: le point sur la pandémie dans le monde

Malgré un déconfinement opéré dans plusieurs pays, le coronavirus poursuit son chemin. Ce samedi soir, selon un comptage réalisé par l’AFP, à partir de sources officielles, plus de 6 millions de cas de nouveau coronavirus ont été officiellement recensés dans le monde, dont les deux tiers en Europe et aux Etats-Unis.

Au moins 6.000.867 cas d’infection, parmi lesquels 366.848 décès, ont été comptabilisés, notamment en Europe, continent le plus touché avec 2.135.170 cas (177.595 morts) et aux Etats-Unis, pays avec le plus grand nombre de cas (1.760.740) et de décès (103.472). Mais c’est désormais en Amérique latine que le virus progresse le plus rapidement, avec une hausse de plus de 45.000 cas, ces dernières 24 heures, pour un total de 944.695 cas et 49.230 décès.

(12h16) Coronavirus: pas de reprise de l’épidémie en France

Dans son point hebdomadaire de ce vendredi, l’agence sanitaire relève que «109 clusters (hors Ehpad et milieu familial restreint) ont été rapportés: 104 en France métropolitaine et 5 dans les départements régions d’outre-mer». «Aucune diffusion communautaire (survenue de nouveaux cas hors de la collectivité et en lien avec le cluster) non contrôlée n’est rapportée», selon Santé publique France.

Dans un cas sur cinq, le foyer est maîtrisé (pas de nouveau cas 7 jours après le dernier) voire éteint (pas de nouveau cas dans un délai de 14 jours). Lors du précédent point, le 21 mai, le nombre de foyers se montait à 46. Les autorités sanitaires ont toutefois rappelé, à plusieurs reprises, qu’une augmentation n’était pas une mauvaise nouvelle, en soi, mais traduisait au contraire une meilleure capacité de repérage, à condition de maîtriser ces foyers, en isolant les cas positifs. Parmi ces 109 foyers, «64% ont plus de 5 cas».

«Ils concernent notamment des personnes en situation de précarité et de vulnérabilité (19% en établissements d’hébergement social et d’insertion, et 6% en communautés vulnérables), des établissements de santé (22%) et plus largement des entreprises (20% entreprises privées et publiques)» précise l’agence sanitaire.

Par ailleurs, elle estime que «149.071 cas de Covid-19 ont été confirmés en France», entre le 21 janvier et le 28 mai. Ce nombre provient «de nouvelles estimations plus exhaustives grâce à la transmission des données des patients testés dans les laboratoires de ville et dans les laboratoires hospitaliers» (un système baptisé SI-DEP).

Pour la semaine du 18 au 24 mai, «216.891 patients ont été testés» au Covid-19 et 4.119 ont été positifs (soit 1,9%). Le taux de positivité des tests virologiques (qui permettent de savoir si on est contaminé au moment où on les réalise) est important pour détecter précocement une éventuelle reprise de l’épidémie.

Santé publique France souligne que: «Depuis plus de 7 semaines, les indicateurs épidémiologiques de circulation du SARS-CoV-2 sont en baisse ou se maintiennent à des niveaux bas en France métropolitaine». Parmi ces indicateurs (décès, hospitalisations, entrées en réanimation, etc.), «la proportion de nouveaux cas, chez les résidents en Ehpad, a diminué sur les 14 derniers jours comparée aux 14 jours précédents».

(11h29) Le pape François: «Nous avons devant nous le devoir de construire une nouvelle réalité»

Il s’exprime, dans un message en espagnol, enregistré à l’occasion de la fête de la Pentecôte. Selon le pape François: «Tout sera différent après l’épidémie planétaire de coronavirus. Lorsque nous sortirons de cette pandémie, nous ne pourrons pas continuer à faire ce que nous faisions, et comme nous le faisions.»  déclare le souverain pontife, dans cette vidéo diffusée ce samedi, tout en appelant à «une société plus juste et plus équitable, plus chrétienne, non pas en paroles, mais dans les faits».

Avant de poser une question. «Des grandes épreuves de l’humanité, parmi lesquelles cette pandémie, nous ressortirons meilleurs ou pires. Nous avons besoin que l’Esprit Saint nous donne des yeux nouveaux, qu’il ouvre notre esprit et notre coeur pour affronter le moment présent et le futur avec la leçon apprise: nous sommes une seule humanité. Personne ne se sauve tout seul. Personne !» a assuré le pape François.

«Nous le savons, mais cette pandémie que nous vivons nous l’a fait vivre de manière beaucoup plus dramatique. Nous avons devant nous le devoir de construire une nouvelle réalité, alors qu’aujourd’hui, le monde souffre, le monde est blessé, surtout chez les plus pauvres qui sont rejetés. Et c’est pourquoi aujourd’hui, nous nous ouvrons à l’Esprit-Saint pour qu’il change nos coeurs et nous aide à devenir meilleurs. C’est la tâche de tous, et de nous tous» a-t-il conclu.

La pandémie a fait près de 367.000 morts, dans le monde, depuis son apparition, en décembre, en Chine, selon un dernier bilan établi, ce samedi, par l’AF,P à partir de sources officielles. Presque six millions de cas ont été diagnostiqués, dans 196 pays et territoires, alors que la pandémie a forcé plus de la moitié de l’humanité à se confiner ou à vivre cloîtré, avec un impact dramatique sur l’économie planétaire

(10h35) Déconfinement: des chiffres qui montrent que l’économie repart

Le ùardi 2 juin sera la deuxième étape du déconfinement qui va marquer le vrai début du retour à la normale. Dans de nombreux secteurs, comme les parcs d’attractions ou la restauration, c’est la fin du cauchemar. Un air de reprise s’était déjà installé, après le 11 mai, mais on va passer cette fois à la vitesse supérieure avec, notamment, la liberté de mouvement retrouvée dans tout le pays. Dans la foulée ou presque, si les règles sanitaires sont respectées, les derniers obstacles au retour de la croissance devraient être levés rapidement: ouverture des frontières et passage à la couleur «verte» des départements en «orange», qui devrait intervenir vers le 15 juin.

Jusqu’à présent le ministère de l’Economie avait passé son temps à faire des chèques pour financer le chômage partiel, à verser des indemnités de solidarité aux petits entrepreneurs ou à lancer des plans de soutien aux filières stratégiques en grande difficulté. Tout cela a rencontré l’adhésion des Français, mais dans l’entourage de Bruno Le Maire on scrute, maintenant, les signes du regain.

Selon une note interne procurée par le Journal du dimanche, de nombreux indicateurs sont plutôt rassurants. L’un des enjeux de cette nouvelle phase, c’est la relance de la consommation. Les Français ont épargné pendant le confinement à hauteur de 60 milliards d’euros. S’ils puisent dans cette enveloppe pour se remettre à acheter des voitures ou des biens durables, par exemple, cela fera redémarrer l’économie. De fait, la fédération du commerce spécialisé signale que le chiffre d’affaires de ses adhérents a retrouvé un niveau normal. Avec des performances souvent supérieures, pour les plus grandes enseignes, et dans les régions en «vert» sur la carte du ministère de la Santé.

Des achats de rattrapage sont constatés dans des secteurs comme le textile enfant, l’équipement de la maison, les opticiens ou les coiffeurs. Chez les concessionnaires automobiles, la fréquentation reste inférieure de 50%, à celle d’avant la crise, mais les personnes qui se déplacent semblent plus intéressées. Le taux de transformation des visites en ventes effectives progresse. En revanche, les magasins de mode enregistreraient encore des baisses très fortes par rapport à la normale.

Globalement, l’Insee estime que la consommation a fortement rebondi depuis le déconfinement. La perte serait désormais limitée à 6% par rapport à la normale, au lieu de 32% en avril. Les achats de produits manufacturés affichent même une hausse de 6% et ceux d’équipements électroniques ou informatiques font un bond de 57%.

Ces bons chiffres irriguent l’industrie, qui a accéléré sa relance lors, de la deuxième semaine post-confinement. Le taux d’activité est passé à 61,6%, en hausse de 2,4 points par rapport à la semaine précédente. La note de Bercy pointe deux indicateurs de cette reprise: la circulation des trains de fret a fortement augmenté, depuis le 11 mai, pour s’établir à 78% de son niveau normal et la consommation d’électricité repart dans les usines, selon RTE.

Enfin, le bâtiment va mieux. Selon la Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment), 83% des chantiers étaient ouverts, au 29 mai ,au lieu de 72% la semaine précédente. Et ce chiffre devrait grimper à 87% au cours de la semaine qui va commencer.

Le scénario d’un rebond rapide de l’économie n’est donc pas à exclure. Mais il sera sans doute insuffisant pour compenser les dégâts provoqués par le confinement. L’Insee pronostique un effondrement du PIB de 20%, au deuxième trimestre. Et le chômage devrait continuer de battre des records dans les mois qui viennent en raison de la multiplication des faillites. Avec un déficit budgétaire qui risque de dépasser bientôt la barre des 10% du PIB, le gouvernement doit déjà préparer de nouvelles mesures de sauvetage des entreprises pour l’automne.

(09h56) Retour au travail: plus de 7 Français sur 10 sont optimistes

Malgré les nuages sombres qui ont beau s’accumuler dans le ciel économique, les salariés français sont, pour l’heure, optimistes et heureux de retrouver leurs collègues. C’est ce que montre un sondage Ifop* pour les sociétés Wittyfit et Siaci Saint-Honoré. Plus de 70% des salariés interrogés, du 18 au 22 mai, se disent «optimistes», pour leur propre situation professionnelle (71%), comme pour leur entreprise (72%). Un état d’esprit sans doute lié, en partie, à la perspective d’un retour à la normale.

Car, si après des mois de télétravail, ou de chômage partiel, les salariés se réjouissent de retourner au bureau, c’est d’abord, pour 30% d’entre eux, parce qu’ils vont y retrouver leurs collègues. À cet optimisme se mêlent des sentiments négatifs (parfois cumulés) chez les Français: 29% des salariés se disent fatigués, 31% stressés et 41% inquiets. Et les femmes davantage que les hommes, signe que la charge mentale a été lourde à porter durant le confinement.

Une anxiété qui est d’abord sanitaire (pour 30% d’entre eux), même si les trois quarts jugent «suffisants» les moyens mis en œuvre par leur entreprise pour l’après-confinement. Ils s’attendent, aussi, à quelques mauvaises nouvelles: 14% redoutent une baisse de performance de leur entreprise et son impact sur leur avenir professionnel et 9%, des tensions sociales accrues.

Mais 18% des salariés français redoutent aussi que l’activité reprenne comme hier, sans tirer les enseignements de la crise. Car pour 74% d’entre eux il y aura bien un «avant» et un «après» crise sanitaire. «Le rapport au travail a profondément changé depuis le confinement et il y a des attentes fortes des salariés» constate Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop.

Ils expriment, ainsi, un souhait de changement, notamment dans l’organisation du travail. «La crise est un accélérateur de tendance : des éléments importants deviennent cruciaux, comme le besoin de reconnaissance et d’autonomie, de bien-être» souligne Myriam El Khomri, ex-ministre du Travail et directrice du pôle conseil de Siaci Saint-Honoré. Pas moins de 81% d’entre eux considèrent, ainsi, le bien-être comme un enjeu prioritaire dans leur entreprise. Une préoccupation qui a fait un bond de 25 points en moins de deux ans.

Un salarié sur deux souhaite mieux concilier vie professionnelle et vie privée, 41% changer de rythme de vie, et 30% faire davantage de télétravail, après l’avoir expérimenté de façon forcée pendant le confinement. Quelque 52% des salariés de PME ont réintégré leur poste de travail, selon une enquête publiée vendredi par la CPME. Mais 41% des entreprises conservent des salariés en chômage partiel, et 21% des 3.045 dirigeants de PME ayant répondu à un questionnaire de l’organisation patronale, entre le 14 et le 26 mai, déclaraient maintenir des salariés en télétravail. Une consigne qu’a d’ailleurs donnée le premier ministre,  Édouard Philippe.

*Sondage Ifop pour Wittyfit/Siaci Saint-Honoré, réalisé du 18 au 22 mai 2020, auprès d’un échantillon représentatif de 1.003 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas). Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne

(09h07) Déconfinement: le plus grand cinéma en plein air de France

Avec une capacité de 250 véhicules, un écran de 111m²,  et une quarantaine de films grand public, au programme, jusqu’au 1er août, le nouveau cinéma en plein air de Blois-Le-Breuil a de quoi impressionner. Le concept imaginé avant l’annonce de la réouverture des salles obscures, le 22 juin, devrait séduire de nombreux spectateurs heureux de retrouver quelques uns des plus grands succès du 7ème art pour une somme modique.

Sur l’aérodrome du Breuil, entre Blois et Vendôme, ce n’est pas la place qui manque. Le site exploité par le département du Loir-et-Cher s’étend sur plusieurs hectares. Le respect des gestes barrières et, notamment, des distances de sécurité ne sera donc pas un problème.  A partir du 15 juin, jusqu’à 250 véhicules, voitures et motos, les camions et camping-cars ayant été jugés trop encombrants, pourront stationner sur des emplacements de 3m50 sur 5m. De l’espace pour pouvoir sortir de son véhicule sans empiéter sur son voisin. 

Côté écran, le public devrait en avoir plein les yeux. Une structure gonflable de 15m de large assurera le spectacle. Pour le son, les puissants haut-parleurs seront complétés par une bande-son en FM, accessible depuis son autoradio. Une expérience unique pour les spectateurs qui vont avoir droit à une programmation éclectique et de grande qualité. De la Palme d’or 2019, «Parasite», au classique «Ben-Hur» en passant par le très populaire «Camping», au total, ce sont 47 films qui seront projetés, chaque soir, du 15 juin au 1er août, à la tombée de la nuit.

Une façon pour le département et le multiplexe Cap’Ciné Blois, à l’origine de cette opération, d’animer les soirées estivales et de redonner l’envie au public d’aller voir un bon film en famille. Cette offre originale viendra compléter celle des cinémas traditionnels qui rouvriront le 22 juin. De quoi passer un été en technicolor.

Drive-in Cinéma – Aérodrome de Blois-Le Breuil – Du 15 juin au 1er août – Entrée: 5 euros par personne. Réservations à partir du 3 juin.

(08h19) Manifeste: Faire du «sport pour tous» la priorité!

Nous avons tous en tête les images des parties de foot sauvages, drainant des centaines de personnes, en Île-de-France, comme du côté de Strasbourg ou de Lyon, qui ont fait sursauter tout le monde. À rebours des règles sanitaires, elles disent aussi le manque et le lien social à rapiécer. Ne plus voir les stars du ballon est une chose mais c’est une autre de ne plus pouvoir se retrouver pour taper dedans. Apparus il y a quinze ans, les complexes de foot à cinq (environ 250 sur le territoire) prennent leur part dans ce besoin, en mode plus ludique que les clubs. Avec cinq millions d’adeptes estimés, c’est un magma de milieux sociaux et de générations. Et une mise sous cloche qui perdurera au moins jusqu’au 21 juin.

Si bien que les professionnels de l’activité, craignant des accidents industriels, appellent à sa relance dans un manifeste «Faire du «sport pour tous» la priorité!». Parmi les signataires, quelques internationaux (Wissam Ben Yedder, Benjamin Mendy), et surtout une figure tutélaire, Zinédine Zidane, impliqué via ses deux complexes Z5, qui se dit «soucieux que les projecteurs se tournent vers le foot 5 et que l’on s’intéresse aux bénéfices que ce sport apporte au quotidien».

Dans le contexte, la pratique présente un triple handicap : confinée, collective et de contact. Pour l’atténuer, un protocole sanitaire de reprise a été suggéré aux ministères des Sports et de la Santé. Si le terrain permet une faible densité d’acteurs (dix sur 450 mètres carrés), le jeu rejette par nature la distanciation physique. L’effort est donc porté sur les interactions annexes (vestiaires et bar fermés, créneaux horaires différenciés, etc.) afin d’isoler chaque groupe de joueurs. Autre proposition: mettre ces vastes installations à disposition de la demande publique (centres de loisirs, activités périscolaires, clubs).

Alors que les salles de fitness, autorisées à rouvrir, ce mardi, peuvent se reposer sur la trésorerie des abonnements, ici, le business model diffère. «On est davantage à flux tendu, les surfaces sont bien plus grandes et ça se retrouve dans le prix des loyers» explique Joseph Vieville, cofondateur du réseau Five, leader du secteur avec UrbanSoccer. «Pour un centre en région parisienne, il faut compter 20.000 euros par mois hors charges. Or, rien ne dit que l’État va assumer ces loyers.» précise-t-il.

Une problématique que l’on retrouve dans le basket, qui a vu naître son premier complexe, en 2016, pour une dizaine au total. Chez Hoops Factory, pionnier du genre, on évoque 600.000 euros minimum de pertes d’exploitation, depuis le confinement, pour les trois centres. Sans compter que trois autres devaient être inaugurés, sur la période, en province. Dans le tour de table figurent les deux meilleurs joueurs français de NBA, Evan Fournier et Rudy Gobert, ce qui peut aider. «Mais ils sont encore dans leur saison» pose Gilles Bravo, président du réseau. «On essaie de s’en sortir sans les solliciter.»

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