[17] — Le 6 avril 2020

APRÈS L’ARMÉE, LES RÉGIONS DEVRAIENT VITE COMMANDER DES MILLIONS DE TESTS DE DÉPISTAGE À NG BIOTECH OU  A BIOSYNEX !

« Combien de morts y a-t-il aujourd’hui ? ». Maintenant, je me surprends à poser cette question sordide, chaque soir,  avant de regarder les informations. Me refusant à regarder en jet continu le défilé et l’évolution de la pandémie, tout au long de la journée comme le font certains ,  je  le vous  déconseille  doublement. D’abord, parce que c’est  anxiogène au possible, et en plus,  cela empêche de réfléchir…

On a besoin  de se poser en ce moment face à la tournure des événements. Quelqu’un qui serait partie deux mois dans le désert et qui reviendrait à Lyon ou Saint-Avold n’en croirait pas ses yeux !
Tout a changé , et ce qui a peut être le plus changé, c’est l’état d’esprit. Cela, nous  le vérifierons après. Allons-nous vouloir  , par exemples , continuer à  faire n’importe quoi  notamment en matière d’échanges internationaux. Cela serait une des première choses à modifier. Être à même de remettre  un minimum d’écluses et de contrôles sur la circulation des biens et des personnes , comme le faisaient avant, les anciens , pour réussir à réguler le flux des rivières…Une bonne nouvelle au passage, les rejets de CO 2 ont été réduits de moitié en Europe! Pourvu que ça dure?

La nature est-elle plus forte que l’homme, malgré les apparences? C’est possible. Me revienne à l’esprit,  à ce sujet , ce que nous disait  mon père lorsque nous débarquions , en famille, pour les vacances  d’été le premier jour dans notre maison des Cévennes, dans le sud  en Lozère , non loin de Saint-Jean-du -Gard (30) , pour ceux qui connaissent : « la nature a toujours le dernier mot! »  tout en tempêtant sur les pousses  toujours renouvelées des ronces, des  orties voire des genêts. On avait beau les couper chaque année autant  qu’on le pouvait, dru , et à la  faux ; rien n’y faisait ! Elles revenaient la saison suivante, plus rutilantes  et  plus prospères que jamais. Cela  s’appelle la force de la nature !
Ne jamais  se décourager, avaient l’habitude de dire les habitants de ces contrées aussi  retirées que préservées!  Souvent , des paysans robustes et habitués au sol ingrat, et aux terrasses en lauzes où le soutien des matériels modernes n’est  que peu fréquent ! Aujourd’hui, ces belles  vallées cévenoles , surtout au sud, en allant vers Alès, restent des havres de verdure , un peu hors du temps, où tout pousse malgré la montagne  , qui laisse parfois entrevoir  des panoramas à jamais renouvelés.
L’homme et le virus auront du mal à pénétrer  ces lieux et encore moins à les domestiquer. Le Roi de France s’y est essayé ..Et la meurtrière guerre des Camisards raisonne encore dans des  coins de la montagne ainsi que certaines heures héroïques, ceux  des commandos de la résistance.et des maquis de 40 … une autre guerre, celle-la , une vraie, car on pouvait y laisser la peau ,  seul et sans personnel soignant à ses côtés. C’est une autre histoire .

Aujourd’hui, c’est peut être le ver marin qui va nous sauver.!  Oui ,le ver marin, l’arénicole, petit bout de chair visqueux qu’on trouve sur les plages normandes ou bretonnes , à marée basse, à Perros-Guirrec ou Barfleur , et qui a pour caractéristique de disposer d’un sang dont les propriétés sont 40 fois plus oxygénantes  que nos globules rouges! Plus c’est petit, plus on est fort? Des propriétés  qui leur permettent  de tenir 8 heures à l’air libre.
Ce que la nature a fait, seule la nature peut le défaire! Allez savoir! Leonard de Vinci n’avait pas tord de vouloir observer en permanence tous les détails de ce que la vie  naturelle pouvait offrir. Quitte à passer son temps à vouloir disséquer lui même les cadavres  humains ( quel poète) pour pouvoir mieux comprendre et  en reconstituer le fonctionnement du corps humain  Pourquoi pas ! . Il paraît que certains médecins se servent encore  de ses croquis de l’époque! . À chacun sa Joconde! Je préfère , pour ma part, celle du Louvre, même si je ne l’ai pas  encore vue de mes  yeux. Un tel tableau  ne peut se regarder que dans le calme. Ce qui n’est pas facile  dans l’ancien château royal de Philippe-Auguste, qui, lorsqu’il a été prolongé , le long de la Seine, par celui des Tuileries , était devenu l’enceinte le plus longue d’Europe!
Un signe de puissance qui avait le mérite d’exister. À ce sujet, je regardai ( on a le temps en ce moment) , hier, le documentaire consacré à Goering sur  l’excellente chaîne Histoire TV . L’horrible Hermann , ancien aviateur émérite, as de l’aviation allemande durant la première guerre mondiale,  et qui avait rejoint Hitler assez tôt , des 1922 , a ses débuts à Munich dans sa terrifiante montée en puissance,  avant de devenir incontournable dans le commandement en chef du Troisième Reich . Général nazi , il avait fait construire en 1935 un des bâtiments les plus énormes qui soit  ,  56000 M2 qui existe toujours à Berlin, et qui abrite désormais le ministère des armées., après avoir été celui de  l’aviation du régime  . Ce bâtiment  en béton armé aussi imposant que laid, dédale de couloirs et de petites fenêtres , lui permettait-il de conforter son désir de puissance, ou d’impuissance?   Au delà des horreurs commises par Goering et les siens: il est  intéressant de remarquer  dans cette saga que le monstre,  avait un frère, Albert , son cadet, , et qui est devenu précisément l’inverse, de lui , c’est à dire un homme bien. Et que ce dernier , au lieu de se fâcher , joua  à merveille de sa relation fraternelle restée bonne malgré les désaccords de fond, ( « je crache sur Hitler » avait coutume de profèrer Albert en privé) pour arriver à sauver plus d’une  trentaine de personnes, de la déportation , dont de nombreux juifs.
2 psychiatres , qui ont analysé Hermann Goering  , sont arrivés à la même conclusion : » il était autant insensible pour les gens extérieurs à son clan que capables de bien des générosité pour les siens! »
Deux frères , deux trajectoires totalement opposées, voila qui est assez rassurant! On n’est pas au  fond si déterminé  que cela par son seul terreau familial ou culturel.  Ce matin , je tombais dans le beau livre de Romain Gary , « Le sens de ma vie »  sur cette  phrase :
« L’on vit moins une vie que l’on est vécu par elle. J’ai l’impression d’avoir été vécu par ma vie , d’avoir été l’objet d’une vie plutôt que de l’avoir choisie et en plus de cela , avec la notoriété , on est donc manipulé par la vie elle même… »
C’est touchant et en même temps assez vrai ! Au fond, malgré toutes les belles déclarations faites après coup  pour justifier ses faits et gestes, n’est- Il pas toujours facile et  de bon aloi d’expliquer à posteriori comment on a vaincu  ou perdu ? Il est toujours  aisé, après Waterloo à après Austerlitz, de savoir ce qu’il aurait fallu faire ou ne pas faire avant!  La vérité est qu’il faut aussi avoir  avec soi un minimum d’enchaînements et de circonstances favorables sans lesquelles rien n’est jamais possible! Le fameux destin…

Regardez ce virus, on ne sait toujours pas comment il est apparu?  Et faudra bien qu’on arrive à le savoir:? C’est important pour l’avenir, ne serait-ce que pour éviter de nouvelles pandémies de ce type!
Si on arrive à en trouver les origines ,cela risque  de faire de belles jambes au pangolin  ou à la chauve-souris! Il peut provenir  directement du laboratoire bactériologique installé à Wuhan  en Chine, et de ses expériences , rendues possibles  avec l’appui logistique des Français et de l’Inserm  en particulier . Ou alors, ce virus est-il apparu spontanément , à la suite des nombreuses fontes de glaciers intervenues ces derniers temps avec le réchauffement climatique?
On se perd en conjectures .
Une chose est sûre , pour en sortir, nous  n’échapperons pas aux masques et surtout aux tests. Répétons-le , la PME bretonne NG Biotech  ( mais aussi l’alsacien Biosynex  , 180 salariés , 36 ME de CA) sont à même de produire des tests rapides et de qualité.Et  le gouvernement serait bien inspiré d’en faire leurs laboratoires de production principaux  . Ne tardons pas. L’armée ( DGA)  vient de donner l’exemple et vient de commander ( a NG Biotech) un million d’euros de tests de dépistage! Bravo à Florence Parly pour sa réactivité.D’autres pourraient suivre …
Jean-Louis Croquet, mon ami du Haut-Var , producteur du meilleur rosé du cru, Château -Thuerry , à défaut de vendre son excellent vin , m’indique au téléphone être prêt à convaincre Christian Estrosi , patron de PACA , d’en faire commander   , de son côté, en quantité par la Région , afin d’ alimenter les  pharmacies. C’est une excellente idée!
Officines qui seraient ensuite habilitées à réaliser les tests pour les gens et  à délivrer des certificats de déconfinement pour laisser les personnes guéries  reprendre le travail. L’idée est simple , mais c’est maintenant qu’elle s’organise …

Alors vous allez me dire , arrêtez de vous improviser infectiologue ? Oui pourquoi pas ! Sauf  que quand je lis , dans Les Échos de ce jour que l’essai Discovery, annoncé comme décisif , n’aura pas de signification sur le cas de l’hydroxychloroquine , je ne saisis pas !  Authentique ! Oui ,  parce que selon Didier Raoult, le dosage doit, pour être efficace, etre associée à l’azithromycine ( un antibiotique pulmonaire) ! et  d’autre part être administré à un stade précoce de la maladie . Deux conditions qui , précisément, ne sont pas remplies  dans l’essai  clinique européen visant à tester 4 traitements! Inimaginable non ?

Heureusement qu’il y a des initiatives dans notre beau pays. Valerie Loctin, notre rédactrice-en-chef d’Entreprendre, dans le Sud , m’exhorte de parler de la jeune entreprise du Tarn, Atelier Joly à Burlats qui produit des  masques  sous la marque Missegle, réutilisables et lavables . C’est fait! Et c’est mérité! Elle en offre aux soignants..

« Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés. »
Jean de La Fontaine
(Les animaux malades de la peste)


[16] — Le 5 avril 2020

BAS LES MASQUES ! DE BIGARD À GUILLAUME PELTIER ET YANNICK JADOT : ON EN APPREND DE BELLES

C’est un dimanche comme les autres, soleil, calme , il y a même le JDD  qui continue de sortir, et pourtant  , ce n’est pas un de dimanche comme les autres! Pas du tout même, dans les rues , beaucoup de personnes , portent désormais un masque , souvent de fortune, de tissus, de papier , mais un masque tout de même! Ce n’est pas qu’un symbole .
C’est dingue d’ailleurs ce changement de doctrine, on aurait pu nous le dire au début que c’était utile le masque! On a préféré faire comme si. On a peut être eu peur qu’on se rue sur les masques disponibles, déjà en nombre restreint , pour les réserver à nos formidables personnels soignants. Cela, on aurait pu le comprendre, enfin, je le crois! Mais on a préféré ne rien dire et reporter le problème à plus tard…
On nous a pris pour des buses. D’ailleurs cela fait un bout de temps qu’on nous traite comme des enfants à qui on ne dit pas  toute la vérité., surtout celle qui dérange! Sur tous les grands sujets, dépenses publiques , déficits, , sécurité sociale, désindustrialisation, état des hôpitaux, insécurité, chômage, immigration..: cela fait des décennies que nos dirigeants successifs s’escriment à détourner l’attention des vraies sujets. On gère à la petite semaine. Tant que cela tient, cela tient ..Douce France, cher  pays de mon enfance , comme chantait Trenet l’enchanteur! Nous nous en sommes éloignés .
Nicolas Sarkozy avait bien traité ses prédécesseurs de » rois fainéants ». Une fois élu, il n’a pas fait tellement mieux qu’eux. Prenant des 2008  , en pleine face, la crise des   subprimes  qu’il sût d’ailleurs contrecarrer avec un vrai savoir faire que tout le monde lui reconnaît.Francois  Hollande, je n’en parle même pas. Et pourtant , l’homme est intelligent et facétieux autant qu’immobile dans l’action et la décision. C’est dommage, cela ne tient qu’à lui. Histoire de tempérament sans doute…Ne gâtez pas trop vos enfants, cela donne ensuite des adultes brillants  et sûrs de leurs qualités , mais peu capables, ( maman disparue)  de courage et de caractère !!! Hollande , le plat pays ne pouvait donner  lieu qu’ à un vent nouveau , celui d’un pays en Marche. Encore eut-il fallu ensuite y faire adhérer l’ensemble des couches de la population. Une fois l’élan populaire  passé , rendu possible par le boulet juridique apposé aux pieds du favori, le ténébreux Fillon ; la mise à mort de l’impulsive Marine aux excès caractérisés ne restait  plus qu’une formalité à accomplir. C’est ce que fit notre jeune candidat galvanisé par sa propre montée en puissance dans l’opinion, oubliant un peu vite, que nos compatriotes placent toujours très haut ceux qu’ils veulent  essayer de faire descendre après. Comme pour mieux les jauger?
Ce ne sera pas pas forcément le cas  la prochaine fois, car les fractures qui se sont aggravées depuis lors, faciliteront l’arrivée d’une alternance plus radicale dont Nicolas Dupont-Aignant  continue d’avoir la faiblesse de croire qu’elle reviendra à quelqu’un qui aura le goût du RN sans en avoir l’origine. À vérifier. La montée des Verts est également un phénomène qui peut engendrer bien des renversements. J’en parle plus bas!

Nous n’en sommes  pas là , l’heure n’est pas à combattre l’hydre extrémiste, ou le dogmatisme vert non, le vrai ennemi, on le connaît, , c’est le corona…

Le Soudanais de 33ans qui a poignardé ,hier,  dans les rues tranquilles et pittoresques de Romans -sur-Isere  est un salaud mais n’est pas non plus décidément bien malin. Il aurait pu patienter et remettre à plus tard son horrible geste. Il aurait eu bien d’avantage de retentissement. À une époque où il y a quelques 500  décès par jour dans les hôpitaux , qu’il y en ait   un ou deux de plus ou de moins, soyons cyniques , cela n’émeut plus guère l’opinion publique ! Elle a d’autres chats à fouetter! Un acte manqué , comme dirait ce cher Freud, à tous les sens du terme…
Comment accepter que se perpétuent a la petite semaine ce type de scènes atroces jusqu’au tréfond de nos territoires? C’est inacceptable ! La petite ville tranquille de Romans a vraiment mieux à faire. Je ne sais pas si vous la connaissez. Elle  a été , il n’y a pas si longtemps, la capitale  ,notre capitale de la chaussure de mode. À la faveur  de l’arrivée d’une population arménienne travailleuse et patriote  ( arrivée de Marseille et qui fuyait le génocide en Turquie) , les Robert Clergerie, Stephane Kelian , Jourdan  ont fait les beaux jours d’une ville pittoresque adossée aux Alpes  , dont  le caractère hésite à basculer vers le  méditerranéen    , celui de la vallée du Rhône ou au contraire de celui,  plus septentrional , plus industrieux  de Lyon ou de Vienne…Rien ne se perd,et aujourd’hui, on voit la marque locale 1083 , relancée par les deux frères Huriez, ,poursuivre cette  belle tradition entrepreneuriale locale  .en relançant avec succès le jean et textile  100% made in France. Bravo à eux, d’autant qu’ils se sont mis à fabriquer aussi des masques textiles offerts aux soignants! Merci à eux.
Comme si , les plus beaux arbres ne mouraient jamais !  Et que leurs  rejetons pouvaient   viser encore plus haut  dans le ciel . C’est tout le mal qu’on peut souhaiter à 1083  dont Entreprendre a souvent parlé.
Cela ne redonnera pas vie pour autant à Julien Vinson., une  des deux victimes. poignardées ce jour-là ! Julien était serveur dans une brasserie, et il ne demandait rien à personne. Ce samedi, il était simplement venu  acheter  son pain à la mie câline avec son fils de 12 ans., comme il faisait, sans doute, chaque jour depuis le début du confinement. Et puis lorsqu’ils  entendirent les premiers cris., ils sortirent de la boutique pour se retrouver nez à nez avec ce cinglé qui pour destin, ne trouve rien de mieux  de vouloir assassiner  un innocent , un gamin de 12 ans qui se trouvait là par hasard  On imagine la scène! Son père s’interpose et c’est lui qui reçoit le coup fatal, ! Un assassinat d’autant plus horrible que diaboliquement débile. La réalité est souvent tragique mais quand on peut s’y opposer, il faut le faire à tout prix  . La maire de Romans a raison de vouloir disposer des identités de tous les migrants hébergés dans sa commune. C’est quand même la moindre des choses, d’autant que cette liste est disponible, puisqu’elle émane des fameuses associations dites charitatives. En  l’occurrence, le caritatif peut  parfois couvrir le mal . Mais cela , on le savait , le diable est  souvent pavé de bonnes intentions!!!
À ce sujet , personne ne demande  à Christophe Castaner  de venir le premier sur les lieux du drame  tel un reporter de BFM, pour couvrir ‘événement ! Ce n’est pas ce qu’on demande à un ministre de l’intérieur,:  être  toujours là chaque fois qu’il se passe quelque chose, même si cela peut rassurer . Non, on lui demande d’agir , car seul lui est à même de le faire comme de tarir , par exemple  , l’entrée  de tels individus sur notre sol ! . Et si déjà, on prévenait  au moins le premier magistrat  de la commune. . Et  si ce drame pouvait déjà servir à cela ! Pour l’instant, on  préfère garder la poussière sous le tapis!
L’ancien  juge Fenech avait beau jeu, le soir sur LCI,  de rajouter que les migrants en provenance du Soudan., terre de nombreux foyers terroristes , sont à surveiller doublement….Sa parole à de grandes chances de prêcher une nouvelle fois dans le désert! Celui de nos impuissances…

L’urgence semble être ailleurs!

Bas les masques ! Le jeu de mots est facile même si  George Gao , le Directeur du centre chinois de contrôle et prévention des maladies nous avertit :  „la plus grande erreur commise en Europe et aux USA , est de ne pas porter de masque. Il y a des super-contaminateurs , qui peuvent transmettre le virus rien qu’en parlant! » Bigre, nous  voilà prévenus, et mieux vaut un modèle fait maison que rien du tout! Le tutoriel de l’AFNOR a déjà été téléchargé  sur internet 100000 fois en une semaine !  On aurait pu nous le dire avant, il y a 3 semaines par exemple. .Sauf , si  on ne le savait pas … ce qui serait encore plus grave d’ailleurs!
Pour sourire un peu, Je n’irai pas comme le dit presque drôlement Jean-Marie Bigard que : » la réforme des retraites à été abandonnée car le financement va être bien plus facile avec le nombre de personnes âgées décédées! «
Il faut  bien rire un peu.. même de sujets tragiques. Un Bigard qui n’a plus besoin de passer sur les grandes chaînes. dont Il a , paraît-il , été en partie évincé …en partie seulement. Il n’en a plus  vraiment besoin car sa dernière vidéo sur internet a déjà été visionnée par 4 millions de personnes. Une vidéo où le comique troyen, d’audience nationale, fait l’apologie du Docteur Raoult , lui aussi, et posant tout haut des questions que beaucoup se disent tout bas. Regardez, c’est drôle et instructif. Ça nous change des discours chiants et plats!


Je ne sais pas si nos mines sont déconfites, mais une chose est sure, nous ne raisonnerons  pas après , comme nous le faisions avant!  Peut être que désormais ,rêvons un peu,  nous allons enfin savoir mieux soupeser le vrai prix des êtres, des choses , et de l‘existence. Je ne sais si nous ne sommes là que par hasard. Mais cette assignation à demeure nous oblige à nous interroger sur le sens que nous donnons à notre vie. Tout le monde n‘a pas fait sa communion solennelle, ou un stage de méditation à Lamalou-les-Bains, et c‘est peut être la première fois, allez savoir, que , pour beaucoup , nous sommes confrontés à Nous-mêmes , c’est à dire notre meilleur allié , mais aussi notre pire ennemi !
Le fait de moins pouvoir se divertir, au sens pascalien du terme, devrait nous conduire à nous recentrer. Rappelons-nous, à la faveur de cette  crise , que chacun d‘entre nous est unique et à quelque chose à apporter  d’exclusif sur cette terre  … Encore faut-il  savoir trouver  sa voie . Ce n’est pas toujours facile. Il y faut parfois de la chance, des rencontres …Cela est possible aussi  en sachant s‘écouter  d‘avantage , en faisant fi parfois des nombreuses pressions ou contingences extérieures . Tout le monde en subit  dans sa vie!
Ce confinement nous  donne une occasion insoupçonnée de nous en libérer . Saisissons-la à pleines dents! Il n‘y en aura  peut être pas d‘autres…

Au plan politique, le jeune député , Guillaume Peltier, devenu numéro deux du parti LR , n‘a pas tord , dans le Journal du Dimanche, d‘en appeler à la création d‘un Conseil National de la reconstruction, comme on l’ avait fait après guerre avec le conseil national de la résistance ( CNR) . Écoutons-le, ses  idées ne sont pas inintéressantes :
„Ce Comité devra faire un audit complet des finances publiques. La France, c’est 1000 milliards d’euros d’impôts et 56 % de prélèvements obligatoires et, pourtant , nous manquons de tout. Mais où va donc cet argent?…
Le patriotisme économique est la clé de la reconstruction : pourquoi ne pas sanctuariser la santé et l’agriculture avec un budget dédié financé par le don de jours RTT? »

Peltier a mangé du lion. Rappelons -lui aussi que plus que le niveau des budgets , c’est l’utilisation qui en est faite , qui pose problème. Car nous payons autant que l’ Allemagne (11,5% du PIB)  pour les dépenses de santé . La différence, c’est que , chez nous , la machinerie administrative est pléthorique et centralisée là où , outre Rhin,  la responsabilité est confiée aux régions qui se gardent bien de ne pas défavoriser les personnels soignants opérationnels au profit des bureaucrates …

Le patriotisme économique  revient à la mode ,  et Il est assez plaisant d’entendre , le député européen EELV, Yannick Jadot, mondialiste convaincu , venir déclarer aujourd’hui dans le JDD : » nous devons renforcer notre souverainisme dans les industries vitales! »
Si on doit juger les politiques à leur capacité à adapter leurs discours aux situations, alors le leader des Verts a incontestablement un avenir. Cela, on le savait… même s’il est dommage qu’il soit si mal entouré. Il y a au sein de ce parti, je le sais pour avoir eu des débats avec certains d’entre eux, de véritables « charpies anti – croissance, anti- progrès  « dont l’obsession écolo leur ferait presqu’oublier que c’est l’homme qu’il faut d’abord préserver et avoir pour idéal . Enfin passons, le gauchisme à trouvé là un parfait exutoire de se refaire une virginité médiatique… Oui , mais on n’est pas obligé d’en être dupes. Car après tout, tout le monde se sent écologiste, moi le premier. Car qui a envie que la planète soit menacée. Personne ! Alors arrêtons un peu ces palinodies. La France n’a pas besoin d’illusions mais de rêve construit sur des réalités !

Guillaume Peltier donc, ancien soutien de Philippe  de Villiers, au début de son entrée en politique, continue à parfaire l‘idée qu‘on se fait de lui. Après avoir été un des plus actifs soutiens de Nicolas Sarkozy , lors  des dernières primaires de la droite, l’ambitieux de Sologne ( il est député du Loir-et-Cher) continue de tisser sa toile. Le caractère à la fois champêtre et industrieux  de son terroir, limitrophe aux plus  beaux Chateaux de la Loire, de Chambord  à Cheverny , de Amboise à Chenonceau , lui fournit-il le bon matériau pour composer plus aisément ce qui sera demain l’intérêt du pays. C’est possible autant que souhaitable. Car ils ne sont  pas nombreux dans le personnel politique, visible, ceux qui ont à la fois les pieds dans la terre et la tête dans les étoiles. A suivre.


[15] — Le 4 avril 2020

APRÈS LA CRISE, IL FAUDRA DÉCENTRALISER !
EN ATTENDANT , NOS PRÉSIDENTS DE RÉGION MONTENT AU FRONT.
ET LA CHLOROQUINE  N’EST PAS ENCORE TOTALEMENT AUTORISÉE… AU GRAND DAM DE PHILIPPE DOUSTE-BLAZY !

Ce matin , en faisant quelques pas dans une allée d‘une zone pavillonnaire, je passe à côté d‘un jardin magnifiquement fleuri . Je le regarde  en cheminant,  que faire d‘autre, et un homme posté derrière le massif, se rue vers moi m‘interpellant  par un sonore : « si vous avez des renseignements à demander, n‘hésitez  pas… ». Il doit sacrément  fier de sa production horticole, celui-là, au point de vouloir en parler à tous ceux qui la voient! Pourquoi pas d ‘ailleurs, c’est un plaisir qui se comprend.

Quel bonheur auraient les écrivains s’ils n’étaient jamais lus ?

Je ne sais pas si vous avez remarqué , mais depuis qu‘on est en confinement, les gens que vous croisez, qui en temps normal vous ignorent superbement, là se font un malin plaisir  de vous adresser un tonitruant salut , alors que ce n‘est guère conseillé ,et qu’ il vaut mieux , au contraire, se dire bonjour  de loin et avec un salut de la main. A ce propos , les féministes doivent être rassurées en ce moment., tant  les occasions
de se faire  importuner dans la rue sont réduites au maximum  .  Reste le problème des violences conjugales…
À propos de féministe, je ne sais pas si vous avez pu suivre hier le très intéressant documentaire que consacrait Histoire TV à notre Colette nationale. Très intéressant, on y voit  comment l‘auteure du  „ blé en herbe“ est  devenue écrivain presque par hasard. Tout cela parce que son premier mari , un éditeur , un certain Mr Willy, lui demanda , un jour, d‘essayer de lui écrire des histoires pour enfants . C’était le début des histoires de   Claudine . On connaît la suite. Un succès immédiat même s’il fut très organisé  . Mais, ce qu’ on sait moins , c‘est que Mr Willy faillit ne jamais publier ces premiers écrits. Après , Colette se prit au jeu… S‘apercevant  , un jour, que son mari était  particulièrement volage , elle décida de s’en émanciper , et  se rapprocha d‘amities féminines  voire lesbiennes, tout en continuant d’exploiter le réseau mondain de son époux dans le monde des lettres. ! Ensemble , ils  allèrent , pour faire parler d’eux, jusqu’à fomenter des scandales., faisant accroire l’idée d’un ménage à trois. Le filon marchera à merveille. Le tout Paris s’indigna .  On ne parlait plus que de cela!. Les quotidiens , le Petit Journal , Le Matin ( plus d’un million d’exemplaires ) ne parlaient que de cela, c’était l’heure de gloire de la presse écrite française, juste avant 1914 ! Au point que l’ingénue de Saint-Sauveur-en-Puisaye s’en serve pour tenir de sujet à son propre  spectacle . N’hésitant pas à monter  sur scène , et jouer son propre rôle , celui d’une femme libre , cultivée et sans interdits, elle  triompha dans une tournée qui la mena  autant en France qu’ en Belgique. Le Bourgeois qui venait la voir,  le faisait autant pour s’emoustiller que pour voir de près le phénomène. Une petite „Madona“ avant la lettre ? Par moment, elle lui ressemble. Mais , aujourd’hui, on sait qui a pu  essayer d’ imiter l‘autre!
Colette n‘était pas programmée pour tout cela. Cela ne l‘a pas empêché de devenir  la femme écrivain  la plus lue dans le monde d’avant-guerre! Même si elle n‘a pas le talent de sa devancière George Sand  , (1804-1876), une autre grande femme libre dont le plus intéressant a lire, reste son journal . Écrit au cordeau avec une précision de détails millimétrés , c’est la fresque la plus formidable sur une certaine vie  à la campagne , dans le Berry où dans les milieux littéraires parisiens , ceux de la deuxième moitié du XIX eme siècle .

Nous sommes loins du Covid. Mais , il faut justement s‘en éloigner…
Cette affaire de la  Chloroquine continue à me turlupiner. Je ne m’explique toujours pas comment on peut  continuer  à freiner des 4 fers , même s’ il y a eu des avancées.
Écoutons ce qu‘en dit le Pr Perronne , chef du service des maladies infectieuses a l‘Hopital Raymond Poincaré de Garches (92) : „ Nous sommes en pleine épidémie, si  cette molécule, l‘hydrochloroquine
peut aider dès maintenant à réduire le nombre de morts , à soulager les cas graves , ce serait criminel de ne pas s‘en servir!  On est en période de guerre, on ne va pas attendre une étude randomisée contre un placebo.“
C‘est suffisamment clair , non? Pourquoi continuer à tant tergiverser? C‘est incompréhensible. Au point d‘obliger Philippe Douste-Blazy d‘avoir à en remettre une couche  , ce matin, dans Le Parisien du jour : „ on ne peut plus attendre. Les médecins doivent pouvoir prescrire plus librement…On ne peut pas attendre les résultats d‘essais cliniques…“
L‘ancien ministre de la Santé de Jacques Chirac signe une pétition #neperdonsplusdepemps, rejoignant en cela  des signataires comme le Pr Christian Perronne, Michèle Barzach, Patrick Pelloux, ou le Pr François Bricaire…

Laurent Wauquiez , qu‘on n‘entendait plus ,trop depuis les Européennes, n‘en n‘est pas moins révolté! Confiné dans sa maison du Puy-en-Velay , le président d‘Auvergne-Rhône-Alpes  ronge son frein et se demande comment on a pu en arriver là , pour laisser nos personnels soignants  dans un tel état de „ dénuement“ (sic) . Et ne parlons pas des policiers ou des gendarmes. Répétons-le ici. Même un masque de fortune, un bout de tissus voire une écharpe, est préférable à rien du tout! Je le répète parce que ce n‘est pas ce qu‘on nous a dit au début de la crise. La porte parole du gouvernement avait  , sans doute, pensé habile  de parler ainsipour que l‘on réserve les  masques disponibles en priorité aux personnels soignants. L‘intention était louable, mais pourquoi dissimuler le fait que n’importe quel masque peut aussi avoir un intérêt de protection.   Ce n’est pas  très malin!
Hier, sur les masques, Valerie Pécresse à été obligée de faire machine arrière. La présidente de la région Ile-de-France croyait  bien faire en diligentant la livraison de quelque 100 000 masques aux forces de l‘ordre . Bloquée par le gouvernement , elle  a été sommee de faire machine arrière et de les faire livrer   directement aux soignants.  La situation reste plus que tendue…
En Allemagne, la politique sanitaire est décentralisée et reste  confiée aux landers. Chez nous , centralisme oblige , ce n’est pas le cas. Malgré tout, et comme bien
d’autres présidents de Région, Wauquiez, essaye de trouver des solutions concrètes. Il est à la recherche actuellement d’ un repreneur pour la dernière usine  à produire de la chloroquine sur notre territoire, la Famar, entreprise placée en redressement il y a quelques mois! , c’est un hasard. Si  vous pouvez être intéressés, cela rendrait service à beaucoup !!!
Si le gouvernement se décidait à nationaliser cette entreprise  , Il ferait œuvre  utile . Ne vient- il pas  de passer commande , et c’est fort bien, de 10000 respirateurs en réanimation à un consortium industriel français piloté par Air Liquide avec PSA, Valeo ou Schneider. Une belle initiative  qui en appelle d’autres!
C’est comme cela que nous vaincrons ce virus . Unis et mobilisés , et en prenant vite les bonnes solutions.

« Le vrai miroir de nos discours
est le cours de nos vies . »
Montaigne

Robert Lafont


[14] — Le 3 avril 2020

EN PÉRIODE DE GUERRE, NOS  MINISTRES DOIVENT PRENDRE DES RISQUES !

Pris dans  leur désir d‘apparaître irréprochables , il ne faudrait pas que nos gouvernants se mettent en tête que tout soit parfaitement démontré pour mettre en place les mesures qui s‘imposent . Prenez l‘exemple des tests . Ils vont être un des enjeux majeurs de la période de déconfinement à venir. . Et on apprend justement hier, miracle entrepreneurial français, qu‘une PME bretonne, NG Biotech,à Guipry- Messac (35) (40 salariés, 3Me de CA.) , peut produire des tests de diagnostic rapide du Covid  , validés par le CEA et l’AP-HP , et estimés fiables à 90% selon le Docteur Ali Afdjel , ( médecin urgentiste du centre hospitalier du Chesnay) pour un coût de quelques euros . NG Biotech  , a levé 3 Me en 2919, peut produire 2 millions de boîtiers par mois., et indique vouloir tripler ses effectifs.
Et que fait le gouvernement, au lieu de mobiliser des financements et de gros  moyens pour démultiplier la capacité de production,de notre pépite d’Ile-et -Vilaine ( en concurrence avec l’américain Abott) ? Il prend son temps. Il veut être sûr des résultats . Selon Le Parisien, Olivier Véran aurait passé commande de plusieurs dizaines de milliers de tests .La belle affaire!
C’est totalement insuffisant, et certainement  pas à la hauteur des enjeux !  Et encore heureux que l‘avisé journaliste  Pascal Praud noys ait ouvert les yeux, hier soir, dans son émission d‘info de 20 H sur C News!
Cette lenteur et  ces précautions donnent l’impression  mitigée de vouloir  plus se couvrir, et   d’abord répondre aux médias ou aux oppositions  que de chercher à résoudre à l‘urgence de la crise.  Edouard Phillipe , face aux Français sur TF1, est apparu excellent , documenté et surtout avec un  flegme presque britannique ( le maire du Havre n’est qu‘à quelques encablures de Brighton!) , ce qui est à mettre à son crédit incontestablement . Mais dans la  tempête, est-ce uniquement de cette tempérance  dont nous avons le plus  besoin?
Tout semble se  passer comme  si nos décideurs ne savaient plus prendre leurs risques. C‘est pourtant le propre d‘un responsable  que d‘en prendre des risques. Quitte à se tromper et assumer de se tromper .
Notre appareil de décision technocratique s‘est-il  à  ce point habitué à ne plus décider , à ne plus anticiper, à ne plus entreprendre que lorsque surgit une crise , il paraît désemparé à ce point! C’est en période de crise que se révèlent les hommes d‘Etat! Et il n‘est pas trop tard pour ce faire. Croisons les doigts!  Oui ,Olivier  Véran et Edouard Philippe, auraient  grand avantage à prendre des initiatives d’envergure . Pourquoi , par exemple, ne pas prendre la courageuse initiative de commander 100 millions de tests à BG Biotech, permettant d‘en faire  , en même temps au passage, un leader mondial  du diagnostic médical rapide! Le coup serait doublement réussi . Et il n’y a guère d‘aléas.  . Car,  répétons le, ces tests sont fiables à 90 % . Alors qu‘attendons nous . D’avoir la certitude scientifique …?
Oui,  savez cette fameuse certitude scientifique, si utile en temps de paix quand on a tout le temps de mener ses recherches, mais si néfaste en temps de“ guerre“ quand il faut prendre des décisions sur le champ pour sauver le maximum de vies . C‘est cet  instinct ou intuition dont semblent manquer le plus nos dirigeants , à l‘esprit moulé aux théories et aux certitudes du raisonnement rationnel ..

Et cela ramène à l‘incontournable Professeur  Raoult , dont j‘ai été l’un des premiers à vous parler dans ce journal de bord. Même si je n‘ai pas eu plus de mérite que cela , tant je suis habitué en tant que patron du magazine Entreprendre à rencontrer des entrepreneurs et à côtoyer donc des esprits parfois rebelles, iconoclastes ou disruptifs comme on dit maintenant et dont le modèle économique consiste justement à faire exploser les modes de consommation ou d‘usage jusque -la établis . Avant de lancer Entreprendre en 1983, il n‘y avait pas de magazine dédié aux entrepreneurs. Et beaucoup dans la presse, m‘ont pris pour un fou!  Je ne suis pas le seul !
Ce type d‘esprit inventif et hors normes, nous sommes nombreux à l‘avoir  dans le monde entrepreneurs , c’est même une de nos caractéristiques, un peu comme le Professeur Raoult dans le secteur de la santé.
Observez attentivement ce qu’il dit aujourd’hui dans Le Figaro magazine ( dont il fait , à juste titre , la une) , je le cite :
„En matière de maladies infectieuses, il y a , en France, un groupe de gens qui ont élevé en règle d‘or les études aléatoires sur de très grandes cohortes de malades cobayes. , des méthodologies qui peuvent rassurer mais qui ne peuvent être transformées en condition sine qua non de la médecine. Les bureaucrates de la santé en sont venues à considérer qu‘on ne pouvait  rien décider sans elles! Or 90 % des traitements inventés , en maladies infectieuses , n‘ont jamais donné lieu à de telles études….“
On y est … et le professeur marseillais de fustiger „les bureaucrates de la santé „et d‘exhorter nos autorités ( devra-t‘il un jour aller jusqu‘à devoir les supplier  du haut de Notre-Dame -de-la-Garde à Marseille pour réussir à les convaincre?) de „ laisser tous les médecins libres de soigner!“ , terminant , par une flèche assassine, c’est plus fort que lui , sur le comité scientifique chargé d‘etudier le traitement par la choloroquine : „ ce ne sont pas des médecins, mais des chercheurs, nous ne sommes pas sur la même planète…“
Sans aller jusqu‘aux accusations du journaliste polémiste Yvan Rioufol , dans ce même Figaro , qui avance , je cite: que „ le professeur marseillais est contesté par des confrères parfois liés à des laboratoires américains ( Abbvie, Gilead, …)“, souvenons-nous que le marché de la santé n‘est pas un jardin d‘Eden . Qu‘il est parsemé  de scandales ( Mediator , sang contaminé..) et  qu ‘il represente , rien qu‘en France, la bagatelle de 600 Milliards d‘euros .
On pourrait rajouter qu‘il finance bien des partis politiques, et des médias, et que tous ceux qui s‘en prévalent , ne sont pas blanc bleu pour autant  . Rajoutons que chez nous ,  les activités de santé sont coiffées par une  administration aussi pléthorique  qu‘impénétrable . Et bien malin, celui qui sait ce qui s‘y passe vraiment. On l‘a vu spectaculairement dans l‘affaire du sang contaminé , ou dans la composition des membres de l‘Agence du médicament.. jusqu‘a ce qu‘on s‘aperçoive  , il y a quelques années, qu‘un nombre non négligeable de ses membres , avaient partie liée avec des labos dont ils étaient justement censés examiner l’autorisation de sortie de leurs propres médicaments!
Cela a changé. Mais est-ce suffisant?

« Quand on a eu l‘Histoire pour amie, comment pourrait-on en avoir d‘autres ? »
Charles de Gaulle


[14] — Le 2 avril 2020

POURQUOI  CERTAINS EN VEULENT-ILS ENCORE À DIDIER RAOULT ?

Il y a quand même une déconnexion totale entre cette météo magnifique de printemps, aérée, légère et colorée que nous connaissons depuis une quinzaine de jours  et cette atmosphère lourde, teintée de noirceur qui nous envahit dès que nous repensons à la situation. Rendez-vous compte, c‘est maintenant la moitié de la planète qui est confinée ! Du jamais vu ! Impossible donc de ne pas y penser pratiquement tout le temps. Nos esprits ont beau s‘occuper, s‘évader, faire de la cuisine, lire, bricoler ; ils sont  vite ramener à la réalité.

Moi, par exemple, qui m‘intéresse , entre autres,  aux entreprises ou à l‘économie, j‘ai un mal fou à m’y raccrocher en ce moment.Le journal  Les Échos  sonne creux… Peut être ,  parce qu’il n‘y a que des mauvaises nouvelles , des boîtes qui ferment, des déficits en perspectives , et que la vision que nous nous faisons de la croissance et du progrès est très exactement l’inverse de ce qui se produit!   Ou alors, c‘est parce que  cette actualité des affaires n‘est tout simplement  pas  notre préoccupation première. Et c‘est compréhensible!  Priorité à la santé de chacun et de tous! On s‘occupera de tout le reste après!
Notre instinct premier  vital, primordial n‘est -il pas en train de se former ou de s‘aguerrir ? Ne l’ avions-nous  pas perdu ?  N‘étions -nous pas devenus tous un peu trop habitués à ce que tout  , dans ce bas monde technicisé et fonctionnel , à ce que tout marche  partout et tout le temps , et , si possible, sur un clic! Transports, travail, santé, loisirs…  j‘exagère un peu  , bien sûr, mais réfléchissez: pas autant que cela! . Maintenant que tout est l’arrêt, nous soupesons de près le poids de la fragilité., de notre position . Oui, nous voyons bien que  le monde peut s‘arrêter , presqu‘en un jour, presqu‘en une heure. Que  nos vies ont une fin.  On le savait bien sûr ! Mais nous vivions un peu comme si nous l’avions presqu’ oublié . Après tout, la mort, nous aurions toujours un temps pour y penser ! Et si possible, demain, pas aujourd’hui. Dans nos métropoles , on peut même vivre des années sans voir un seul corbillard pour nous le rappeler. Dans les petites villes, à la campagne, c’est différent… Et c’est  un petit virus qui vient nous le rappeler! Oui , nous sommes , nous et notre société, mortels!!!
Le monde n‘est donc pas   aussi sécurisé qu’il en a l’air!  Quelle découverte! Et c’est un petit grain de sable, un microbe invisible  qui peut tout faire  basculer. La belle affaire! . Tout est- il  devenu à ce point  enchevêtré , interdépendant pour ne pas dire connecté pour qu‘on n‘arrive plus à se préserver les uns des autres!
Et il n‘y a pas que les infections bactériologiques qui  menacent ! . Vous imaginez demain autre chose; un bug informatique mondial  par exemple , ou une pollution planétaire instantanée… nous pouvons désormais  le concevoir,
Ce virus nous aide à ouvrir les yeux! L’ inimaginable peut  se produire! Oui , sans être des adeptes de la „collapsologie „ chère à Alain Lipietz, enfermé dans son manoir breton, tout occupé à essayer de ne vivre que des ses propres ressources (un vrai écolo celui-la) oui donc désormais , nous savons que le monde peut s’effondrer.  Pour s‘en convaincre il suffit  d‘aller voir ce qui se passe dans la rue.. Même,  si c‘est interdit . .
Certains  écologistes extrêmes l‘avaient .dit ,  même s’ils se sont trompés sur les causes.  Ces rêveurs  n‘ont jamais évoqué contrairement à Didier Raoult, Bill Gates, Jacques Attali ou la CIA … l’irruption d’une crise sanitaire a venir, comme celle que nous connaissons
L‘avertissement  du génie marseillais date d’un rapport officiel de 2003 où il alerte sur „ un danger incontestable“ de voir apparaître un nouveau virus „ ou un mutant grippant équivalent à celui de la grippe espagnole transmissible par aérosol, qui se répandrait extrêmement rapidement par les voyages,  serait susceptible d’entraîner une épidémie aux conséquences incalculables . „ (sic)

Cela fait froid dans les dos , car c’est pratiquement ce qui se passe  ! .
Les politiques à qui  Raoult s‘adressait , l‘ont tous écouté sans  vraiment agir…Sous   Hollande, à défaut de rendre les armes, notre administration n’a pas hésité à rendre les masques , en se défaussant sur une trompeuse délégation de pouvoir, ni faite ni à faire, pour économiser 15 petits millions d’euros… Malheur à ces calculs  à la petite semaine ! Cette crise va coûter des milliers de morts et des centaines  de Milliards. Le calcul est vite fait. Pas besoin de faire HEC, il suffit de compter avec ses doigts.
Aujourd’hui , on sait  que c‘est Macron en personne qui a fait rentrer  le professeur marseillais dans le comité scientifique  alors que les autres n‘en voulaient pas,! Le président l‘a   rencontré en tête à tête à l‘Elysée le 5 mars dernier! En parallèle, on sait aussi  , que la ministre de la santé  de l‘époque , Madame Marisol Touraine avait refusé de venir à l‘inauguration de son centre  IHU  Méditerranée en  mars 2008., centre   mondialement  reconnu sur les maladies infectieuses. Cela   avait déjà beaucoup surpris, Valérie Boyer , députée LR des Bouches-du-Rhône qui s‘en était même émue  à l‘ époque . Le petit monde feutré des scientifiques et des médecins n‘échappe certes  pas aux rivalités   opposant classiquement les hommes dans toutes  activités et tous  niveaux . Sauf que la , cela concerne des vies… Et c’est  plus grave.
Il ne faut pas bon être à la place de Madame Agnes Buzyn , en ce moment , elle qui aurait refusé de parler au professeur marseillais alors qu‘il aurait  , selon Le Figaro, essayé de la joindre  a un lusieurs reprises , au début de la crise, , en janvier ou fevrier. Madame Buzyn aurait  préféré consulter des blogs chinois plutôt que prendre l‘avis du meilleur spécialiste mondial du sujet, qui plus est Français. Elle aurait pu faire les deux, cela aurait été  mieux! . Toujours est- il que cela  ne sert plus  à rien d’ accabler  l‘ex -candidate , de dernière minute, à la mairie de Paris. ‚il est plus utile de concentrer notre énergie  sur les vies qui restent à sauver., et sur la manière dont on se sort de ce guêpier planétaire et meurtrier!
À cet égard, la position encore ambiguë du gouvernement sur le traitement Raoult  continue d‘interroger même si ce dernier a  assoupli sa doctrine en la matière.
En l’occurrence, beaucoup continuent à ne toujours pas comprendre , y compris des personnalités reconnues comme Philippe Douste-Blazy, notre ancien ministre de la Santé, pourquoi on n‘autorise pas  nos praticiens libéraux à  prescrire son fameux traitement à base d‘hydrochloroquine puisqu‘il est avéré que , c‘est au début qu‘il produit tout son effet !
Un exemple , parmi de nombreux témoignages, mais celui-la me vient directement d’une cousine proche  , à Montpellier qui me dit , hier , avoir été guérie du Covid après 16 jours de maladie et des crises de plus en plus graves , dès le deuxième jour après que le traitement Raoult ait pu lui être administré. Magnifique et authentique !!!
Que leur faut- il de plus??? Cela va finir par  devenir  troublant…
De même , quelle valeur aura  le test  grandeur nature organisé par le ministère de la santé , qui n‘est  réalisé que sur des patients largement atteints !  Cela va biaiser  tous les résultats . Comment est-ce possible?
Philipe Douste-Blazy  , encore lui,  a raison  de sortir de sa  réserve. C‘est maintenant qu‘il faut parler, dans quelques semaines, il sera trop tard! . Même si l‘ancien député maire de Lourdes s‘était présenté sur une liste aux derniers municipales, pensant  qu‘on pourrait faire appel à lui  comme candidat de conciliation consensuelle pour devenir maire de Paris  en cas de bloquage institutionnel. On n’en est pas là . Et franchement, le deuxième tour des municipales, les Français s‘en moquent royalement . Eux , qui ne savent même pas s‘ils vont pouvoir revoir leurs familles ou amis l’été prochain voire retrouver  leur travail …
Douste-Blazy croit aux miracles , nous aussi ! L‘histoire en est remplie de miracles! . De Gaulle avant de rallier Londres en juin 40, se mit à regarder l‘océan et eût cette phrase  en regardant l‘océan : „autant vouloir traverser la mer à pied ! „. On connaît la suite Le  miracle  eut bien lieu.
Nous vaincrons , nous aussi, ce Covid et tous ceux qui continuent à  se désespérer , ne font pas œuvre utile. „Une guerre se gagne aussi avec le moral“, surtout quand on a déjà 1 million de cas confirmés dans le monde et , sur le territoire, quelques 6000 personnes en réanimation sur 25000 déjà hospitalisés dans nos hôpitaux.

Lorsque l‘heure du déconfinement arrivera, probablement début mai, une politique de dépistage massif devra être mis en place . Et le gouvernement doit s‘y préparer dès maintenant plutôt que chercher à  essayer de justifier sa politique qui, je le répète, n‘est pas encore assez ouverte au traitement de Didier Raoult… De ce point de vue, il serait intéressant d‘entendre  les arguments de Directeur de l‘Inserm, Monsieur Yves  Lévy, bizarrement silencieux sur le sujet alors que de nombreux patients réclament
la vérité…Quitte a reconnaître qu‘on s‘est fourvoyé!

„ Didier Raoult est ostracisé
par la technostructure.“
Arnaud Montebourg

„ Comme la mode fait l‘agrément,
aussi fait-elle la justice .“
Pascal


[14] — Le 1 avril 2020

MACRON VA T‘IL ABANDONNER LE MONDIALISME POUR LE SOUVERAINISME ?

Premier avril , et ce n‘est pas un poisson, nous sommes toujours cloîtrés depuis 15 jours , chez soi et  sans plus voir personne! Je ne sais pas ce que cela vous fait, mais ,  rendez-vous compte que cette situation  ne nous est  , sans doute, jamais arrivée durant toute notre vie ! Sauf peut être pour  ceux qui ont suivi  le séminaire !!! Ils sont de moins en moins nombreux.  Un sacré crèvecoeur  en vérité ! Cela fait tout drôle. D‘ailleurs , les quelques visages que l‘on croise, sont désormais ceux de la télé. Et vous n‘avez pas remarqué, ou c‘est une impression,  Ils semblent plus graves que d‘habitude, plus éteints, voire à la limite comme hors du temps . Et puis autre remarque , quand ils parlent, est-ce la présence consciente ou inconsciente du danger , mais voila ils  se lâchent plus … Ce n’est pas forcément plus profond pour autant, mais voilà, face  au précipice, est -ce qu‘on ne  regarde pas  mieux et plus loin ?  C’est possible ,  voire à dire des choses qu‘on n‘aurait pas dites avant. Face à l’instinct de survie , le politiquement correct  ne pèse  plus que peu ..
.
Ce virus, malgré tous ses dégâts, va-t‘il contribuer à nous remettre un peu la tête à l‘endroit! Allez savoir!!!
En tous cas , les victimes  continuent d‘augmenter à un triste rythme, plus de 500 rien qu‘hier pour la France. ( soit 3525 au total depuis le 15 Fevrier) Même si on nous avait prévenu que cette semaine allait être celle du pic., Il faut tenir bon, garder le moral et surtout faciliter toutes  les conditions hospitalières.

Hier, l’ancien président de l’OM, Pape Diouf s‘en est allé ! Un homme sage et équilibré que tout le monde aimait bien dans le foot, à Marseille et ailleurs . Il a  travaillé comme pigiste , pour nous , quelques mois dans  le journal Le Sport , dans les années 90. . Je l‘ai revu ensuite , par hasard, parce qu’il descendait à l’hôtel Radisson  à Boulogne Billancourt, lorsqu‘il montait à Paris. Une fois, j‘avais eu l‘occasion de longuement  pouvoir échanger avec lui . Ce qui frappait, c‘était son calme et ce  désir de bien faire. Plus tard, quand il s‘est engagé en politique (parti Radical , je crois) , nous l‘avions  aidé  via une belle  interview de René Chiche dans L‘Événement magazine. Maintenant qu‘il est parti, on a envie de lui dire : reviens tant il n‘a pas son pareil …  Pierre Benichou, décédé hier aussi , lui , c‘est autre chose.!Ce pilier des Grosses Têtes et de l‘Obs ( Le Nouvel Observateur comme on disait du temps de Claude Perdriel)  avait su  se composer un rôle de personnage pittoresque , rôle qui lui va à merveille!  Mélange  de gouaille de titi parisien mâtiné de  tics show biz et d‘esprit rebelle pied noir! Pas mal , et souvent à se tordre … On en a besoin!
Les vaincus du Covid sont partis trop tôt. Ils ne connaîtront pas la joie de la „Libération“, quand tout le monde sera autorisé  à reconquérir les rues et le reste…Ces temps sont à portée de vision, ne le perdons pas de vue , tant Il faut plus que jamais garder le moral.

Le moral pour la „Reconstruction „ par exemple , reconstruction des économies, des cœurs et des  esprits. Le président Macron a t’il beau jeu de stipendier les „experts autoproclamés „ , ceux qui  „cherchent à faire des procès alors que nous n‘avons pas gagné la guerre.“ ?
Mais, il ne les fera pas taire …sauf à mettre notre  démocratie en  confinement de la parole ! Nous en sommes loin!
Encore que je puisse vous raconter une mésaventure singulière et troublante qui nous est arrivée avec notre compte Twitter, celui d’Entreprendre, il y a environ une semaine … Un compte Twitter , hébergeant ce  même Journal de bord du résistant,que vous lisez, et où j’avais alerté , un des premiers, sur le sort du professeur Didier Raoult , dont  le travail ne me paraissait pas être traité comme il se doit  par nos autorités, compte tenu de l‘urgence médicale. Didier Raoult m‘avait d‘ailleurs chaudement remercié à l‘époque, j‘avais publié des extraits du courriel qu’il m‘avait envoyé !  Eh bien , figurez vous que visiblement , cela n‘a pas plu, et que du jour au lendemain, notre compte Twitter , celui d‘Entreprendre a été maquillé ou brouillé . Y a t’il lien de cause à effet? C’est étrange tout de même non ?
Quoiqu’il en soit, entendre encore, comme hier soir , certains médecins , venir déclarer sur un plateau télé  que le traitement du professeur Raoult n‘est pas professionnel et qu’il faut attendre les résultats de la méthode scientifique et que cela prendra  4 mois , alors même qu‘on a , à ce jour , aucun autre traitement, paraît quelque peu  déplacé ! C‘est se moquer un peu du serment d’Hippocrate, car d‘ici 4 mois, il  en interviendra beaucoup des décès. Des décès de personnes qui n‘auraient rien eu à craindre d‘essayer quelque chose d‘autre…  À ne plus rien y comprendre. Ce n‘est pas un avis d‘expert, c‘est du bon sens. La chose  du monde la moins bien partagée , comme on le sait!
De la même manière, attaquer le professeur Juvin, responsable des urgences à  l’hôpital européen Georges Pompidou, parce qu’il est aussi responsable LR des Hauts-de-Seine et maire de La Garenne-Colombes n‘est guère raisonnable non plus! Ou alors  , cela voudrait dire que seuls les apolitiques ( qui n‘existent pas) ont droit de cité . Dans ce cas , tous nos magistrats, mouillés dans l‘affaire du „mur des cons“, doivent démissionner  et en bloc..
Je m‘évade et reviens à notre président qui a fait ,hier, une déclaration intéressante en visitant une usine de masques de protection à Saint-Barthélemy-d‘Anjou ,appelant à une reconstruction de „notre souveraineté nationale et européenne „je le cite: „il nous faut retrouver la force morale et la volonté de produire d‘avantage en France et retrouver cette indépendance.!“
Mieux vaut tard que jamais  de la part du chantre de la mondialisation heureuse et du progressisme international, ne manqueront pas de  railler les  esprits chagrins ou les Souverainistes., qui , vous avez vu, sont , ces derniers temps , de plus en plus nombreux!!!
 Oui,  entreprendre et produire plus chez nous, c‘est possible. Nous en avons les talents et l‘énergie. Reste simplement à faire baisser les charges qui pèsent sur notre tissus économique. Car ce n’est pas la disparition du Covid qui fera s‘évanouir les 90 Milliards d‘euros supplémentaires endurées par nos entreprises  par rapport à leurs homologues allemandes!!!

Au fait , vous savez qui a déclaré , dès avril 2015 que: „
„Si quelque chose tue plus de 10 millions de personnes dans les prochaines décennies,  ce sera plus probablement un virus hautement contagieux qu‘une guerre!“
C‘est Bill Gates , le fondateur génial de Microsoft. Comme quoi , on peut être un grand entrepreneur et un fin stratège. C‘est souvent lié… Au fait, quand est-ce qu‘on va se décider à mettre un entrepreneur d‘exception à la tête de notre État. Cela fait des années que je le dis ,
‘on se devrait d‘essayer !

« Peu de chose nous console parce que peu de chose nous afflige. »
Pascal


[13] — Le 31 mars 2020


VIRUS : LE JOUR OU PIERRE LELLOUCHE À  PRÉVENU TOUT LE MONDE !

Ce n’est pas forcément essentiel, mais c’est à noter ! Francois Hollande ne sera-t‘il  pas la grande victime collatérale de cette crise!  Si l‘on croit , en tout cas, les propos de Pierre Lellouche, l‘ancien secrétaire d‘Etat aux Affaires européennes de Nicolas Sarkozy, dans Le Figaro du jour, le coup porté semble  fatal, et sans rémission ! Notamment, lorsque ce dernier  avance, en substance, je cite: « Sous Chirac et Sarkozy, la France avait constitué des stocks stratégiques ( de masques) en prévision d‘une éventuelle pandémie. Ils ont été ensuite dilapidés sous Hollande… »

Rompez les rangs,  y a t’il autre chose à rajouter . Je doute que la ministre de la santé de l’époque, l’évanescente Agnes Touraine (fille d’un grand sociologue), soit en capacité de trouver des arguments ! D‘autant  plus que ce quinquennat, celui d’Hollande (ou de la France, c’est pareil )n‘aura pas  servi non plus, c’est un euphémisme, ni à faire baisser  l‘endettement du pays, ni le coût global de l‘Etat ! On a même fait l‘inverse.

L’avantage de la crise actuelle, mais on s’en serait volontiers passé, est de nous ouvrir les yeux cette incurie qui caractérise nos gestions publiques depuis des années. Mais il n‘y a pas qu’Hollande en la matière, La plupart de nos derniers dirigeants ont tiré allègrement sur les capacités du tonneau des Danaïdes qu’est devenu le budget de l’Etat français. Et cela continue jusqu’à aujourd’hui… On préfère dépenser à tout va, redistribuer pour calmer les impatiences et prendre aussi le beau rôle auprès de catégories qui, parfois, n‘en demandaient pas temps. La faute sans doute aux « Gaulois réfractaires ! ». Un peu court, après tout,  l’hexagone n’est – il pas voisin  de la Suisse, pays  montagnard calme et aux finances irréprochables et à l’industrie florissante ( ce n’est pas incompatible, c’est même en partie lié). Tout dépend où on prend ses références. Prenez maintenant notre ami et principal partenaire,  l‘Allemagne ! Ce pays a fait pratiquement  ,depuis Schmitt et  Schröder ,tout  l‘inverse de nous! Investir et laisser produire, au lieu d’administrer et prélever! Ainsi, elle prend soin de faire peser 90 Milliards d‘impôts  de moins que nous sur ses entreprises  ! Au final et pour le seul plan de la santé, puisque c’est le sujet du moment malheureusement, elle dispose de 25000 lits d‘hopitaux équipés contre 8000 chez nous!

Macron à raison de vouloir se saisir de la crise hospitalière  même si ce n‘est pas le moment. Il devra aussi  nous expliquer où et comment il veut faire des économies sur le budget de l’Etat pour pouvoir les redonner aux hôpitaux. Sinon, ce sera encore un marché de dupes même si, comme vous, j’entends de plus en plus parler, en ce moment, de Corona bonds, qui viendraient par extraordinaire tout financer! Comme par miracle ! Vous y croyez, vous?

Plus sérieusement, j’espère  qu‘on s‘appuiera, pour ouvrir ce grand chantier de l’hôpital, sur les très intéressants travaux de l‘IREF un institut libéral ( ce n‘est pas une injure, on peut être libéral et  resté attaché à l‘Etat et au souverainisme diplomatique, sanitaire, ou économique… c‘est une question de proportion), un institut présidé par Nicolas Lecaussin, un Francais venu de Roumanie et qui en venant à Paris a pu bien mesurer dans quels errements étatiques, notre pays d‘économie mixte devait éviter de tomber. Dénonçant les nombreuses mesures démagogiques qui, sous couvert d‘intérêt général, nous ramènent  insidieusement  vers une société par trop assistée, réglementée, ou déresponsabilisée !  Des propos  qui tombent juste et dénotent avec la prose demago-trotskiste qui régnait, il n’y a pas encore si longtemps dans beaucoup  de  médias ou de cercles universitaires., chez nous, et pour la plus grande satisfaction d’un Edwy Plenel, nouvelle icône de nos nos temps Mediapartisés  ! Ces temps vont-ils changer? C‘est possible !.

Maintenant, que beaucoup redécouvrent que notre monde est mortel, on peut espérer aussi qu’un grand nombre voudra privilégier aux lubies  de certains, des solutions  pragmatiques et un monde plus vivable pour tous! Même si l’idéal ne doit jamais disparaître !

Cette étude de l‘IREF sur nos hôpitaux fait ressortir le surcoût technocratique et administratif d‘établissements, ou le soin du malade est souvent relégué derrière les préoccupations de règles administratives ou de gestion tatillonne ! Avec un hydre, l’APHP, aux 100 000 employés, organisme hospitalier qui par, sa taille, n‘a pas d‘équivalent en Europe..C‘est ingérable. Il faut régionaliser à tout le moins!

Je me souviens de Bernard Debré, l‘ancien ministre de la coopération, lorsqu’il tonnait ,dans son coin, contre la montée inexorable de la bureaucratie dans ces  établissements hospitaliers: „ bientôt, il va y avoir plus de médecins à s‘occuper de paperasse que de blouses blanches à s‘occuper de malades…“ (sic)avait-il coutume de rajouter  !Cela ne lui a pas passé. Mais critiquer seul contre tous, cela peut finir par lasser. L’ancien ministre ne manque pourtant pas de  relais médiatique . N est-il pas l’ami de l‘excellente  Veronique Jaquier, journaliste qui avant de passer sur C News, officiait sur Sud Radio et avant sur BFM . Une Docteur en philosophie, originaire de Saint-Raphael (83), avec qui, j‘ai fait quelques émissions pour entreprendre.Elle à aussi écrit  un livre remarqué sur François Fillon : «  l’homme qui ne voulait pas être président! » C‘était le bon temps, celui où on pouvait sortir et parler comme on voulait ! Ne vous inquiétez -pas, cela reviendra !!

Le 7 Fevrier dernier, Pierre Lellouche donc, qui, ne l‘oublions pas à travailler longtemps sur les questions de prolifération nucléaire, chimique et aussi bactériologique, a souhaité rendre  visite à Nicolas  Sarkozy. Convaincu dès ce moment, que la pandémie constatée en Chine, pouvait s‘avérer être quelque chose de grave et que le virus n‘allait pas s‘arrêter aux  simples montagnes  jaunes .chinoises! Inquiet  que l’ on pouvait avoir  à  faire à une épidémie  aussi grave que  la grippe espagnole de 1918, qui   a fait, selon les estimations, entre 30 000 et 100 000 morts. dans le monde ..  Lellouche voulait prévenir l‘ancien président pour qu’il puisse en avertir  l‘actuel . C‘est ce qu‘il fit, on peut dire ce qu‘on veut de Sarko, il n‘est pas connu pour être lent…Malheureusement, rien n‘y fit!  Et avec le recul, Lellouche de s‘en désoler : «  le gouvernement n‘a pas mis à profit les deux mois de répit, qui ont séparé l‘apparition du virus en Chine, et son arrivée en France fin février, notamment pour acheter un stock de masques.“

Il y avait mieux à faire … L‘organisation des municipales par exemple . Contrairement à ce qui a été dit alors, la tenue du premier tour s‘est faite sans avoir l‘accord des partis. Plusieurs d‘entre eux, RN et LFI ont confirmé  ne pas avoir été consultés. Quand au président des Républicains, Christian Jacob ( qui va mieux et a vaincu le Covid), il se contente d‘affirmer : „ personne n‘a évoqué de difficultés particulières pour la tenue du scrutin compte tenu du respect des gestes barrière dans les bureaux de vote“ . On sait qu‘a ce jour, de nombreux assesseurs ont été contaminés.

Le plus grave, passe  encore le premier tour, mais c‘est de ne pas avoir pu imaginer qu’il y allait avoir un second tour, 15 jours après…

Tout atteste que le gouvernement est passé  à côté du principe de précaution, et  d‘anticipation.  C‘est  cela qui pose question, c‘est cela qui fait mal!

Bon, vous allez me dire, c‘est du passé, n’en parlons plus  Ne jetons pas de l‘hulie sur le feu . „Faisons bloc“, car nous rentrons dans les jours du plus fort de la contamination. Et je n‘oublié pas bien-sur  tous les personnels soignants, nos vrais héros! Il ne suffit pas de les applaudir tous les soirs à 20 h, comme on le fait à un match ou à un spectacle. Car ce n‘est pas un spectacle ..

Il y a d‘ailleurs énormément d‘initiatives magnifiques actuellement dans notre pays, et c‘est encourageant. Au delà des anonymes dans chaque quartiers et villages, même nos „ monstres froids“, nos groupes du CAC 40, se coordonnent comme c‘est le cas avec un consortium de nos grands industriels ( Air Liquide, Valeo, PSA, Bic Seb ou Schneider…) pour fabriquer d‘avantage de machines respiratoires. C’est un exemple! Tout cela est positif

Et on  espère surtout  que les différentes recherches aboutissent pour trouver un traitement efficace, car pour le vaccin, il faudra au moins un an! La coopération de tous avec tous est donc plus indispensable que jamais.

Vous vous rendez compte, même  Trump se met à mettre un peu d‘eau dans son vin ( toujours pas français d‘ailleurs à cause  d‘incroyables droits de douanes toujours maintenus), il est vrai, que son pays devient l‘un des plus touchés de la planète „ Si nous restons entre 100 000 et 200 000 morts, nous aurons fait du beau travail !“ at‘il même osé déclaré hier soir. Cela fait froid dans le dos … une véritable hécatombe a coté de laquelle la tuerie du 11 septembre ne paraîtrait qu une petite ‘opération d‘amateurs, si elle n‘avait pas été l‘objet de préparation de cerveaux humains. Ou prétendus tels!

Du coup, le 27 mars, Trump a  pris l‘Initiative d‘appeler  au téléphone son homologue chinois XI Jinping pour tenter de mieux unir leurs moyens. Une excellente chose même si on préfèrerait que les hommes en général n‘attendent pas d‘être face à une crise généralisée pour avoir envie de se  parler, de se coordonner voire de se sauver. Cela devrait se faire naturellement et en permanence. On a le droit de rêver.

Certains mauvais esprits avancent même l‘idée que les Chinois pourraient profiter de nos malheurs (maintenant que le Covid à délaissé la province de Wuhan) pour étendre leur domination économique en rachetant à vils prix nos industriels pris à la gorge. Et pas seulement nos industriels !Le petit moteur de recherche européen d‘origine française, Qwant, n‘est- il pas en train de s‘allier au géant Huawei. Qwant qui vient aussi, c‘est un scoop, de se payer hier les services du plus renommé des cabinets de relations publiques, celui d’ Anne Meaux . Celle qui fait et défait les réputations ,avec des fortunes diverses ( sauf la sienne) il est vrai  de Carlos Ghosn à Francois Pinault, de Francois Fillon à  Arnault sans même parler de feu  le président Ben Ali, d‘autant que je ne sais plus  au juste si l’ancien  dictateur tunisien  vit toujours ou pas . Les Chinois rachètent tout en ce moment, même un célèbre bijoutier parisien, la jeune marque Djula reprise ces derniers jours par le géant Fosun ( déjà majoritaire dans Club Med,). Remarquez, cela peut être un signe réjouissant aussi: cela pourrait signifier que le monde va repartir…

« Quand la Chine s‘éveillera, le monde tremblera… « Alain Peyrefitte avait raison mais pas pour les mêmes causes ! Pensons, d‘ores et déjà, à  nous préparer à rebondir avec espoir et optimisme . Le monde peut désormais se faire sans nous, mais cela aucun Français ne doit l‘accepter! Il n’est pas trop tard pour entreprendre . Et Guillaume d’Orange nous dit qu’il n’est  même pas besoin d’espérer…

« Car tout est à revoir,
Tous les rires, tous les pleurs.
Toute la gloire…“

Francois Cheng  (2017)

Robert Lafont


[12] — Le 30 mars 2020

VIVE LA VIE !

Se couper un peu de l’actualité, cela a du bon. Surtout ces derniers temps ! Car on voudrait décourager un peu plus notre population désormais assignée à demeure qu’on ne pourrait s’y prendre mieux autrement ! Entendre, chaque soir, les mêmes litanies, et les mêmes chiffres, le nombre croissant de décès (en France ou au Tibet) de malades et de confinés, vous croyez que cela va faire avancer la cause de tout un chacun ? Oui, la cause de l’homme, de l’individu, de son intégrité ou de sa foi, de son bonheur ou de son espérance en l’avenir. Car ne nous y trompons pas, il n’y a pas de société sans un minimum de foi en l’avenir justement. Cette litanie désastreuse et sans limite, même si je peux parfaitement comprendre qu’on ait besoin de savoir, va-t-elle finir par achever les espoirs et illusions de tous ceux qui n’y croyaient plus trop justement… ou commençaient à ne plus trop y croire dans cette vie, cette société et son évolution ultra rapide vers le « toujours plus », tel que le décrivait déjà, ce n’est pas nouveau, dans les années 70, le très avisé Francois de Closets.


À l’époque, c’était plus de réfrigérateurs ou plus de télés couleurs, maintenant c’est plus d’Internet ou de compléments alimentaires. Et demain, ce sera quoi ? Plus de transhumanisme et de réalité augmentée ? Arrêtons le délire ! Quand on est dans une voie de garage, il vaut mieux faire marche arrière. À toujours avancer, on ne sait plus ce que l’on recherche. Pour faire de la croissance, pas besoin de savoir où on veut aller, l’essentiel est le nombre, le rythme.


À la limite, pour ne pas désespérer Billancourt, mieux vaudrait avoir à la télé, des émissions concrètes comme l’a organisé hier CNews avec une médecin avenante, dont le nom m’échappe et qui répondant en direct à bien des questions pratiques sur le virus, finissait par nous rassurer en essayant de toujours nous aider. Rien de tel ! J’y ai appris, par exemple, ou alors elle m’a rappelé, que le Covid-19 ne pouvait se transmettre que par la bouche, le nez ou les yeux. À la limite, un tel rappel même simple finit par apaiser, tant on entend ou lit sur le Web ou ailleurs des recommandations à n’en plus finir nous intimant de plus toucher le moindre billet de banque ou le moindre emballage de pot de yaourts. On va devenir parano !

J’en ai même entendu un oser me dire que le virus se transmettait dans l’air. C’est dire jusqu’où on en est rendu. Les émissions concrètes et mode d’emploi, à l’ancienne, sont donc bien plus utiles que les grandes envolées statistiques ou projections sociologiques sur le nombre de décès à venir. Alors, certes, cela fait de l’audience, ,je ne le mésestime pas, mais le spectacle obscène tend à se banaliser aussi ! On parle de morts, mais parfois on a l’impression de compter des buts et des scores de matchs… Vous savez, l’Allemagne est devant la France, mais nous sommes bien mieux que l’Italie ou l’Iran… Est-ce bien raisonnable ? Ce n’est pas grave : le peuple veut savoir.


On se rassure comme on peut ! Au total, cela ne résoudra rien. Ne vaudrait-il pas aussi apprendre à chacun comment se fabriquer un masque chez soi (avec une bouteille en plastique, comme je l’ai vu faire hier par quelqu’un sur Facebook) ou rappeler qu’il faut se laver les mains dès le retour des courses, sans jamais se toucher la figure, plutôt que de s’improviser infectiologue ou futurologue et chercher à débattre à l’infini des différents scénarios d’évolution de la maladie dans le monde. 60 millions de sélectionneurs de foot à chaque Mondial, 60 millions d’infectiologues par temps de pandémie ! Nous y sommes. Et je ne parle pas des images qui passent et repassent en boucle. Il paraît qu’on s’y habitue… Glauque aussi !

Occupons-nous des choses sur lesquelles nous avons prises plutôt que de chercher à débattre à l’infini sur des phénomènes qui nous dépassent… Cette pandémie nous conduit et nous oblige à chercher à relever le moral, individuellement et collectivement. N’attendons pas la fin de la crise pour le faire. Vous imaginez le climat dans de modestes appartements à Aubervilliers ou Flins, à Bron ou Choisy-le-Roi… Remarquez, ce n’est pas forcément mieux au Vesinet dans une vaste demeure XIXème, mais, au moins, a-t-on l’espace pour s’aérer !
Cette tâche de réaffirment mental est aussi vitale que celle du déconfinement ou de la reconstruction économique ou financière. L’avantage, c’est qu’on n’a pas besoin du gouvernement pour l’entreprendre. Elle est à notre portée ! La tâche consistant à reconstruire l’homme ou à permettre à chacun de se reconstruire dignement et fièrement dans la société ne manque pas d’intérêt. Reconnaissons-le, cela peut même s’avérer enthousiasmant !


Une chose est certaine, beaucoup ne voudront plus après cet épisode dramatique replonger à pieds joints dans une société qui n’aurait rien changé ni appris d’une telle déconvenue. Trop, c’est trop ! On ne se sera pas tapé 6 ou 8 semaines sans sortir pour rien, pour parler prosaïquement ! A l’issue de cette crise, ils seront nombreux à ne plus vouloir d’une planète incontrôlée et qui ne soit pas régulée par un minimum d’ordre. Les règles internationales qui existent sont faibles ou faites pour être contournées la plupart du temps. Ce n’est plus jouable. La liberté individuelle, qui est le ressort de nos sociétés développées, ne peut qu’être protégée par un cadre bien plus strict, même si c’est un paradoxe !


Quelques exemples :

  • Ordre financier : qu’est-ce-qu’un système où des monnaies ont des droits et des privilèges que d’autres non pas ?
  • Ordre sanitaire : une banque de données médicales mondiale où chaque individu sera répertorié, avec bien sûr des garanties quant à la liberté individuelle (l’entrepreneur français, mon ami, Adnan El Bakri, a déjà développé, à Reims, un modèle numérique, « InnovHeath PassCare », qui ne demande qu’a être déployé).
  • Ordre démographique : chaque pays devra respecter un niveau de croissance raisonnable.
  • Ordre frontalier : une immigration régulée et contrôlée.
  • Ordre écologique : les pays devront respecter les accords de Paris.
  • Ordre social : nous ne pouvons commercer qu’avec des pays qui respectent un minimum de droit social.



Ce ne sont que quelques pistes et réflexions. Il y en a tant d’autres ! Au total, c’est une véritable revue du monde à laquelle l’humanité va devoir s’adonner. En ce sens, c’est une chance ! Une opportunité fantastique de nous redonner collectivement un projet civilisé, régulé et de progrès pour l’humanité qui est touchée dans son entièreté par un même désastre (un phénomène jamais connu jusque-là). C’est un incroyable levier pour permettre à chacun d’entre nous de pouvoir s’inscrire dans un projet collectif global. Et même si, in fine, cela ne se fait qu’au niveau de la nation ou de l’Europe, pour qui ce sera la dernière chance…

Une chose est sûre : personne ne sortira intact moralement, psychiquement et mentalement de cette drôle de période. Je me faisais la réflexion hier. C’est la première fois, au cours de nos vies, à moins d’être un peu tourneboulé, que nous acceptons l’idée (à moins d’être chez le dentiste ou en période d’examens) que le temps se mette à aller plus vite. La première fois sans doute que nous n’avons plus envie de ralentir la fuite du temps qui passe. Aujourd’hui, beaucoup seraient d’accord pour se retrouver 3 ou 6 mois plus tard ! Plutôt trois d’ailleurs, car cela serait en plein été ! D’ailleurs, imaginez si on arrive à être libéré pour la belle saison. Certes, le chantier, le travail, la reconstruction seront immenses, et mobiliseront toutes nos énergies… Mais au moins, on aura la foi. Car après ce noir obscur, on saura mieux le prix de la lumière et de quel cauchemar on revient !

Ce n’était pas forcément le cas jusque-là. Oui car, avouons-le, notre génération dorée n’avait, malgré les discours larmoyants souvent démagos aussi, connu ni les guerres ni la famine, à côté desquelles les crises des retraites ou des Gilets Jaunes ne sont finalement que plaisanteries, ou si vous préférez, simples épouvantails. J’exagère, je sais, mais vous comprenez ce que je veux dire. Et si c’était cela le positif de l’histoire (je ne parle pas bien sûr de tous les drames humains actuels) : nous permettre de prendre enfin conscience que nous étions, en tous cas dans notre pays, des privilégiés, pour ne pas dire des enfants gâtés !

Après la crise, comme par enchantement, on va se mettre à mieux apprécier le goût des choses : un café en terrasse, au Trocadéro, un concert en plein air à la Roque-d’Anthéron, un repas en famille ou entre amis, une discussion à bâtons rompus : toutes choses qu’on avait fini un peu par banaliser mais qu’on a fini par perdre durant ces quelques mois…


Alors, comme le dit si bien mon ami Hervé Lassalas, prolixe et enthousiaste animateur des « Dîners Decideurs », lui qui aime tant faire se rencontrer les gens : « Oui, vive la vie ! Vive la Corona. Cette bière qui se déguste quand il fait chaud dans les bars de Saint-Germain-des-Prés, de Sanary plage ou du Tréport en baie de Somme ! La Corona… pas le Corona… Le jour et la nuit ! »

« Qui dispense la réputation, qui donne le respect et la vénération aux personnes, aux ouvrages, aux lois, aux grands, sinon cette faculté imaginante ? »
Pascal


[11] — Le 29 mars 2020

DEVEDJIAN, VEDRINE , SARKOZY , MACRON, HOUELLEBECQ ET BIEN SÛR ENCORE RAOULT !

Vivement le premier avril,  qu‘on finisse par se laisser croire que toute cette affaire n‘était qu’un simple poisson d‘avril… Ce serait trop simple!
Hier, la première victime célèbre du Corona s‘en est allée, Patrick Devedjian l‘ancien ministre (sur le tard) de l‘industrie de François Fillon et Nicolas Sarkozy. Sur le tard, car le fidèle des fidèles de Sarkozy avait dû attendre plusieurs années avant d‘être récompensé d‘un marocain ministériel par son mentor, l‘ex-Maitre de Neuilly, qui, a préféré l‘offrir à ceux qui ne l‘avaient guère soutenu jusque là, comme Bernard  Kouchner.  Oui,  vous  savez  Kouchner, vous me l‘avez pas déjà oublié j‘espère, l‘ex  fondateur de Médecins sans frontières, le  mari de la célèbre journaliste , la « belle Christine »de France 2 , nommé au Quai  d‘Orsay bien  qu’il avait été l’ un  des rares politiques, si ce n‘est le seul , à se prononcer en faveur d’une intervention aux côtés des Américains en Irak du temps de Bush… Drôle  de récompense, alors qu’Hubert Vedrine , un vrai talent , n‘aurait pas refusé le poste  si on le lui avait proposé ( a la place, on lui a fait faire ,  souvenez-vous , une obscure mission sur la démographie mondiale  tombée depuis   , fort à propos, dans les oubliettes  des cénacles politiques .) . On a vu les dégâts depuis!
Devedjian  donc, parti trop tôt à 75 ans, en avait  un temps voulu à  son Sarkozy préféré , le moquant même dans une formule restée célèbre : „je suis pour un gouvernement d’ouverture , y compris aux Sarkozystes, c’est tout dire!“
La formule est bien amenée, elle rend compte de l‘amertume sincère du  maire d‘Antony qui avait oublié que l‘ingratitude est là matière première des combinaisons politiques , et aussi selon la formule consacrée „la seule maladie de l‘homme non transmissible au chien“. Rires !!!
Lui qui  pensait encore deux jours avant son décès , qu’il allait s‘en sortir. On peut le voir dans  ses Twitts ..Autant en emporte le vent..

Je me souviens d’un grand  homme brun , calme et réfléchi, arménien au grand cœur, cacique des mouvements chiraquiens , UDR, RPR , LR… . Je l‘avais rencontré plusieurs fois et notamment lors des déjeuners Entreprendre  du Fouquets que nous organisions ,  mensuellement , avec mon  ami, le prolixe et attachant Michel Clerc, lorsque nous invitions  a la même table la fine fleur de la politique, des affaires et des spectacles . Un mélange assez explosif! Et , l’ on pouvait se retrouver pour partager le saumon fumé  ou le gigot d’agneau avec Roland Dumas, Macha Merril ,  Jacques Seguela  voire Geoffroy  Roux de Bezieux  ou Stephane Bern  . Cela fusait … une vraie conversation a la francaise , ou rien ni  personne n‘est épargné! Il n‘y avait pas les réseaux sociaux, et on pouvait se lâcher… Une  fois donc, Patrick Devedjan nous scotcha littéralement en nous parlant , pendant 10 minutes, de son auteur préféré un certain Lamartine … Patrick était intarissable sur  son Histoire des Girondins, celle écrite par le célèbre poète romantique , en 8 volumes dès 1847… Ce jour-la, Devedjian  m‘avait bluffé . Ce raffinement et cette culture historique ne correspondait pas à l‘image simpliste du bretteur politique,  que donnait de lui les médias à l‘époque. Du reste, son dernier grand projet , en tant que président des Hauts-de-Seine ( département qu’il voulait fusionner avec les Yvelines ) , mener à bien le  musée du  grand siècle (Le XVI eme )  dans la monumentale caserne Sully , située en face du pont de Saint-Cloud , en s‘appuyant notamment sur le merveilleux leg  ( une collection de 650 tableaux..) celui de l‘académicien , l’ex Président   du musée du Louvre, Pierre Rosenberg,  illustre   bien l‘état d‘esprit de ce grand politique  sous-estimé. Et  je ne résiste pas à l‘un de ses derniers grands mots d‘esprit : „il y aura tellement de monde à mon enterrement, que j‘ai décidé de ne pas y aller.“ C‘est malheureusement d‘actualité.
S’il est parti sous les balles du Covid, et si malheureusement, nous savons qu’il y en a et qu il y en aura d‘autres, rappelons aussi  que 97% des patients en réchappent!

Restons donc calmes, appliquons les consignes et  conservons  toutes nos forces car il nous en faudra  de l‘énergie , quand viendra le temps de la reconstruction!
Je ne sais pas vous, mais, moi, j‘ai du mal à me projeter sur l‘après. Tous ces économistes, chefs d‘entreprises ou politiques qui viennent  déjà nous expliquer ce qu‘il faudra entreprendre, demain me paraissent un peu  hors du temps, voire inaudibles.  Et l’ Europe, le gouvernement, les banques centrales ont beau nous annoncer vouloir distribuer des centaines de milliards  ( en veux -tu , en voilà!) que l‘on n‘a pas  . Personne  , à ce jour, ne sait comment on pourra le financer tout cela demain!
Ce sera le grand sujet .
La vraie question est  donc d‘organiser dès la fin du  confinement, un sommet mondial ou , à défaut, européen dont l’objet sera de redonner une marge de manœuvre   aux  acteurs économiques ( états, entreprises, particuliers ..). C‘est sur principe  qu’il faut tenter de travailler et d‘avancer ensemble . Car les besoins seront  colossaux! Moi , je serai Macron, je demanderai à Sarkozy , lui qui avait si bien géré la crise financière de 2008, de commencer à mettre en place , à l‘initiative de la France ( mais c‘est souvent d‘ici que partent les grandes organisations mondiales: l‘Onu, l‘Uefa, l‘Unesco, l‘Oms, la CEE, les JO …) la plate forme de discussions et d‘échanges qui permettrait aux différents pays qui le souhaitent de coordonner et de mettre en place un système financier d‘investissement propre à  faire tous redémarrer…
La paix se prépare en temps de guerre!

Une guerre ou un choc de société que , pour une fois, n‘avait pas anticipé dans ses bouquins hors-normes notre Michel Houellebecq national . Lui qui , malgré sa petite taille , avait si bien su voir venir la montée de l‘islamisme radical , la fronde des gilets jaunes ou tout simplement le nihilisme de  nos  modes de vie urbains. Houellebecq le terrible à t‘il perdu sa vista contrairement à Nostradamus qui lui avait prévenu du  „ péril jaune“  ? Sauf que maintenant , l‘épicentre de la pandémie ( vous avez vu, à force de regarder  Monsieur Salomon, tous les soirs à 19h30 sur n‘importe quelle chaîne, il est partout , je parle comme lui, le professeur ) se situe en Europe !!!
„Il n‘y a eu aucun retard“ , „j ai comme ligne de conduite de dire tout ce que je sais , mais je dis aussi que je ne sais pas tout.!“ les mots d‘Olivier Véran sont taillés pour rassurer. Ils tombent à point nommé . Notre homme a le ton juste. Notre ancien Neurologue en-chef grenoblois n’ a pas son pareil pour calmer les nerfs de nos compatriotes. Et cela n‘est pas  de trop  par rapport  à ceux  plus froids égrenés par notre premier ministre qui  à force de vouloir se montrer vrai, transparent et clinique finit par nous faire penser qu’il a oublié d‘être homme ! L’ action , le courage n‘empêche pas  l’ humanisme. Au contraire , c‘est celui -la même qui le dirige!
Au delà des masques , des gels et des lits d‘hopitaux manquants ,  nous nous en sortirons aussi parce qu‘il n‘ y a rien de mieux en période d’épidémies que de se  raconter  des“  histoires
qui donnent envie de vivre!“ pour reprendre la formule dans Le Point de l‘écrivain  philosophe Peter Sloterdijk , qui  rajoute  „ comme le faisait , au temps de la peste au XVI eme siècle,  les tonneliers de Munich qui dansaient dans les rues de la ville comme pour ranimer l‘esprit collectif…“

Ce qui a de beau avec l‘esprit humain c‘est qu‘il n‘a pas de limite et qu‘il peut renverser des montagnes! Alors servons -nous en de ces ressources , c‘est le moment où jamais. Sartre disait: „ l‘homme n‘est pas ce qu’il a , il est aussi tout ce qu‘il n‘a pas et qu ‘il pourrait  avoir…“ .
Nous gagnerons.

Au fait , j‘ai à peu près compris pourquoi il y a eu tant d‘incompréhension, au moins au début en tout cas, entre Didier Raoult et certaines de nos belles huiles gouvernementales ( je préfère ne pas citer de nom!) … Oui , je crois l’avoir compris après avoir lu l‘article que  consacre  le JDD  au génie  marseillais du virus .
Je cite l‘article :“ Jeune , Raoult était fasciné , à partir de 1968 , par l‘université expérimentale de Vincennes. Quand il évoque  ces Foucauld, Deleuze, Baudrillard ,- des anarchistes qui ne respectaient plus rien- et qui , dans leur coin, ont fabriqué -la pensée la plus puissante qui soit-, l’autoportrait de groupe n‘est pas très loin.“
Plus loin dans l‘article du Journal du Dimanche,on peut lire aussi;
Raoult évoque le patronage de de Gaulle refusant d‘accepter l‘armistice. Son père a combattu „mitrailllette à la main“au sein de la brigade Alsace-Lorraine
de Malraux. „ Dans ma famille, il n’y a que des exemples de désobéissance. La question , c’est être digne de ceux qui nous ont précédés.“

Étonnez-vous , après de tels propos d’affranchissement et d’engagement,que  nos petits chefs zélés du conformisme et du politiquement correct  n‘aient pas envie de le mettre au pas cet esprit inventif et sauvage.. Sauf qu‘en l‘occurrence en période de crise, ce sont  souvent les courageux qu’il faut suivre  . Comme le dit le professeur de l’IHU Méditerranée : „Quand les gens tombent comme des mouches, ce n’est pas le moment de discuter méthodologie. On le fera quand la déferlante sera passée.“
Que rajouter …

„Il n‘y a rien de si conforme à la raison que ce désaveu de la raison.“
Pascal

Robert Lafont

[10] — Le 28 mars 2020

MICHEL ONFRAY, BERNARD TAPIE ET FREDERIC BEIGBEDER À LA RESCOUSSE !

Cela fait presque 15 jours qu’on est confiné, comme des rats, mais on finit par s‘y habituer. D‘abord, nous ne sommes pas des rats, loin s‘en faut. Nous avons un cerveau , un cœur, une éducation, des valeurs, des projets voire un idéal… Cela devrait suffire pour faire la différence ! Ce confinement, au début, il nous a sidéré, et maintenant qu‘on se l‘approprie, chacun, avec ses  moyens, il va ou devrait nous servir à changer, à progresser, à se ressourcer, bref à se projeter. Avec une question, la question : que voulons-nous faire au juste de nos vies ?

Pour la première fois , sans doute, de nos existences, et c‘est une chance par delà les drames humains, (déjà 2000 décès a ce jour rien qu’en France), nous pouvons quitter nos vies trépidantes et sans arrêt en mouvement ou occupés pour la plupart du temps pour enfin  arriver à nous poser ! Ce n’est pas neutre. N’était -il pas grand temps de le faire, entre nous, même si je mets de côté tous ceux qui, poussés par les magazines féminins, les Prima, Femme Actuelle ou je me sais quel Féminin Psycho, et se sont mis ces derniers temps furieusement et frénétiquement à la mode de la méditation justement. Exception faite donc de ces préservés du désordre du temps, pour la plupart d’entre nous, soyons honnêtes, c’est la première fois de nos parcours que nous le faisons ou pouvons le faire : ce fameux recentrage sur soi. À la bonne heure !


On a tellement accusé l’homme contemporain de ne se laisser plus  guider que par un instinct grégaire de consommateur zappeur exacerbé et sans vergogne. Cette période est-elle révolue ? Ce n‘est parce que les magasins se ferment que  les appétits se restreignent ! Sachons  profiter pleinement de cette période sans horaire, chacun à notre niveau. Car c’est une chance qui ne nous arrivera pas de sitôt ! Enfin, il vaut mieux l‘espérer !
Je ne serais pas surpris que, lorsque nous sortirons de cette période noire et assez particulière puisqu’elle bannit tout échange physique entre humains, ce qui est assez singulier, reconnaissons-le, que beaucoup d‘entre nous, individus, couples, entrepreneurs, artisans, chômeurs, fonctionnaires ou que sais je encore, finissent par voir les choses différemment , sur un plan plus large ou plus prosaïque, et qu’ils envisagent de changer de vie , de métier  voire  de comportement ou d‘etat d‘esprit ! Je suis sur qu’ils seine nombreux à vouloir s‘investir sur un nouveau projet., se mettre , par exemple, au service d‘un œuvre  utile , bienfaisante ou porteuse, . , s’investir sur une PME agro -alimentaire bio, voire , pourquoi pas, miser sur usine de fabrication de la chloroquine ( vous avez peut être vu , à ce sujet , que la derniere usine de fabrication , en France, de ce traitement peut-être miracle, détenue par les laboratoires Boiron  devant  bientôt fermer , en redressement judiciaire, ; Laurent Wauquiez , Président de  la region Auvergne Rhône-Alpes  propose opportunément d’y réinvestir. Une idée à étudier .. Sanofi produit  ses Chloroquine sur des unités à l’étranger.

La  fameuse quête  de sens  revient au premier plan, et c‘est une excellente chose mieux, .. elle nous tend les bras. La pandémie nous montre la direction. Le virus va nous obliger à nous décontaminer pas seulement du Covid mais aussi de nos idées vides , de nos instincts vulgaires, et de nos actions sans projet. Albert Camus n’ a pas  seulement rédige  „ La peste“, c‘est d‘actualité ! . Il a également écrit une très jolie  phrase , à laquelle je me réfère de temps en temps : : „je me suis construit en construisant un temple!“  . Vous pouvez la retrouver , dans mon premier édito , celui du premier numéro du magazine Entreprendre, en octobre 1983  . Pour  ceux que cela intéresse, c’est celui avec Tapie en couverture. Un Bernard Tapie , toujours aussi formidable par les temps de crise, (c‘est à ces moments que se révèlent  le mieux les tempéraments,) et qui, bien que très affaibli par la maladie, continue d‘ exhorter nos médias , Journal de France entre autres, d’expliquer aux gens , comment fabriquer , de chez eux, un masque de fortune. Il n‘a pas tord Nanard . C‘est aussi par des détails qu‘on arrive à sortir  victorieux des grandes guerres. Quand serait advenue la Libération sans tous ces petits actes de bravoure et de résistance dans nos territoires et maquis! . Sans eux, elle  aurait été plus tardive et bien plus coûteuse en hommes et matériels. Pour sauver des vies, tout est important !

Bien sûr avec Michel Onfray ( Le Figaro du jour), on peut être certain que cet enfermement va et aussi sûrement être  vécu   , malheureusement, pour de nombreux foyers comme des déchirures ou des symptômes de malaise  plus profond ou larvé  ! „Cette épreuve va casser pas mal de choses et de gens…On ne passe pas impunément et si brutalement d‘une société du bruit partout, de l‘hyperactivite tout le temps.., au silence , au calme à l‘isolement sans que tout cela n‘entraine de terribles dommages..“ (sic)
C’est sûr . Et qu‘il  faudra chercher à réparer. Tant on a flatté  , dans nos sociétés, ces derniers temps plutôt les mauvais côtés des gens ( pour mieux les tenir ou les manipuler?) les bas instincts, le côté voyeur , le fameux rire de dérision  ( tant vilipendé,  à juste titre d’ailleurs,  par Frédéric Beigbeder dans son dernier livre, excellent jusqu’à la moitié. À la fin, il ne parle que de lui , et franchement il tombe dans ce qu‘il dénonce: l‘‘étroitesse . Ce n‘est pas grave! Le début du livre reste un régal)  . Tout cela va-t’il  passer de mode? C‘est à souhaiter même si je n‘y crois guère , tant le fleuve coule toujours du côté de la pente la plus facile!

Je voyais , hier , un extrait de l‘émission culte du sans vergogne  Yann Barthes , Quotidien., pour ne pas le citer. L‘une de ces émissions qui, sans prendre au sérieux, fait ou défait l‘opinion , l’air de rien et sous couvert de rire, de dérision et vannes faciles ou de branchitude!  C‘est l‘époque ! Acceptons-le mais qui sait, tout cela ne va-t‘il pas non plus avoir tendance à se  démonétiser comme diraient les économistes distingués.


Bizarrement , cela se voyait à son visage. Le regard de Yann semblait , d‘un coup, devenu   blafard, ( peut être l’effet du confinement?)le ton désabusé, même les vannes résonnaient moins … quelque chose s‘est-il cassé. ? Ce type de dérision  comique marchera -t’il encore après, comme avant.  C’est une question que je pose , parce que nous vivons tous une tragédie., mais   aussi, parce qu‘on va changer d‘ ambiance , de style , de valeurs. Le jouet , la  facilité, est peut être derrière nous  . L‘heure est – elle encore  aux enfants gâtés. ? Ou  les. temps nouveaux pousseront-ils aux esprits  entraînants et positifs pour l’homme et l‘humanite? Je n‘ai pas la réponse…

Après cette crise,on peut simplement souhaiter que  chacun retrouve un peu plus, medias compris,  , le sens de la mesure et la valeur des choses .. Bon , on va pas demander l’impossible à tout le monde et par exemple  à  Mr Martinez , de la CGT, d‘en avoir de la mesure!  Car il n‘en n‘a jamais eu. Et ce n‘est pas maintenant qu‘il va  commencer. Mais demander , en pleine  période de confinement, au agents du service public de réfléchir à la possibilité de se mettre en grève. C‘est non seulement ridicule,  inepte mais avant tout   indécent  … surtout quand des vies sont menacées .

Je préfère nettement  Onfray, à ce tintamarre, car lui ne se contente pas de philosopher, il essaye  aussi de se l‘appliquer  sa philosophie avec un parcours de vie qui m‘a pas été facile ( AVC, crise cardiaque, épouse décédée d‘un cancer..,) je vous en passe et des meilleures. Alors vous allez me dire, il en parle de ces malheurs, pour les instrumentaliser et faire qu‘on le regarde d‘un autre œil. Eh bien oui , je regarde toujours d‘‘un autre œil un artiste qui sait de quoi il parle , en l‘occurrence ici de la maladie et la souffrance, d’avantage qu’un écrivain évaporé qui n‘est jamais sorti de son Hotel  particulier. Je ne vise pas  en l‘occurrence Proust mais plutôt les commentateurs en chambre… Onfray , lui, est un type formidable parce qu‘il résiste . Aux pressions, au politiquement correct, voire même aux avantages.. et que , par les temps qui courent , ceux qui professent la résistance et l‘appel à la volonté de chacun n‘ont pas de prix .Ils valent même de l‘or. Il faut les faire parler tous les jours , ces professeurs d‘abnégation et de résilience  On peut citer Finkelkraut aussi, ou Cyrulnik , il y en a bien d‘autres…

„La volonté ne peut pas tout, mais elle ne peut pas rien, car elle peut beaucoup. Dans une époque où la volonté n‘est plus enseignée et où l‘on recourt à des béquilles…il faut rappeler que le Vouloir est une puissance qui se construit comme un outil efficace et performant“ Michel Onfray.


[9] — Le 27 mars 2020

LE GRAND RAOULT, HIDALGO ET RENÉ MONORY...

Une bonne nouvelle, mais il en aura fallu du temps, l‘autorisation par le ministère de la santé du recours à la chloroquine, à été enfin autorisé hier soir par décret ministériel. Réjouissons-nous en, les bonnes nouvelles ne sont pas tant légion, nos appels ainsi que ceux de nombreux médecins ont fini par payer, mais on n‘est pas passé loin d‘un scandale absolu tant notre technocratie a semblé paralyser  face à une initiative qui , répétons -le , ne présentait aucun risque. Désormais, Didier Raoult fait la une de Paris-Match, et il n‘a plus besoin d‘être soutenu à bout de bras. C’est une bonne chose mais  on a frôlé le pire…

Le gouvernent n’ a semble-t-il, dans cette affaire, pas voulu continuer à prendre, face à la pression  de l’opinion publique,  le moindre risque, et d‘être accusé d’avoir avoir mis des bâtons dans les roues au fameux traitement. Tant mieux, d‘autant qu’il se doit être administré au début en non pas a la fin! Contrairement  d‘ailleurs à ce que le vaste essai clinique, baptisé Discovery, et effectué auprès de  3200 patients  à travers 7 pays mais  qui donc n‘aura pas  beaucoup d‘intérêt,  puisque le traitement ne sera administré qu’ à des patients gravement atteints! . Mais à quoi et comment réfléchissent nos belles huiles censés nous diriger et veiller sur nous ?
Ou alors, nous ne savons pas tout..

Une fois la crise terminée, Il faudra ne pas oublier de s‘interroger sur la manière dont nous sommes dirigés collectivement . Et ce n‘est pas un problème de Macron ou pas Macron ! !Ce n‘est pas non plus un problème de droite et de gauche. Plus grave, il s’agit d’ un problème de  la technostructures et de sa composition uniforme!  L‘appareil  d‘Etat, en France notamment, est il devenu à ce point  pléthorique, complexe, ou   enchevêtré pour que plus personne ne semble en voie de pouvoir  le diriger , trouver des responsables et avoir  réellement de prise . On l‘a vLe quotidien du résistant 9 de Robert Lafont (27 mars 2020

Une fois la crise terminée, Il faudra ne pas oublier de s‘interroger sur la manière dont nous sommes dirigés collectivement . Et ce n‘est pas un problème de Macron ou pas Macron ! !Ce n‘est pas non plus un problème de droite et de gauche. Plus grave, il s’agit d’ un problème de  la technostructures et de sa composition uniforme!  L‘appareil  d‘Etat, en France notamment, est il devenu à ce point  pléthorique, complexe, ou   enchevêtré pour que plus personne ne semble en voie de pouvoir  le diriger , trouver des responsables et avoir  réellement de prise . On l‘a vu dans l‘affaire des masques ou des gels . Tout remonte à l‘Elysee . Et comme tout remonte en même temps, tout le monde se couvre et ersonne ne décide. Sauf notre jeune président , mais celui-ci, ne peut pas tout faire non plus! Décentraliser, responsabiliser, autonomiser , devra être une ou la priorité de tout nouveau pouvoir  !
Nous n‘en sommes pas là !

Faire appel aux scientifiques, ou aux experts, („les experts , on leur fait dire ce qu‘on veut!“ disait  déjà en son temps ce vieux matois de François  Mitterrand ,qui, du reste, ne s‘en est pas privé  Le Ni-Ni , vous souvenez!? Non, non! Ah bon..,)c‘est très bien et à condition de garder une vision d‘ensenble. Pour nos petits esprits d’aujourd’hui , biberonnés aux cours de  l‘Ena ( qui n‘ont pas de cours  dHistoire de France )ou aux courbes des sondages d’opinion, et  dont, phénomène aggravant, les seuls stages  professionnels qu’ils ont fait , restent ceux exercés dans un cabinet de sous -préfecture avec toutes les cocardes et passe droits qui s‘y rapportent . D‘autant que personne ne sait ce que le jeune Énarque en stage va devenir . Un Chirac, un Devaquet ou un Fabius! Ça mérite un certain respect! On ne sait jamais pour l‘avenir. Il faut toujours ménager les montures qu‘on vous présente, surtout quand elles peuvent gagner l‘Arc de Triomphe un jour!  Une drôle  de manière de se frotter à la vie. Etonnnez-  vous après que notre élite se retrouve coupée du peuple et de la vraie vie. Ce n‘est pas de leur faute finalement! Mais  plutôt celle de notre mode de sélection..
Observez bien , il n‘y a même plus et depuis des lustres , un commerçant, un agriculteur oui petit artisan au gouvernement.de la République ! Même plus un garagiste de Loudun  , comme René Monory, à s‘assoir à la table du gouvernement le mercredi ! C‘est dommage, lui au moins , a t‘il fait la libération des prix et de la baguette, vous vous en souvenez, c‘était sous Giscard! En fait, comme toujours,  c’est le bon sens qui manque le plus. Et cela se voit encore d’avantage lors des crises soudaines et imprévisibles , comme la nôtre!
Encore qu‘imprevisibles? Il y a à dire …Pascal Praud, qu‘on  voit  décidément de plus en plus et à juste titre sur les  petits écrans, faisait rediffuser , hier soir,  une interview de notre ami Didier Raoult , et qui devait dater d‘au moins 12 ans. On pouvait entendre  notre ‘émérite professeur de l‘‘IHU Méditerranée venir expliquer que la diffusion d‘une bactérie ou d‘un virus inconnu et nouveau  nous pendait au nez et que nous étions pas,  déjà , équipés pour y faire face . C‘était au moment de la grippe aviaire je crois.. il y eu donc  bien des signaux avant coureurs Et sans s’appeler Elisabeth Teissier , s’ il y a bien un domaine où le principe de précaution, cher à Jacques Chirac, doit s‘appliquer c‘est bien celui de notre santé, celui de la médecine préventive pour les cas de pandémie mondiale comme celle que nous connaissons . D’autant qu’il y en a eu d’autres: grippe espagnole, stras,  grippe aviaire, H1N1 .., Ce n’est donc  pas totalement inattendu! Nous sommes aujourd’hui rendus, rendez vous compte, au chiffre de 3 Milliards d‘humains confinés. Du jamais vu sur la planète, une bonne nouvelle pour Netflix ou les jeux vidéo!
On se demande vraiment quand et comment le scénario de ce film catastrophe à grande échelle va t‘il se refermer . Il faudra, comme. me le glisse au téléphone l‘Economiste Nicolas Orsoy arriver à faire toute la lumière sur les causes de l‘origine de propagation de ce virus. Le fait qu‘il soit sorti à Wuhan, ville chinoise où est situé un vaste laboratoire d‘étude sur les virus et la guerre bactériologique, n‘est pas neutre non plus! Il faudra faire la lumière, dès que cette pandémie sera arrêtée. Ce n‘est pas la priorité pour l‘instant. Une mauvaise manipulation de laboratoire,   quelqu’elle soit volontaire ou malveillante n‘est pas à exclure… La folie de l‘homme est  parfois sans limite, surtout lorsqu’elle n‘a besoin , pour  pouvoir s’exercer, que du bon vouloir d‘un seul individu ! Il suffit pour s‘en convaincre de lire les pages des faits divers de Détective ou Crime magazine. L‘imagination de l‘homme est sans limite. Dans le bon , mais aussi dans le mauvais sens..,
Je vous parlais tout à l‘heure du journaliste Pascal Praud  Celui – ci ne peut être tout à fait mauvais. Je me souviens , anecdote , mais il en faut,  qu’il y a une quinzaine d‘années environ, il m‘arrivait de boire un café   avec lui du côté de la très chic avenue Montaigne à Paris dans la brasserie L‘Avenue  justement, , où nous refaisions le monde en compagnie de Gilles Favard ( devenu depuis un excellent commentateur foot de L‘Equipe TV ) et que Pascal , journaliste sportif a l’époque, , était aussi un  dingue  de livres  et d‘ouvrages de société  . Dans ces années, , il se passionnait pour l‘histoire des poilus et de la guerre de 14… un tel terreau ne peut pas ne pas s‘avérer être fertile pour la suite  de ses raisonnements . On le voit aujourd’hui où c‘est la sous-culture historique qui manque le plus à nos jeunes animateurs des chaînes d‘info en continu. C‘est un autre sujet!

Hier soir , on apprenait que Michel Hidalgo nous quittait. À 87 ans, et apparemment sans lien avec le Covid., le  tenant du beau jeu à la française aura  mené les tricolores à ce qui reste la première victoire d‘une équipe de France dans une grande compétition internationale:de football ; en l’occurrence le championnat d‘Europe des nations en 1984. Je faisais partie des chanceux à avoir pu assister au Parc  des Princes, placé juste derrière le gardien espagnol Arconada , resté célèbre pour  sa boulette  qu’il fit en laissant passer entre ses jambes le ballon tiré sur le coup franc  de Maestro Platini . Il nous fallait un petit coup de pouce. Le destin nous l‘a donné , contrairement à la soirée de  Séville en 1982 contre l‘Allemagne. Ce soir la, les Dieux n‘étaient pas avec nous. Dans la ville des corridas ,  le torrero francais n‘etait pas en veine pour venir à bout de l‘inépuisable  taureau allemand. Encore étudiant, j’ ai vu le match dans un café au quartier latin. En rentrant  chez moi, j‘apprenais , sur mon répondeur téléphonique, que mon grand père était décédé dans un hôpital de Pau…il y a de meilleurs souvenirs dans la vie. Hidalgo, lui , est parti  avec ses idées, le beau jeu, la bienveillance, l‘enthousiasme
Écoutons-le parler:“ je n‘ai jamais parlé à mes joueurs de résultat . Jamais! Je leur ai toujours dit de penser au jeu, les résultats viennent alors d‘eux-mêmes. „ (sic) Mourir pour ses idées ? D‘accord  , mais de mort lente!
On parle toujours de charisme. Hidalgo, son génie, c‘est d‘en avoir donné à ses joueurs l‘envie de se surpasser! . Demandez à Tigana, à Giresse ou à Genghini  ce qu’ils étaient avant  d integrer le Carre magique!des Bleus ! Platini. Lui, par contre, il aurait  réussi partout ! C’est d’ailleurs ce qu‘il fit!
Il nous faut des gens qui réussissent partout ! Ou alors de ceux qui font réussir les autres !
ROBERT LAFONT

„ Deux choses instruisent l‘homme de toute sa nature: l‘instinct et l‘expérience“


[8] — Le 26 mars 2020

L‘INCROYABLE COURRIEL QUE M’ENVOIE, HIER SOIR, LE PROFESSEUR RAOULT…
 
Hier, à 22h38 très précisément, le professeur Didier Raoult, l’éminent infectiologue, le professeur marseillais aux cheveux longs que toutes les télés du monde entier s’arrachent en ce moment, prenait le temps, « malgré un emploi du temps démentiel » (je cite) de m’envoyer un courriel d’une vingtaine de lignes environ afin de me remercier de donner écho à ses différents travaux et résultats sur la chloroquine, travaux qui font tant parler d’ailleurs. Et de m’indiquer en substance également… faire « l’objet d’une cabale politique et médiatique orchestrée en “sous-mains” par l’ancienne locataire du Ministère de la Santé et de son successeur… ». Bigre !

J’ai eu besoin de relire plusieurs fois le mail de Didier Raoult et son contenu, car j’avais du mal à y croire. Je ne connais ni d’Eve ni d’Adam, l’éminent professeur marseillais, je ne l’ai jamais rencontré, ni jamais eu au téléphone ou par mail. En revanche, c’est vrai, je l’ai très vite perçu, à tort ou à raison, comme un messager de l’espoir. Et c’est vrai que, j’ai eu un peu du mal, je le reconnais, à me faire une raison face aux critiques qui le submergeaient ! Compte tenu de son parcours, de sa position, de ses résultats, de son franc parler et de tout ce qu’il a fait, j’avais du mal à le prendre pour un charlatan ou un amateur. Si du reste, cela avait été le cas, expliquez-moi comment il peut encore diriger un IHU, celui de Marseille, avec une telle réputation mondiale sur les maladies infectieuses ? Et comment un tel établissement peut-il continuer à recevoir des millions de subventions ? Il y a dans cette possible contradiction comme un hic, un très gros hic, qui me gêne vraiment.

C’est de notoriété publique également : Didier Raoult faisait partie (encore en janvier dernier), au début de la crise, de ce fameux Comité Scientifique dont on nous a tant parlé, et sans lequel aucune grande décision à l’Élysée ou à Matignon n’ont été, semble -t-il, prises pour parer à la crise sanitaire. Il était donc, au moins jusqu’il y a quelques semaines, un homme considéré par nos dirigeants comme quelqu’un de fiable et dont l’avis importait au plus haut point puisque faisant partie des sommités du comité scientifique. Des lors, qu’a-t-il pu se passer depuis ? De quand date la fracture ? Pour quelles raisons à-t-il démissionné ou, mieux, s’est-il fait démettre dudit Comité ? Pour l’instant, on ignore tout de ce qui s’est passé.

La seule chose que l’on sache, c’est que notre franc-tireur ne validait pas toutes les décisions prises. Peut-être prônait-il, dès le début, et c’est probable, l’adoption d’une stratégie à la coréenne ou à la taïwanaise avec un recours massif aux tests et un confinement réservé seul à ceux identifiés comme contaminés. La solution pouvait s’envisager. Elle avait le mérite d’avoir fait ses preuves, au moins dans ces pays, mais encore fallait-il pouvoir disposer d’un nombre suffisant de tels tests. C’est là visiblement que le bât blesse. D’où le recours à une stratégie : celle décidée par le gouvernement avec l’appui et l’éclairage de notre Comité Scientifique, Didier Raoult mis à part…

Jusque-là donc, rien de choquant : deux thèses qui s’opposent, c’est assez classique même face à des événements graves, et un gouvernement, qui face à l’urgence, se doit prendre des décisions. Et personne ne peut le lui reprocher. Quant à ses intentions non plus, personne ne peut imaginer un instant que l’intention des hommes qui nous dirigent n’est pas de sauver un maximum de malades dans un minimum de temps et de sécurité. Parfait, mais là où c’est dérangeant dans ce que me dit Didier Raoult dans son courriel d’hier, c’est quand il se met à parler de « cabale politique ». Car là, on n’est pas dans un scénario du feuilleton de Canal type Baron Noir, avec coups bas et pièges tordus à n’en plus finir.

Non, nous sommes le 26 mars 2020 dans la vie réelle avec à ce jour et rien qu’en France, 1331 décès et 24920 cas avérés de contamination ! On est donc directement dans la préservation et le sauvetage de nos vies ! Et on ne plaisante plus, tous les moyens utiles pour sauver des vies se doit d’être envisagé. Ce n’est plus de l’idéologie, mais la nécessité prosaïque de sauvetage et de cas de force majeure.

Qu’un savant, aussi génial soit-il, se prenne les pieds dans les chausse-trappes de la politique, c’est envisageable, cela se comprend ! Chaque monde a ses codes et ses usages. Celui de la science a besoin de rigueur, de vérité, de patience voire de discrétion, et est sûrement à l’opposé de celui de la politique avec ses calculs, ses roueries et ses manigances. Soit… Admettons aussi que les manières, le style et la façon de notre savant de la Canebière ne conviennent pas non plus au petit monde feutré et entre soi des technos qui nous gouvernent. Je l’admets aussi.

Mais dans la crise, ces considérations n’ont pas lieu d’être ! Au contraire, il vaut mieux encourager, et favoriser toutes les initiatives porteuses d’espoir. Et là, patatras, on a le sentiment, qu’en haut lieu, on fait l’inverse. D’où le malaise ! Que reproche-t-on au juste à Didier Raoult ? Ses cheveux longs, son caractère entier, son tempérament indomptable ou d’avoir eu raison avant tout le monde ? Ce qui en soi serait une bonne nouvelle sans disqualifier pour autant ceux qui, chez nos gouvernants, ont pris la décision opposée. Il n’est jamais trop tard pour changer de braquet. Surtout, lorsque de nombreuses vies en dépendent.

À un moment où la crise prend des proportions inégalées, au moment où plusieurs milliers de compatriotes, et je ne parle pas du reste du monde, sont en train de mourir, faute de traitement, ne pourrait-on pas offrir à ce Professeur, un accueil d’avantage positif ? C’est cela qui est choquant. Et je ne veux même pas aller sur le terrain glissant des accusations faciles à l’encontre d’Agnès Buzyn, et de la collusion possible avec son mari, directeur à l’INSERM. Parce que là, cela ne serait plus seulement choquant mais ignoble. Et je ne peux l’envisager…

Répétons-le, nous n’avons pas d’autres thérapies à ma connaissance, à ce jour, à opposer à ce terrible Covid 19, qu’avons-nous donc à perdre, pour reprendre le mot de Trump (une fois n’est pas coutume), qui, en l’occurrence, ne nous a pas trompé à diffuser plus largement ce fameux traitement à base de chloroquine. Cela, je ne me l’explique toujours pas ! De même que je n’ai toujours pas compris pourquoi Édouard Philippe, réputé intelligent, n’autorise pas son recours sauf pour les cas graves voire désespérés. C’est incompréhensible. Alors qu’on peut lire que la chloroquine pour faire de l’effet, doit, au contraire, être administrée au début de la maladie. Il reste des zones d’ombre troublantes. Ou alors, on ne nous dit pas tout. Et c’est encore plus inquiétant.

En attendant, de plus en plus de grands professeurs ou médecins semblent se rallier à l’emploi de la chloroquine, faute de mieux, mais c’est toujours au moins un espoir. A l’instar des déclarations pressantes du professeur Perronne sur YouTube, hier soir. Regardez-les, vous ne pourrez plus voir les choses de la même manière.

Un qui ne se laisse pas démonter, par la sidération du moment, en ce moment, c’est Nicolas Dupont-Aignant qui semble vouloir très vite remonter à cheval. Tous les soirs, son dialogue avec les citoyens sur Facebook est de plus en plus suivi. Un dialogue inégal mais toujours instructif, je vous le conseille également. En dehors de toute considération politique…

Ne l’oublions pas, dans cette formidable épreuve à laquelle l’humanité tout entière est confrontée, c’est aussi notre capacité à espérer et à se projeter dans l’avenir qui seule nous maintiendra debout et nous permettra de relever le défi. On ne gagne pas un match si on ne se met pas totalement en position de le gagner. Le temps est au courage, à la résistance et aussi aux projets.

« Nous courons sans souci dans le précipice après que nous avons mis quelque chose devant nous pour nous empêcher de le voir. »
Pascal


[7] — Le 25 mars 2020

PHILIPPE JUVIN, VALERY GISCARD D’ESTAING ET AUSSI VOLTAIRE !

« Il faut produire très massivement de la chloroquine… » Ce n’est pas moi qui le dit cette fois, mais Philippe Juvin. Le chef des urgences à l’Hopital Georges Pompidou de Paris lance , à son tour, un  appel d’urgence face à la lenteur de réaction des pouvoirs publics en la matière! Ceux-ci feignent d’oublier que face à l’urgence, la tempérance et la prudence ne sont pas bonnes conseillères et deviennent parfois  des boulets. Comme  le dit Donald Trump , pour une fois avec raison: „ dans cette affaire du chloroquine, on n’ a rien à perdre…“ et même tout à gagner. Puisqu’on n’a rien d’autre sous la main.

Avec 2 milliards d’êtres humains désormais assignés à résidence, le monde est en train de connaître une situation d’ampleur méconnue. Je ne parle même pas du désastre économique, on aura tout loisir d’en parler… tant la priorité est à l’urgence sanitaire et psychologique dont il faudra aussi  se rendre compte ..Même si cette dernière reste , par définition, encore invisible …Elle est bien là !

Face au virus et au confinement, nous devenons devenir des résistants . Un peu à l’image de cet Astérix qui nous symbolise bien et dont l’un des deux pères Maurice Uderzo vient de nous quitter, à 92 ans et par Toutatis ! Astérix, magnifique héros avec son compère Obélix, représentant d’un certain esprit français empreint de caractère unique, indomptable et toujours indestructible face aux plus grands dangers. C’est en ce moment qu’il faut s’habituer à se forger à d’avantage de volonté, d’abnégation ou de courage, comme celui dont font preuve tous ceux qui sont obligés de travailler actuellement auprès des malades. Face à l’épreuve de la maladie, restons irréductibles !

Le report des JO, l’effondrement de la bourse, la mise sous tutelle de bien de nos organisations n’aurait pas trop d’importance si nous avions  le sentiment d’être dirigé de manière sage, ferme et cohérente. Le temps n’est certes pas aux polémiques , mais gardons   à l’esprit que nos concitoyens attendent beaucoup en la matière.

Après cette crise, il sera temps de s’interroger sur la lenteur d’une administration de la santé pléthorique et inefficace .(les deux sont souvent liés) . Rendez-vous compte! Trois semaines après le début de l’épidémie, certains de nos personnels de santé restent  toujours en manque  de masques . Le coup de gueule  retentissant, hier sur Sud Radio (« Parlons vrai ») du représentant des médecins, un certain Jean -Paul Hamon était poignant : « à quoi servent toutes ces agences de Santé régionales , ces ARIST, avec tous ces  cadres avec bagnoles de fonction et salaires à la clé et qui ne sont même pas capables de venir à bout de ce problème élémentaire de masques“  .Hamon a raison , et ce n’est pas du poujadisme mais du bon sens. La remise à plat global de l’organisation de l’Etat sera un des principaux sujets le vaste remise à niveau que notre pays devra entreprendre dès la „ Libération“ , s’il veut repartir du bon pied !  Ce ne sera pas le seul !

Nous ne sortirons pas intacts d’un tel guêpier . Individuellement, beaucoup se rendent compte, à la faveur de ce temps libre offert et propice à la réflexion et aux projections , que la vie, leur vie n’est pas tout à fait ce qu ils auraient  voulu en faire . Beaucoup d’energie, pas mal de stress, et souvent un emploi du temps démentiel pour arriver à quoi? À des frustrations souvent , des résultats mitigés et une vie finalement cahin-caha mais au total pas toujours si géniale que ça ! Comme le disait hier l’écrivain  corrézien Denis Tillinac, grand chantre de Jacques Chirac et aussi du retour à la campagne ( ce n’est pas incompatible) : „ des ingénieurs découvrent , avec le télétravail , qu’ils sont aussi bien pour travailler dans une fermette à la montagne que dans des bureaux aseptisés d’une tour de 20 étages sur le parvis de La Défense!“ .

On a les rêves qu’on peut! Mais  une chose est sûre, cette longue période de résilience va signifier pour beaucoup d’entre nous une profonde remise à plat de nos modes de vie et donc de nos modes de travail . L’avénement du home office  ( travail à la maison) semble inéluctable . Vous connaissez, pour rire un peu en cette période de disette de plaisanteries , la blague , racontée  hier soir sur CNews par Éric Zemmour sur la secrétaire obligée de  se mettre en télétravail . Du coup , comme elle ne peut plus se déplacer pour faire le ménage, elle appelle sa patronne pour lui expliquer ce qu ‚elle doit faire et comment se servir de l’aspirateur!“ ( rires). Finalement, on s’aperçoit que Zemmour n’est pas autant le  diable qu’il y paraissait.. Il dit pas mal de choses vraies Est-ce la présence à ses côtés du sémillant Marc Menant. Un formidable narrateur celui-la , le nouvel Alain Decaux qui met la grande Histoire de France à la portée de tous! Un garçon charmant . Je me souviens qu’un jour, il m’avait fait du  phares en voiture du côté de Beaugrenelle, pour me prévenir que je roulais avec le coffre ouvert. Vous vous souvenez, c’était  la belle époque, celle où on pouvait rouler comme on voulait sans être rappelé à l’ordre  en permanence par ces bip bips intempestifs qu ‚il y adeormais sur tous les modèles des qu’on ne fait pas quelque chose… Et je vous épargne mon indignation sur le fait que désormais aucun constructeur ne nous permette d’eciurer vos CD . Que vais -je faire de mes vieux compact Discs de Debussy ou de Demis Roussos !

Cette crise peut être un mal pour un bien. Elle sera ce que nous en ferons! N’avons nous pas, chance inouïe, de disposer en France d’un territoire de cocagne, le pays au 350 fromages ( donc pays ingouvernable?) ou l’on produit tout ou presque ( sauf des machines respiratoires!) , où l’on sait tout faire ou presque ( même  si c’est souvent en ordre  dispersé et en trop petites séries  la plupart du temps ) et où , atout non négligeable par ces temps à venir de surpopulation), avec des densités de population encore faibles , avec des petites villes ou villages en voie de désertification.
Avec l’essor du numérique et du TGV, cette France des petites villes ( celle des ronds -points?) reste un terreau magnifique si on veut se donner les moyens de la faire repartir. Vous imaginez, ne serait-ce qu’au plan immobilier, les maisons ou fermes que vous pouvez acquérir dans le  Lot ou en Indre -et -Loire pour le prix d’un deux pièces dans le XV eme arrondissement  de Paris  Des opportunités dont peu de pays peuvent autant se prévaloir que nous d’autant qu’en plus , les possibilités de financement ( pour la reconstruction?)vont être démultipliées… Libres  à vous de savoir les exploiter…

Et je ne parle pas ici du seul potentiel agroalimentaire , le « pétrole vert » de la France comme l’avait dit un jour, prémonitoire, Valéry Giscard d’ Estaing qui, malheureusement n’avait, à l’esprit, qu’une vision macro économique (l’euro, l’Europe, les télécoms…) au détriment d’un projet d’avantage terrain ou micro-économique (on n’enseigne pas à Polytechnique le ressenti des individus, celui qu’on ne voit pas dans les chiffres). C’est pourtant le moteur de nos sociétés , celui de notre tissus micro économique, artisans, PME, ETI. Giscard, donc, esprit brillant s’il en est mais par trop conceptuel, préféra inventer, l’impôt sur les plus-values, la taxe professionnelle et aussi l’alourdissement massif de nos charges sociales pour venir  financer le chômage de masse. Un contre sens majeur que nos amis allemands se sont biens gardés de commettre… Au lieu de se fier aux économistes en chambre, il aurait mieux fait de discuter avec son  patron de bar PMU  à Channonat ! Il a préféré offrir le café croissant dans des tasses de porcelaine Bernardaud de Limoges sous les lambris dorés d’un salon XVIIIème de l’Elysée pour illuminer, l’espace d’un instant, la matinée de  deux préposés au nettoyage,  immigrés de surcroît, qui n’en demandaient pas tant et qui finalement s’interrogèrent pour savoir pour savoir dans quel cirque local ils étaient tombés ce jour-là ! Un vrai barnum… sans parler du tohu-bohu médiatique qui en suivi.

L’heure n’est plus aux  tours de passe passe ni aux illusions.

Redéfinir nos atouts, libérer nos initiatives partout , les start-up mais aussi les micro- initiatives , en décentralisant, en régionalisant dans les villages pour que les gens en se réalisant , réalisent aussi leur rêve ou tout simplement leur projet de vie. C’est sans doute le plus beau virage que nous pourrions prendre collectivement et individuellement pour rebasculer , à la sortie de cette crise , sur une  ère  nouvelle . Pour reprendre là encore le mot de VGE lors de son discours d’intronisation à l’Elysée en 1974. Mitterrand, le grand battu, tapi dans son appartement avec vue sur le Luxembourg n’avait plus qu’attendre que le fruit du pouvoir soit suffisamment mûr pour tomber et le  ramasser. Son seul adversaire finalement a l’époque était Rocard. On sait ce que le chat fit de la souris!

Pour finir Candide, Voltaire concluait, je crois, par : « Cultivons notre jardin ! »
Cela n’a jamais été autant d’actualité.

Robert Lafont
25 mars 2020


[7] — Le 24 mars 2020

CHLOROQUINE : PERSONNE NE REPROCHERA AU GOUVERNEMENT DE CHANGER D’AVIS PARCE QUE NOUS N‘AVONS PLUS LE DROIT D’ATTENDRE…

Décidément, ce printemps a une drôle de saveur. Il est magnifique, coloré, illuminé avec quelques bourgeonnements éclatants, mais nous ne pouvons  guère en profiter. Cloisonnés physiquement et  psychologiquement tant que nous n‘aurons pas clairement en vue cette porte de sortie qu‘on annonce, sans le savoir vraiment, qui en avril, en mai, juin ou à la Trinité !
Sur le sujet, le gouvernement gagnerait à être d‘avantage parcimonieux . Chaque jour, pourtant, un ministre y va de son petit couplet, ne rechignant pas à dire le jour l‘inverse de ce qu’il disait la veille à l‘image de Jean-Michel Blanquer par exemple. C‘est maladroit. Quand on ne sait, mieux vaut se taire… même quand on est au gouvernement ! Un vrai tango argentin !

Pourtant,  par ces temps troublés de propagation du virus et de rumeurs, nos populations n‘ont jamais eu autant  besoin  que de cohérence et de calme. Ne serait-ce aussi pour rasséréner les foyers de ceux qui vivent dans des espaces étroits sans même parler des raisonnements qui peuvent le devenir aussi ! Allez savoir !
Soyons positifs, c’est important pour résister ! Ce confinement forcé peut aussi avoir du bon.
Regardez au plan économique ! Steve Jobs ou Mr Mantelet, l‘inventeur de Moulinex, n’ont-ils pas lancé leur épopée industrielle, tous les deux confinés. L’un dans son garage (Apple) et l’autre dans sa cuisine pour imaginer le presse purée pour sa femme. Par ces temps de disette gastronomique, n’oublions pas que Jacques Borel a lancé ses restoroute apres avoir réussi son premier self service rue la Boetie à Paris, n’hésitant pas à faire la vaisselle, chaque soir. Travail oublié que certains d‘entre nous recommençons à faire, depuis que les supermarchés sont en rupture de stock de liquide pour lave vaisselle, ce que j’ai malheureusement pu constater ce jour dans un Intermarché. À ce propos, arrêtez de vouloir faire les courses tous les jours, ce n’est pas une promenade de santé. C’est même tout l‘inverse. C’est la sortie du risque ! Faites le seul et une fois par semaine ! C‘est dit , je n’y reviendrai plus. C‘est ma contribution à la diffusion du bon esprit public.

À propos d‘esprit public, à la télé, Nefertiti, les Secrets d‘Histoire de Stéphane Bern, c‘est pas mal du tout. Mais franchement, on peut viser plus haut ! Je ne comprends toujours pas pourquoi on n‘essaie pas de nous repasser des grands films ou des émissions de référence sur la philosophie, les sciences, l‘éducation ou la culture. C‘est le moment où jamais ! Vous vous rendez compte, il n‘y a plus de foot ! Du jamais vu même si L Équipe TV nous remet ce soir pour la 252 eme fois le match France Allemagne de Séville en 1882. À croire qu‘on est maso et qu‘on aime quand on perd ! Moi, je ne le regarde pas, ça fait trop mal ! Remettez- nous plutôt le France Allemagne de Marseille quand on a gagné, à la surprise générale, au Vélodrome au dernier championnat d‘Europe. Oui le dernier,  car le prochain Euro, il est remis aux calendes grecques. Remis à juste titre, et je suis d‘accord avec Mourad Boudjedall, l’ancien patron charismatique du RC Toulon, lorsqu‘il dit se moquer de savoir la date de reprise du Top 14 alors même qu‘on ne sait toujours pas combien nous allons pouvoir épargner de vies face a ce terrible virus. Il sera toujours temps, à la Libération du confinement, de se reposer ce type de question…

En attendant, on aurait peut être pu organiser des matchs en huis clos retransmis en direct tous les soirs.cela en aurait occupé beaucoup ! En prenant toutes les précautions bien sur, prise de température à l‘entrée pour joueurs, arbitres, entraîneurs, et aide soignants…
Vous avez vu à propos, à Marseille, ils ont laissé l‘ hôpital de la Timone tester gratuitement pour le Covid-19 les personnes fébriles. Hier, il y en a eu 300 ! Une bonne idée, si seulement on avait assez de tests. Ce que je suis incapable de vous dire. Sur le nombre de masques, de tests disponibles, c‘est toujours le grand flou semble-t-il ! Quand il y a du flou, il y a un loup. On ne va plus ne retenir de Martine Aubry que sa phrase et certainement plus que sa loi sur les 35 heures qui a totalement déstabilisé l‘organisation de nos hôpitaux ( nous la payons encore aujourd’hui) et accessoirement déclassé la compétitivité de notre appareil industriel, tout le monde peut le constater aussi… cela ne devrait pas empêcher la fille de Jacques Delors de repasser à la mairie de Lille, le jour où auront bien lieu les élections municipales, ce que personne ne sait, à l heure ou je vous parle. À propos de Martine Aubry, je me souviens, anecdote authentique, avoir entendu son père, Jacques Delors, dans un restaurant du quartier Latin, non loin de la Tour d‘Argent, c‘était il y a bien 25 ans, raconter suffisamment fort pour que j‘entende: „ ma fille, elle me reproche de l‘être trop gentille…“. Ce qui s‘est vérifié à l‘usage !

Suis tombé, hier, sur un portrait de Jean-Pierre Chevenement sur  LCP, la chaîne parlementaire, celle que l‘on regarde uniquement en cas de pandémie généralisée. Nous y sommes ! Chevenement donc, surement un de nos derniers grands hommes politiques, peut être même le dernier Gaulliste !Quand on regarde successivement ses positions sur l‘Irak, l‘éducation voire même le souverainisme économique français… on se dit rétrospectivement qu‘on est passé à côté de quelque chose…D‘ailleurs à un moment, Mitterrand a sacrément hésité à choisir entre la voie sociale démocrate de Delors et une ligne plus volontariste et souverainiste incarnée par le Lion de Belfort. Avec le recul, on se dit que c‘est dommage. Car avec Chevenement premier ministre, Maastricht n‘aurait pas été validé ainsi non plus que toute une ligne mondialiste et d‘ouverture à tous crins, dont on voit les effets pas toujours heureux dorénavant
Le diable est dans les détails et l‘équilibre du monde tient à un minuscule virus. Il aurait fallu d‘avantage d‘écluses et donc de frontières pour résister à la vague et aux flots des pandémies sanitaires ou des importations à bas coûts et sans contrôle social ou énergétique. J‘y reviendrai, sans doute demain, avec ce que dit notamment Hubert Vedrine, un grand esprit sous – utilisé par Macron, et qui a déjà tout compris de ce nouveau monde tel qu‘il ne va pas manquer de sortir après ce virus. Un virus qu‘il faudra peut être un jour remercier ( je ne parle pas bien sûr des morts et des malades) pour nous avoir obligé à changer, individuellement ou collectivement. Cela, seul l‘avenir nous le dira…

En attendant, nous sommes totalement dedans. Vous avez vu, j‘ai réussi, exploit par rapport aux autres jours, à ne pas vous parler aujourd’hui de cette fameuse chloroquine ! Plus la peine, parce que justement, tout le monde en parle ! Les médias en sont remplis ! Même le premier ministre, notre Edouard Philippe national, l’homme qui ne rit jamais, à été obligé d‘en parler ( sans doute poussé par la pression des médias ) et même d‘ autoriser son recours pour les seuls malades atteints d‘une „forme grave“ du Covid-19 !

Ouf, on l‘ a échappé belle ! Car vous imaginez ce qui serait passé si le gouvernement avait continué à ne faire comme si de rien n‘‘était.. comme si la chloroquine n‘existait pas !

Avec le chef du service infectiologie de l‘hopital Raymond-Poincare de Garches, le professeur Christian Peronne, dans Le Parisien du jour, rappelons que : „ ce qui n‘est pas éthique, c‘est d‘attendre.“ „Qu’il n‘existe pour l‘heure aucun autre traitement et il est très bien toléré par les patients en dehors des femmes enceintes ou des personnes cardiaques…“ Logique et imparable, c‘est ce que je vous disais hier ou avant hier.

Vous imaginez maintenant si, dans les jours et les semaines qui viennent, l‘on apprend que la solution préconisée par le professeur Raoult s’avère effectivement efficace sur une forte proportion de malades. Cela voudra dire que tous ceux qui, au plus haut niveau, auront ralenti ou gêné la mise en place systématique de la Chloroquine dans les établissements hospitaliers, porteront une lourde responsabilité vis à vis des victimes qui auraient pu s‘en sortir avec un tel traitement. C‘est grave non, d‘autant que de plus en plus de pays, ( le roi du Maroc à fait réquisitionné toutes les doses de Choroquine produites dans le royaume chérifien), d‘hopitaux, de médecins et de malades se tournent vers le produit miracle du druide marseillais Didier Raoult. Une source bien informée me dit qu‘Olivier Véran est en contact quotidien avec lui.La belle affaire,  très bien, mais cela ne garantit rien. C‘est peut être même une manœuvre  pour l‘amadouer…Ne l‘oublions pas, le génial infectiologue aux cheveux longs et aux idées fortes avait préconisé une autre stratégie à celle finalement choisie par nos autorités pour contrer la progression du virus dans notre pays. Le gouvernement avait ses raisons, on ne peut pas le blâmer car gouverner c’est choisir ! Mais, ce n‘est pas une raison, pour  continuer à le marginaliser ou pour ne pas changer de braquet., s‘il s’avère désormais que c‘est nécessaire !
Dans cette, crise, nous réussirons tous ensemble et personne ne devra reprocher au gouvernement de changer de direction s‘il s‘aperçoit qu‘il s‘est trompé. Quand on est sur une voie de garage, mieux vaut revenir en arrière !

« Deux excès : exclure la raison, n‘admettre que la raison. »
PASCAL

Robert Lafont


[6] — Le 23 mars 2020

ÉRIGEONS UNE STATUE AU PROFESSEUR MARSEILLAIS DIDIER RAOULT !

Je ne comprends toujours pas pourquoi on n’organise  pas une distribution massive de la Chloroquine dans les hôpitaux pour contrer la montée en puissance de la maladie chez les personnes atteintes par ce fameux Coronavirus ! Surtout que la prise de l’antipaludeen semble d’autant plus efficient s’il est administré  au début… On ne va quand même pas le réserver et ne le délivrer qu’a nos belles huiles ou à simplement ceux qui le connaissent et le réclament ! Après Christian Estrosi guéri par la chloroquine, on apprend maintenant que c’est la députée des Bouches-du-Rhône, la LR Valérie Boyer qui suit le traitement avec un certain succès aussi. Valérie Boyer avait été, on s’en souvient, une active porte-parole du candidat Fillon lors des présidentielles de 2017. Peut-être pourrait-elle aussi devenir, si elle est guérie, ce que tout le monde lui souhaite, le porte parole de son voisin, le professeur miracle marseillais Didier Raoult, en passe d’être une vedette planétaire, j’allais dire coqueluche mais je me suis ravisé ! Même le président Trump y est allé de son petit couplet sur Twitter bien sûr : « La FDA travaille très dur pour  autoriser la chloroquine… Ça peut marcher ou pas… Voyons ce qui se passera. Nous avons rien à perdre ! (sic) Rien a perdre !

Voilà qui est sage de la part du  winner président américain  ! On aimerait autant d’empressement  côté français. On en est loin. Et sans verser dans le complotisme ambiant amplifié par le flot des inepties du net et du fait qu’il faut bien que les gens s’occupent…, on peut quand même s’interroger sur la manière guère positive dont notre technostructure traite notre sommité marseillaise, car c’en est une sommité,  reconnue mondialement comme infectiologue !

Au delà de la polémique, des questions demeurent.

Pourquoi  Didier Raoult a-t-il en janvier dernier, en plein début de l’apparition du virus, démissionné du Conseil Scientifique de l’Elysée ? Et quelles en sont les raisons ? Pourquoi l’IHU, dont il dépend, a-t-il perdu, en janvier également, son statut de « Fondation » et donc, à ce titre, du droit de percevoir certaines aides? Madame Buzin, encore ministre de la santé, a également, en janvier, rendu plus difficile le recours à la Chloroquine. Comment peut-on l’expliquer ? Son mari, Monsieur Lévy, Directeur de l’Inserm, ne semble pas, loin s’en faut, être très allant sur les travaux de l’infectiologue marseillais, que le monde nous envie et qui est, parfois, un peu vite raillé par notre communauté médicale. Comment est-ce possible.?Je n’accuse personne. Mais que l’on nous l’ explique simplement On ne parle pas ici d’un petit  désaccord politique. Non, il s’agit de la manière de traiter et de sauver de milliers de patients. L’opinion a droit, sur le sujet, a toute la transparence. Au moins là-dessus sur un sujet vital !

Alors, je  sais bien, nul n’est prophète en son pays ! Mais là, on n’a plus envie de plaisanter. Et ne me dites pas que c’est une affaire de rivalité entre labos et grands  pontes de la médecine, entre Paris et la Province, entre Technos et Praticiens, entre gens biens et savants incontrôlables et aux cheveux fous !; je n’arriverai pas y croire ! Cela serait trop grave aussi ! On le sait, on le répète. Le génie emprunte souvent des chemins de traverse, pas toujours conventionnels et appréciés des conformistes ou ayant droits ! Monsieur Didier Raoult à beau ne pas plaire à tout le monde, ce n’est pas le problème, ce n’est plus le problème ! Nous n’avons rien d’autre, pour l’instant, pour amoindrir les ravages de virus. Ne pas le voir serait une faute irrémédiable d’autant que les effets secondaires du produit semblent connus et maîtrisés. Il n’y a donc, comme le dit Trump, rien à perdre à essayer et massivement et tout de suite !

Sans parler de l’effet placebo, qui redonnait de l’espoir et du moral à beaucoup et aux malades en particulier, qui en manquent sacrément ! Et on sait, Bernard Tapie nous l’a assez rabâché, qu’il est décisif dans toutes les maladies. On n’insiste pas assez sur ce psychisme positif tant nécessaire dans notre ambiance actuelle si anxiogène.

On me dit que Macron va annoncer sous peu un renforcement du confinement et un couvre feu généralisé le soir. Pourquoi pas, mais si c’est le cas, adjoignons lui dès messages d’espoir et de foi dans l’avenir. Je le répète, nos médias ne sont pas là pour  simplement rediffuser les conférences de presse de Jérome Salomon. Ils sont aussi là pour nous redonner des raisons d’espérer  dans l’avenir. Car il y en a et de nombreuses ! Je vous en donne une parmi cent , celle qui me vient à l’esprit :  chacun d’entre nous, après cette crise, saura  mieux  apprécié  à son niveau ce qu’est la valeur du temps et saura aussi mieux, on peut l’espérer, ce qu’il veut faire de sa vie. Si je vous ai autant parlé de Didier Raoult, c’est que le sens que sa démarche n’est pas anodine et peut nous sortir du pétrin. Il déclare dans Le Parisien du jour : « quand vous avez un traitement qui marche contre zéro autre traitement disponible, c’est ce traitement qui devrait devenir la référence. En tant que médecin, on  n’ à pas à obéir aux injonctions de l’Etat pour traiter les malades ». Que rajouter de plus, la messe est dite.
Même si notre sémillant ministre de la Santé se permet de rajouter, un peu péremptoire : « le gouvernement reste prudent car les résultats obtenus l’ont été sur 24 malades… » Quand il y a le feu, on n’attend pas le meilleur équipement, on prend tout ce qu’on a sous la main !

Cette inertie me rappelle un peu  ce que m’avait raconté un jeune entrepreneur français parti aux États Unis présenter sa start up : « Tu sais à quoi on reconnaît un Français dans une réunion de financement, c’est toujours  celui qui, a la fin, demande : votre produit, cela marche dans la pratique mais qu’en est-il en théorie? » Authentique  

Cartésiens par excellence et par éducation, nous  sommes le peuple de la théorie et des grands raisonnements  académiques. Cela n’a pas que des inconvénients du reste. notamment  dans certaines activités  de pointe (grands ordinateurs, super calculs, intelligence artificielle, recherche fondamentale…), mais cela comporte aussi pas mal d’inconvénients. Notamment dans les périodes de crise, comme celle-ci, où il faut agir vite et avec la bonne intuition.
Nos gouvernants doivent arrêter de chercher à se couvrir (le principe de précaution ?) mais d’abord chercher  à couvrir leur  population. C’est ce qu’on leur demande en premier. Ou presque, car vous avez remarqué, souvent,  sans eux, et dans beaucoup d’activités, c’est souvent mieux non !

Gardez le moral, on va s’en sortir, et une grande pensée pour ceux qui souffrent du Covid ou d’autre chose d’ailleurs  !

Et puisque nous sommes confinés, la pensée du jour est de Pascal, pas votre collègue de bureau,  mais l’écrivain savant, inventeur, entre autres, du calcul des probabilités en 1654, une sorte de Léonard de Vinci made in Auvergne  !

«Si l’homme était heureux, il le serait d’autant plus qu’il serait moins diverti, comme les saints et Dieu.
-Oui, mais n’est-ce pas être heureux que de pouvoir être réjoui par le divertissement?
-Non, car il vient d’ailleurs et de dehors ; et ainsi il est dépendant, et partant sujet à être troublé par mille accidents, qui font les afflictions inévitables. »

C’était en 1654  ! Rien n’a changé…

Robert Lafont


[5] — Le 22 mars 2020

BIENTÔT LA MARSEILLAISE (?), TRUMP, ET L’HOMME EN GÉNÉRAL…

L’espoir viendra-t-il de Marseille où le professeur Didier Raoult a déjà guéri et fait des miracles avec son traitement à l’hydroxychloroquine sur un panel de 25 patients atteints par le Covid-19 ? Sur un échantillon de 25 malades seulement, mais 25 tout de même, il a obtenu quasiment 75 % de guérison. Une proportion qui fait rêver et qui justifie qu’on mette immédiatement le paquet sur cette possibilité de guérison. Le ministère de la Recherche, me dit-on, est en contact étroit avec l’infectiologue phocéen. Il serait temps et j’espère qu’en la matière, on n’aura pas trop tardé non plus. Je me souviens avoir entendu le professeur Raoult répondre aux questions de Patrick Roger un matin sur Sud Radio, il y a bien 10 jours de cela. Dans cette course contre la montre, et même si la notion de temps se ralentit (confinement oblige), la rapidité de décision et de mobilisation d’un pays semble s’avérer être un facteur essentiel de succès pour gagner face à une telle pandémie.

On l’a vu avec la Chine, même s’il s’agit d’une dictature à facettes libérales. Je le répète, ici, notre appareil d’Etat est formidable, mais encore faut-il lui donner les bonnes instructions, en temps et en heure, et avec les moyens qui suivent. C’est la question, c’est la bonne question, il faudra y revenir et se la poser mais pas maintenant. Seulement quand la pandémie sera vaincue. Pour l’heure, la priorité est à la cohésion nationale et au strict respect des consignes.

À ce propos, il est intéressant de lire dans le JDD ce qu’affirme David Nabarro, spécialiste de la lutte contre Ebola et envoyé spécial de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) chargé d’analyser l’épidémie de coronavirus : « Il faut s’isoler et appliquer la règle des 2 mètres de distance car 1 mètre ne suffit pas pour éviter le virus » Bigre ! C’est bien de nous le dire maintenant que beaucoup sont contaminés ! Car cela fait 2 semaines qu’on nous parle d’un mètre de distance. Merci de l’info, mieux vaut tard que jamais ! Du n’importe quoi ! Finalement, plus on apprend les choses, plus j’ai l’impression qu’on a d’abord cherché à nous rassurer et à ne pas nous affoler. J’aurais préféré qu’on nous fasse d’avantage peur, surtout si cela permet de sauver de nombreuses vies.

Décidément, dans nos sociétés aseptisées et politiquement correct, il y a peu de dirigeants capables de s’improviser en Churchill de la guerre au virus ! Et je ne parle pas que de la France. Regardez Boris Johnson de l’autre côté de la Manche. Ils n’ont pas tiré les premiers nos amis anglais. Peut-être ne sont-ils pas encore remis de leur défaite contre nos vaillants coqs dans le dernier tournoi des VI nations ! Cela fait du bien d’y repenser.

À propos de traitement miracle, j’y reviens parce que c’est important. Mon ami, le journaliste Jean-Claude Bourret m’indique que 200 personnes auraient été guéries par un traitement au Plaquenil, dont le maire de Nice, Christian Estrosi… Ce serait là aussi un formidable espoir. Ce traitement produit par le géant français Sanofi coûterait à peine 4 euros, tout en étant facile à fabriquer en nombre. 300 000 doses auraient déjà été données par le laboratoire pharmaceutique tricolore aux hôpitaux pour parfaire les tests et expérimenter.

Tout n’est donc pas si noir dans notre nouveau monde du confinement généralisé. Aux dernières estimations, il y aurait au bas mot un milliard de citoyens du monde confinés et contraints de se taper Netflix, Pascal, Canal+, Camus, Nintendo, TMC, HistoireTV ou le ménage ! Au fait, inutile de le rappeler, profitez de ce laps de temps unique pour lire, écrire, faire du bricolage, de la cuisine, des mouvements d’assouplissement ou je ne sais quoi d’autre. Profitez-en pour penser à vous, mais surtout pas trop d’inquiétude. Celle-ci est la mère de toutes nos misères ! Ne vous faites pas trop de mouron. Oui, on va en sortir. Dernier conseil : ne regardez pas trop les infos (une fois par jour). Car observer toute la journée, en boucle, la montée inexorable du nombre de décès dans le monde, comme on regarde monter un indice de bourse ou le classement des meilleurs buteurs au foot a quelque chose de glaçant. Pire : cela habitue, presqu’insidieusement, à ne considérer les hommes que comme des chiffres ou des stats. Nous n’en sommes pas encore là ! Faut-il le rappeler à l’heure de l’intelligence artificielle et de la réalité augmentée : chaque être humain est et reste unique au monde !

À noter, intéressant, l’appel de l’ancien directeur de la Société Civile, l’excellent Christian Gerondeau pour mettre à contribution nos grands acteurs économiques pour produire en nombre masques et gels qui semblent encore tant nous manquer. Saluons, à ce sujet, la formidable initiative de LVMH et de l’homme le plus riche d’Europe, Bernard Arnault, que certains accusaient de cynisme froid et qui met toutes ses usines à contribution. Un bel exemple de solidarité de la part de celui qui crée quelques 5000 emplois chaque année en France et qui devrait rappeler que le mal n’est pas là où certains le désignent. En regardant les autres, certains ne se désignent-ils pas eux-même ? Avoir de l’argent n’empêche ni l’esprit d’humanité ni la solidarité…

« Si on pensait plus souvent à la mort, on profiterait d’avantage de la vie », écrit, à juste titre le philosophe André Comte-Sponville ! Sachons nous en souvenir quand nous serons sauvés dans quelques semaines…

Avec cette crise, même si on perd quelques repères, souvenons-nous bien que nous restons des hommes. Capables, à ce titre, de dépassement (comme on le voit par exemple dans les hôpitaux ou ailleurs) et aptes à se forger un mental d’acier à l’instar de ce Joe Biden aux USA qui revient de nulle part et qui pourrait bien pas sa volonté de fer (« ne jamais lâcher ») devenir à la surprise générale, au nez et à la barbe de ce diable de Trump, le prochain président des États-Unis. Donald n’a-t-il pas trop joué les matamores avec le monde, l’opinion, les médias ou les instances internationales ? N’est pas De Gaulle qui veut ! Jouer la politique de la chaise vide et avoir un discours d’indépendance des nations suppose un minimum de respect des autres pays et une certaine hauteur de vue historique. Si j’admirai un peu Trump en tant qu’entrepreneur, je l’abhorre désormais en tant que président. Un chef d’Etat n’est pas là pour défendre ses seuls intérêts, il est là aussi pour préserver ceux des autres. Ceux de l’humanité toute entière, par exemple. Sinon, il prend le risque que cela lui revienne tel un boomerang. On en est là ! Trump aurait dû, par exemple, valider les l’Accord de Paris sur le climat. Quitte à essayer de les faire évoluer par la suite. Donald a préféré (comme dans Mickey) continuer à jouer les vilains petits canards ! C’est un autre sujet. Encore que… Car dans la pandémie actuelle, davantage de cohésion mondiale aurait été bien utile. De ce point de vue, il est assez évident que les soubresauts et coups de boutoir permanents propres à la politique étrangère de « Donald le magnifique » ne facilitent pas la bonne coordination entre tous les pays. Un rendez-vous manqué avec l’Histoire. Il faudra aussi en tenir compte pour l’avenir. Je vous le répète, je le pressens… C’est Joe Biden qui pourrait diriger bientôt l’Oncle Sam. On ne perdra pas forcément au change. À suivre.

Depuis trois jours, on n’avait presque fini par l’oublier : c’est le printemps ! Reste à espérer qu’à l’instar de l’éclosion actuelle des bourgeons, nos existences se remettent petit à petit à sortir et à en montrer bientôt de toutes les couleurs. C’est tout le mal que l’on peut se souhaiter. Gardons espoir, le monde et l’Homme en ont vu d’autres… Les tranchées de 14-18 pour ne pas remonter trop loin !


[4] — Le 21 mars 2020

Mémoire de confiné ou de con in fine ? L‘avenir nous le dira à tous. Il faut se méfier comme de la peste de ces messages qui, en ce moment, vous minent le moral. Hier, j‘ai regardé une vidéo postée par un ex-capitaine de gendarmerie qui expliquait, par le détail, comment à la crise sanitaire allait succéder une crise économique, sociale et politique sans précédent ! Cela fait froid dans le dos… Le pire n‘est certes jamais certain. Et il est bien plus plaisant de lire les propos encourageants et positifs de Bruno Le Maire dans Le Figaro du jour. Son plan d‘urgence économique de 45 milliards d‘euros va dans le bon sens, même si personne ne sait — le ministre de l’Économie le premier — comment un tel plan pourra être financé. L‘idée d‘un grand emprunt national, comme on en lançait dans les années d‘avant-guerre pour financer la reconstruction ou les grands équipements, reste une bonne idée, pas désuète du tout. Les Français ont des billets sous les pommiers, il faut les leur faire déterrer !

Faut-il se confiner ou sortir pour travailler ? Les recommandations officielles sont vraiment contradictoires, même si l’on sait bien qu’on était sous la présidence du « en même temps ». La question se pose quand même pour de nombreuses entreprises dont la mission n‘est ni essentielle ni stratégique. C‘est le cas de la presse people par exemple. Qui peut répondre à un entrepreneur de presse sur ce sujet ? À part la direction du Travail et des Affaires sociales ! Même s’il prendra le soin de ne le faire que lorsque la crise sera derrière nous. Avons-nous droit aux mesures de chômage partiel ? Vous allez me dire : il y a plus urgent à régler en ce moment… Chacun voit midi à sa porte. Je préférerais plutôt un conseil du genre : « circulez, il n‘y a rien à voir ! ». C‘est bien plus pertinent en ces temps de circulation du virus !

À ce propos, il apparaît qu’à l‘expérience, le recours massif aux tests de dépistage permet des résultats spectaculaires. Un vrai modèle de lutte contre la contagion. Ainsi, en Italie, la Vénétie (5 millions d‘habitants) qui a entrepris de tester 9,1 personnes pour 1000 habitants n‘enregistre que 115 décès contre 2168 en Lombardie (10 millions d‘habitants), qui n‘a fait tester que 5,5 personnes pour 1000 habitants. Un écart qui laisse songeur, ou plutôt qui ne devrait pas laisser songeur et devrait pousser tout se suite nos autorités à multiplier les tests chez nous aussi. Il paraît que M. Véran s‘en occupe… On se rassure comme on peut. Ce serait d‘autant plus utile que de nombreuses personnes sont contagieuses sans présenter de symptômes.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais avec cette crise, on risque tous de devenir des sauvages. Il ne faut voir personne, éviter de se parler, rester au moins à 1,5 mètres… On va tous finir cinglés à ce rythme en passant la journée sur nos tablettes. Déjà qu‘avec le digital, on ne voyait de moins en moins de monde ! Repassez-nous a la télé le beau film « Le Sauvage » avec Catherine Deneuve. Cela nous fera du bien. Dépaysement garanti ! En ce moment, j’ignore pourquoi, mais j‘aime bien regarder des programmes animaliers, type Ushuaïa. Oui, des reportages et des paysages où l’on ne voit que peu d‘hommes mais plutôt des bêtes, des loups, des lions, des serpents… Tout sauf des chauve-souris ou des pangolins ! Ceux-là, je ne veux pas les voir. Le problème, c‘est qu’on va en voir de plus en plus puisque les Chinois vont se mettre à en manger de moins en moins. Hier, par exemple, j‘ai vu un très beau film sur le lynx des Vosges. Fascinant. A voir de près, et lui au moins, on est sûr qu’il n‘a pas le virus !

Je ne sais pas dans quel état on sortira de cette histoire, mais cela risque de ne pas être beau à voir. On aura tellement pris l‘habitude, encouragés a juste titre par tous les médias, de se méfier de son voisin de pallier… Des fois qu‘il serait asymptote. Cela va être dur de se débarrasser de ce type d’habitudes. A force de vivre comme des ours dans nos cavernes urbaines, peut être qu‘on va le rester. Le pli sera pris.
Je pensai ce matin, allez savoir pourquoi, à cette vogue de la collapsologie dont on nous parlait tant avant la pandémie, et notamment à ce fameux ministre de l‘écologie qu‘on avait pu voir dans un reportage au 20h d‘Anne-Claire Coudray sur TF1, venir nous expliquer comment il se préparait, dans une ferme du fin fond de la Bretagne, près de la forêt de Fouesnant je crois, au grand effondrement à venir. Et de préparer son autosuffisance, avec ses propres légumes, sa source d‘eau naturelle, ses chevaux et sa calèche pour se déplacer. Surréaliste , et dire qu’on a été gouverné par ce genre d’individus. Allez vous étonner qu’on en soit dans la panade aujourd’hui même si c’est un autre problème ! L‘histoire ne dit pas si notre ancien ministre préparait aussi son propre journal. Encore qu‘on puisse vivre très bien sans.

Remarquez, cela dépend ce qu‘on lit … Mieux vaut lire Entreprendre que Fakir ! Pourquoi vouloir se faire mal soi-même ! Ce n‘est pas la peine. La vie se charge elle-même de vous inoculer elle-même ses propres venins. En veux-tu, en voilà ! Regardez en ce moment… ce ministre passionné de collapsologie n‘avait donc pas tord. Le monde devient dangereux. Mais ce n‘est plus à cause du climat. Au moins pour l‘instant puisqu‘il n‘y a plus d‘avions ou presque. Le virus, par ses effets, est donc une très bonne nouvelle pour la transition écologique. On ne le dit pas assez. De la à mettre Greta Thunberg au chômage, il y a un grand pas que je ne franchirai pas. D‘une part, parce que Miss Gretha est, au cas où cela vous aurait échappé, encore lycéenne et d‘autre part parce qu‘elle ne travaille pas ! Elle n’en a pas besoin d‘ailleurs puisqu’elle est financée. Il serait intéressant de connaître ses soutiens financiers. Un autre débat a avoir mais pas aujourd’hui, il y a plus essentiel.

Je ne sais pas si vous avez lu l‘interview de Sylvain Tesson dans Le Figaro d‘hier. Peut-être n‘aviez-vous pas le temps, tout occupé que vous êtes, dans votre nouvelle vie, à chercher comment occuper votre temps libre. Et puis, tout le monde ne lit pas Le Figaro, le journal cher à Jean d‘Ormesson qui, de là-haut, doit bien se moquer de ce nouveau caprice viral envoyé « au plaisir de Dieu“ ! Tesson donc, c‘est vraiment du petit lait. Sans doute le meilleur papier que j‘ai lu ces derniers temps sur le nouvel ordre du monde et des hommes qui ne va pas manquer d‘intervenir dès que cette pandémie sera jugulée. Car elle le sera bien d‘une manière ou d‘une autre, même si, à ce moment-là, certains d‘entre nous, le moins grand nombre possible, manqueront à l‘appel.

Sylvain Tesson, donc : « L‘humanité réagit très vite. Marche arrière toute ! Il faut se confiner ! C‘est une injonction stupéfiante car sa simple énonciation incarne ce que l‘époque combattait jusqu‘alors, et le fait de prononcer ces mots avant leur édiction officielle faisait de vous un infréquentable. Le nouvel ordre digitalo-consumériste nous a habitués à craindre le vide. La révolution digitale est un phénomène hydraulique. Le tube à soi. Il faut que ça coule ! Soudain, le confinement impose une expérience du vide… Les hommes qui pourraient nous éclairer en ces temps de récollection sont les Chartreux. Ils s‘y connaissent dans la dialectique du tout et du rien. Ils commenceraient par faire ce que je ne fais pas. Se taire. »

Par les temps qui courent, on va avoir de plus en plus besoin des lumières d‘un Sylvain Tesson. J‘y reviendrai… Commençons pas l‘écouter. Taisons-nous.


[3] — Le 20 mars 2020

Cette fois-ci, on rentre dans le dur ! Les chiffres de malades et les décès commencent à sérieusement décoller ! Derrière les chiffres, il y a des hommes. On n’a plus le droit de ne pas respecter les consignes et à la lettre. Hier, bizarrement, sur une route de campagne, j’avais remarqué que des joggeurs ou des cyclistes, qui en temps normal ne vous auraient même pas regardé du coin de l‘œil, se font étrangement un malin plaisir de vous adresser un tonitruant « bonjour ». Bizarre cette réaction, à moins que ce soit une façon particulière de se rassurer en s‘adressant un peu plus la parole entre humains, tant qu’on le peut encore !  “Pourvu que ça doure », comme dirait l‘impératrice Eugenie dont le Château de Compiègne dans l’Oise a été l’un des premiers touchés dans la propagation du virus dans l’Hexagone !

À propos de parole, vous n‘avez pas remarqué. Alors qu‘on pouvait s‘attendre dans cette période de confinement à être littéralement enseveli d‘appels téléphoniques en tous genres. C’est presque l‘inverse. Sommes-nous a ce point sous le coup de la sidération ou de l’effroi de ce feuilleton cauchemardesque qui nous a tous pris par surprise (gouvernement compris) ? Un scénario noir que n‘aurait pu imaginer aucun auteur de film catastrophe.

Si les gens n‘appellent pas plus, c‘est peut-être qu‘inconsciemment, ils se disent qu‘ils vont avoir largement le temps de le faire et nous dire tout ce qu‘ils ont à dire ! Une sorte d‘acte manqué, comme dirait Freud. Attention, je dis Freud pas « Freund », qui veut dire « joie » en allemand. Dommage, à une lettre près, on avait droit à la joie ! Ne l‘abandonnez pas cette joie intérieure, malgré les drames humains, on en a sacrément besoin. C‘est même elle qui peut nous sauver ou en tous cas nous fortifier ! À propos d‘acte manqué, moi, c‘est bizarre, au moment du confinement, j‘ai éprouvé un sacré besoin de dormir. Comme si mon corps voulait me signifier qu‘on en allait avoir pour un sacré bout de temps. Allez savoir !

Au passage, un conseil pratique du professeur Rémi Salomon, président de la commission médicale d’établissement de l’Assistance Publique-Hôpitaux. Je le tire du Parisien du jour : « On parle trop peu de la contamination par les mains, alors que le virus reste vivant plusieurs heures, voire jusqu‘a 24 heures, sur une poignée de porte. Vous touchez une surface infectée, vous portez sans même vous en rendre compte vos doigts sur le visage et voilà, vous avez attrapé le virus et êtes contagieux… »

Il n‘y a pas assez de recommandations concrètes de ce type à la télé pour faire face au Covid. Nos journalistes préfèrent les généralités ou susciter la peur, voire l‘impuissance. J‘ai lu hier qu’il valait mieux, si on n‘a pas de masques (qu‘il faut réserver en priorité à nos personnels soignants), se protéger avec un foulard et ne pas hésiter à le nettoyer avec un sèche-cheveux. La chaleur de l‘air diffusé tuant l’éventuel virus ! Est-ce vrai ? Ce serait bien qu‘on nous le dise … Sinon, qu‘on ne s‘étonne pas que beaucoup se tournent vers les “sachants“ du Net. Sachants ou charlatans ? Les inhalations seraient également conseillées. Est-ce vrai ?

Certains mettent également beaucoup d‘espoir dans les expériences de cet épistémologiste marseillais de renom (et j’y reviendrais) qui teste avec succès, pour le moment, ses produits contre le paludisme sur des patients contaminés par le coronavirus. C‘est un bel espoir. Aurait-il droit à quelques miettes des 5 milliards d’euros promis hier par le président Macron pour l’Inserm ou l‘Institut Pasteur ? Cela n‘a pas l‘air avéré. À creuser aussi.

Vous avez vu, j‘ai réussi, contrairement à la plupart de mes confrères, à ne toujours pas avoir parlé de la pénurie de masques pour nos personnels soignants, médecins compris, en priorité. Est-ce utile car tout le monde en parle ? Bas les masques quand même ! On n‘est pas au carnaval. D‘autant que selon le très sérieux magazine Entreprendre, nous disposions sur le territoire de quatre fabricants français de masques et que jusqu‘a fin janvier ils produisaient à fond, mais pour l‘étranger… Phénomène aggravant, en 2013, un obscur directeur d’administration de la santé a cru bon de décider pour faire des économies (15 millions d‘euros) et ne plus commander de masques de réserve, mais de laisser cette responsabilité dorénavant à chaque établissement hospitalier. On connaît la suite. Quelle impéritie ! On voit le résultat aujourd’hui… Question : pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas réagi plus vite ? Facile à dire aujourd’hui ? Gouverner, c‘est prévoir !

Nous avons une des meilleurs administrations du monde, mais encore faut-il que celle-ci soit commandée ou dirigée ! Fin janvier, on a préféré opérer un changement de ministre alors que la tempête sanitaire en provenance de Chine s‘annonçait.

Monsieur Olivier Véran paraît être, certes, un monsieur tout à fait bien. Il en a la tête. Il a même fait la une de Paris Match et Gala, et pourquoi pas sans doute un jour aussi de Journal de France. Il passe bien à la télé. Il aime ça aussi et cela se voit. Il a un avantage sur pas mal de ses collègues. Quand il parle, on le comprend. Il connaît bien ses dossiers. Ancien neurologue, il est le spécialiste santé de Macron depuis le début. On s‘attendait à le voir être nommé ministre dès la première fournée. Maintenant, il faut agir vite. Mobiliser et imposer tous les producteurs français textiles à fabriquer des masques, même s’ils sont imparfaits. C’est mieux que rien ! Demander à l‘armée de mettre en place des hôpitaux de campagne dans toutes les régions. Pas seulement à Mulhouse. Gouverner, c‘est prévoir. Gouverner, c‘est agir. Après, il sera trop tard. À la guerre comme à la guerre.

Nous avons la meilleure administration du monde. Mais elle devient la plus inopérante si elle n‘est pas dirigée dans la bonne direction. Je ne vais pas avoir la cruauté de rappeler ici ce qui s‘est passé il y a quelques années dans l‘affaire du sang contaminé, où l’on a préféré laisser écouler les stocks de sang infecté que d‘affronter de face le problème. L‘exemple vient toujours d‘en haut. Olivier Véran doit plus agir que chercher à communiquer. Être médiatique oui, mais au service de l‘action. À suivre…


[2] — Le 19 mars 2020

« Il vaut mieux être confiné qu’être con fini ! », ai-je écrit, avec un brin de facilité, je le reconnais, à un ami, hier, qui, gentiment, m’a répondu que cela pouvait faire un titre ! Je vous en fait donc profiter parce que par les temps qui courent, tout ce qui contribue à nous faire rire ou sourire pour maintenir le moral des troupes en temps de « guerre », est bon à prendre. À ce propos, nos grands médias télévisuels en particulier s’escriment à faire de l’audience via les discours alarmistes ou réalistes, à l’instar des conférences de presse du Professeur Salomon retransmis tous les soirs en direct sur les quatre grandes chaînes d’info. Un besoin de transparence, certes, mais qu’il faudrait relativiser ou tempérer. Le « Jugement de Salomon » n’est pas forcément à prendre au pied de la lettre même s’il faut écouter les consignes à la lettre. Au-delà des mots, regardez son visage. S‘il s’est légèrement bouffi, le ton du directeur de la Santé, est plus professionnel, moins hésitant qu‘au début de la pandémie. On remarque en revanche que la certitude des débuts à fait place à des interrogations imperceptibles. Derrière la litanie des chiffres et des évolutions, on perçoit comme un malaise. Oui, l’épidémie a été sous-estimée.

Oui, on n’a pas bien mesuré le nombre de contaminés sans signes extérieurs de maladie. Là est la grande erreur. Faut-il blâmer pour autant nos responsables qui ont cru un peu trop vite à la version optimiste ? Sans doute ! Est-ce le moment de le faire ? Assurément, non. En période d’extension massive du Covid 19, les temps sont à l’union nationale, au respect strict de toutes les consignes et à la coordination de toutes les bonnes volontés. Le recours aux moyens de l’armée est de ce point de vue une excellente nouvelle.


La bataille se gagnera par la mise en place de tous nos moyens. Chaque minute perdue ne se rattrape pas. Et notre appareil étatique et administratif est formidable, mais à condition qu’on arrive à le mettre en ordre de marche. C’est une autre histoire. Un vrai paquebot ! Notre État n’est pas une PME, cela se saurait, et nos dirigeants encore moins des patrons d’entreprises habitués à être jugés aux résultats ! Cela se saurait et cela se verrait aussi.

En pleine tempête, Il ne sert à rien de tomber à bras raccourcis sur nos dirigeants. Au mieux, peut-on leur dire d’accélérer sans avoir peur des conséquences politiques, celles-ci n’ont plus d’importance. L’essentiel est de ne plus rechigner à prendre toutes les mesures, même les plus difficiles. La population y est prête désormais ! Face au péril, elle n’ignore pas que seule l’urgence sanitaire commande.

Au niveau des médias télé, il serait temps que nos dirigeants fassent aussi preuve d’initiative et d’imagination pour vite adapter leurs programmes. C’est maintenant qu’on en a besoin, pas dans deux mois ! Pensez aux familles qui vivent non pas à La Ferté-Saint-Aubin ou DescriptionLa Clusaz, mais dans un appartement confiné à Evry ou Villeurbanne ! N’est-t-il pas temps-là pour eux, pour nous tous, de renverser la table et de créer des émissions conseils visant à garder le moral, s‘occuper en famille, jouer à des jeux, instruire les petits et les grands, donner des exercices, bref maintenir ceux que le souhaitent dans un minimum d‘activités ludiques, instructives ou utiles ? Je crois me souvenir qu’il existe, dans notre beau pays, un service public de télévision, payé par les contribuables. Très bien. C »est le moment pour sa présidente, Madame Delphine Ernotte pour ne pas la citer, de montrer qu’elle a saisi le sens de sa mission. Et ce revirement sera bien plus utile que de supprimer toutes les émissions populaires, comme celles de Patrick Sébastien qui (ce n’est qu’un exemple) par les temps actuels auraient été bien utiles pour nous mettre un peu de baume au cœur ! Certes, il reste Melody, mais tout le monde n’a pas Melody. Coïncidence étrange, Patrick Le Lay, le grand patron du TF1 historique, nous a quitté hier. Cela tombe bien, madame la présidente, remplacez-le et avec la même veine ! Et on pourra parler de service public, comme nous le serinent à longueur de retransmissions sportives nos commentateurs en mal d’inspiration pour combler les temps morts…

Il y aura un avant et un après le coronavirus. Il est important qu’on retrouve des citoyens plus conscients, plus instruits, plus réalistes, plus conscients d’eux même et du temps qui passe, et finalement davantage à même de penser au monde, à l’homme ou à la société. Si cette crise pouvait au moins servir à cela, elle aura peut-être gravement contribué à l’évolution d’une humanité qui, c’est le moins qu’on puisse dire, marchait, ces derniers années, collectivement ou individuellement, bien à côté des ses pompes. Servons-nous du virus pour muter ! Il vaut d’ailleurs mieux que cela soit nous qui mutions plutôt que lui.

Robert Lafont



[1] — Le 18 mars 2020

Les gens commencent enfin à réaliser. Enfin presque. En allant acheter ma baguette et quelques provisions, l’épicier continue à parler fort et à postillonner… comme si de rien n’était. Je lui fais signe que j’évite de parler, mais cela n’a pas l’air de lui poser problème.

À propos d’isolement, le paradoxe est qu’on n’a jamais eu autant besoin de son smartphone, alors qu’il y a quelque temps, on se plaignait d’en être dépendant justement ! Les temps changent à une vitesse phénoménale. Je me remémorais, hier, un repas d’anniversaire au restaurant avec quelques amis au mois de janvier dernier. J’ai l’impression que c’était il y a un siècle. Rien que de voir des photos de gens attablés à une terrasse en train de boire un verre… cela fait drôle désormais ! Et on peut se dire: c’était le bon temps ! Faut-il être privé des choses pour en mesurer la valeur ?

Autre point positif inattendu, puisqu’on ne peut plus acheter, on se remet à apprécier la valeur des choses : une table à remettre d’aplomb ou une machine à café cassée. En revanche, malheur en cas de panne, et je ne vous parle pas d’Internet. C’est la catastrophe. Vous devenez coupé du monde ! Remarquez, ce n’est pas plus mal quand vous entendez les nouvelles et les courbes de progression exponentielle du virus. Et pas d’inversion possible de la courbe avant 15 jours. Ça va faire long pour nos citoyens consommateurs habitués à zapper et à tout changer en un clic. Cela leur fera peut être aussi pas de mal de se rendre compte de ce que c’est que la patience. Avoir la notion du temps !

À la faveur de cette crise, nous réapprenons à mesurer la notion de temps. Nous pouvons toucher physiquement la notion d’écoulement du temps. Cela risque de faire beaucoup de bien aux esprits compulsifs toujours en recherche d’action et de mouvement. Cela peut les enraciner, les rééquilibrer, les ressourcer… Je sais, je parle comme un journaliste de magazine psycho, mais c’est tellement vrai ! Bon allez, je me reprends.

Évidemment, ce qui paraît plus grave actuellement, c’est l’ampleur du développement du virus et la gestion gouvernementale. Pendant longtemps, on crut, en France, que l’épidémie était circonscrite à quelque cas, dans l’Est à Mulhouse ou à Contamine (qui porte bien son nom, on aurait pu se méfier) en Savoie. Que nenni. Le virus est bien plus insidieux. Il rit jaune, il vient de Chine. Il apparaît que 90 % des porteurs ne s’en aperçoivent pas. Beaucoup d’entre nous n’ont pas de symptômes et contaminent allègrement, sans le savoir. La grande migration actuelle des Parisiens en Normandie ou ailleurs ne va pas améliorer les choses. Et je ne vous parle pas dans les trains ou les gares…

Côté gouvernement, c’est la grande cacophonie. Avant hier, le teint blafard du président lors de son allocution historique du 16 mars (historique pour son audience record de 35 millions de Français) tranchait avec le ton juste et rassurant de sa brève allocution de jeudi. Quelque chose s’est grippé, nos dirigeants ont réalisé qu’ils avaient totalement sous-estimé la progression de la pandémie. Faut-il le répéter : beaucoup de porteurs de virus ne le savent pas et continuent de contaminer en toute inconscience. D’où l’importance de respecter les deux mètres de distance…

Autre fait troublant : l’interview donné hier au journal Le Monde par l’ex ministre de la santé, l’inénarrable Agnes Buzyn. Celle-ci n’a pas hésité à affirmer avoir prévenu Edouard Philippe de l’imminence du danger des fin janvier. Celui-ci a rétorqué le soir même sur France 2, face à une Anne-Sophie Lapix, bizarrement guillerette, que tous les spécialistes n’étaient pas d’accords avec un tel diagnostic. Un seul problème, le premier ministre n’est-il pas là pour préparer le pays aux scénarios les plus catastrophiques ? Comme l’avait fait Madame Bachelot avec la grippe A, il y a quelques années, même si cela a coûté plus d’un milliard. Visiblement, le premier ministre a fait l’inverse. Quant au président, il a visiblement tardé à mettre le pays au confinement. Certes, n’a-t-il pas voulu affoler. Mais on va le lui reprocher à juste titre ! Comme disait de Gaulle, le plus important pour un président est de distinguer ce qui est important de ce qui ne l’est pas.

Robert Lafont

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