Nos entreprises rencontrent des difficultés à recruter : faisons comme en Suisse, et exigeons un entretien hebdomadaire de chaque demandeur d’emploi.

À écouter la ministre du travail, Elisabeth Borne, le contrôle des chômeurs n’a jamais semblé aussi important. Selon la ministre interrogée sur RMC par une Apolline de Malherbe, toujours très en verve,  il n’y aurait qu’à peine 15% de sans-emploi contrôlés qui seraient de faux chômeurs. Au passage, c’est déjà un chiffre suffisamment important en soi.

Mais puisque le problème du recrutement reste le problème principal des entreprises, pourquoi ne pas prendre le taureau par les cornes et renverser la table. Un ami revenant de Suisse me raconte qu’au bord du Lac Léman, les sans-emplois sont automatiquement convoqués chaque semaine physiquement afin d’ étudier avec un conseiller les démarches et les contacts entrepris. Une démarche à la fois humaine et constructive qui ne peut qu’avoir des avantages notamment pour redonner confiance tout en fournissant des informations utiles.

Rappelons que Pôle Emploi se contente d’exiger des chômeurs de remplir des questionnaires et des justificatifs à adresser par courriel et que tout le monde connaît des inscrits qui au lieu de chercher un job à Saint- Etienne ou Lille, passent du bon temps à Nice ou au Croisic. Une aberration.

Qu’attend on pour faire pareil que nos amis helvétiques ? Avec l’immense avantage de pouvoir ainsi mieux remettre sur le marché du travail des personnes qui s’en croient exclus, parfois définitivement. Un contre-sens là aussi à contredire. À ce sujet, j’entendais sur RTL, Francois Lenglet continuer d’enfourcher une idée toute faite notamment sur la notion de « personnes inemployables « . Un terme choquant d’autant plus qu’il est faux. Non, cher confrère, il n’y a pas de personnes inemployables. Cela n’existe pas. C’est d’abord dans la tête que cela se passe.

En revanche, si vous claironnez à longueur de temps à quelqu’un qu’il n’y arrivera pas, il y a des chances pour que cela se produise. Engageons des conseillers dynamiteurs d’emploi. Et en plus de rapporter à l’économie. Il y aura beaucoup moins de fraudes à Pôle Emploi.

Rappelons que les trois quarts des PME et TPE ont du mal à recruter. Selon le baromètre Bpifrance et Rexecode, ces entreprises font face essentiellement à une absence de candidats (70%). On croit rêver dans un pays où le taux de chômage atteint les 8,1 %, contre 5,4% outre-Rhin et où le nombre d’emplois non pourvus dépasse les 400 000 !


Français, réveillons-nous ! Il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Robert Lafont

1 COMMENTAIRE

  1. Eh, tâcheron de droite, si vous voulez trouver des gens pour travailler dans vos entreprises, payez les plus!!! Combien de patrons demandent des années d’expériences, des diplômes et proposent des conditions de travail merdiques pour payer un malheureux SMIC. Quelqu’un leur a dit que l’esclavage avait été aboli? Les demandeurs d’emplois te pissent à la raie, mon chéri. On te paie combien pour écrire de la merde dans un torchon? Parce que j’en connais beaucoup qui adoreraient faire la même chose, être un branleurs prétentieux, c’est à la portée de tous. Étouffé toi dans ton vomi, étron vivant.

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