Jean-Claude Bourrelier, le patron fondateur de Bricorama

Dommage que nos PME ne soient pas davantage défendues. Comme outre-Rhin, celles-ci devraient faire l’objet d’un consensus national sur l’ensemble de l’échiquier politique et social. Aucune loi ne devrait pouvoir être votée sans qu’une étude d’impact préalable n’ait été effectuée pour mesurer les conséquences sur  le tissu des moyennes entreprises, comme cela se fait à Berlin au Bundestag.

Au gouvernement, Il y a chez nous aucun ministre qui les représente vraiment. On a vu comment Agnès Pannier-Runacher, ministre chargée de l’industrie,  a traité de haut Jean-Claude Bourrelier, le patron fondateur de Bricorama, et repreneur de l’équipementier vélo Mavic, lorsqu’il a voulu proposer un plan de reprise des Chantiers de l’Atlantique. Madame semble plus allante lorsqu’il s’agit de traiter avec certaines multinationales. Au gouvernement, aucun ministre n’a jamais dirigé une vraie PME contrairement à René Monory ou Hervé Novelli.

Alain Griset, le ministre des PME est un artisan taxi. Je n’ai rien contre les artisans taxi mais il ne manageait personne à part son véhicule, de fait, il représente d’avantage les TPE que les ETI. Au niveau syndical, le MEDEF est allié à la CPME pour mieux l’étouffer. Et Geoffroy Roux de Bezieux, son fringant président, semble, depuis qu’il est élu, avoir un peu oublié son passé d’entrepreneur à succès pour mieux se consacrer à la défense des intérêts des grands groupes, ceux qui assurent le financement et les cotisations de l’institution de l’avenue Pierre premier de Serbie à Paris. Michel Pébereau, l’ancien président de l’Institut de l’Entreprise, pourtant President du conseil de surveillance de BNP-Paribas ne fustigeait-il pas déjà cet état de fait des  2007.

Les autres mouvements patronaux, Ethic, FEEF ou CJD ne jouant qu’un rôle de faire valoir. Dans la presse,même phénomène, les news ne parlent jamais d’aucune PME. Cela n’existe pas. Dans la presse économique, si BFM Business et Sud Radio font figure d’exception, Les Échos et Challenges font leurs gros titres avec le CAC 40. Seuls des magazines régionaux, ou au plan national le magazine Entreprendre semblent faire la part belle à cette part si essentielle de notre avenir économique. C’est incompréhensible. On a l’impression que cela n’intéresse pas.

Dans Le Figaro, Éric Bismuth, le président du fonds Monteflore Investment (société de Capital investissement qui a levé1 milliard d’euros en 2020) résume parfaitement à lui seul le poids essentiel de ces entreprises dans l’économie globale : « si les start-up technologiques représentent 165 000 emplois, le potentiel des PME et ETI reste considérable. Au cours des cinq dernières années, elles ont créé 1,15 million d’emplois contre 150.000 qui ont été détruits dans les grandes entreprises… ».
Tout est dit!

Robert Lafont

LAISSER UN COMMENTAIRE

Tapez votre commentaire
Entrez votre nom ici

17 − 11 =