Tribune. Lors d’une réunion au Sénat à laquelle j’étais convié avec des Parlementaires, des présidents d’associations : le GISF par ex nous avons travaillé sur l’industrie, l’énergie et les petites entreprises.

Première remarque : un sentiment de désolation avec la détresse de ces entrepreneurs : tout fout le camp, nous allons dans le mur.

Ensuite, les élus de différentes chapelles prononcent le même constat

Autre rendez-vous avec le Sénateur Philippe Folliot qui me parle d’un « énorme gâchis », rien n’a été fait pour nos Outre-mer et nos fonds marins qui restent en l’état d’abandon malgré les promesses :

Le soir, après m’être arraché, avec ma voiture, de cette monstruosité circulatoire qui bouche toutes les artères de Paris, appel d’un Général qui me demande de diffuser l’audition de l’ancien Haut-Commissaire à l’énergie devant la commission de l’Assemblée nationale. Ce Haut personnage dit en effet, qu’il existe une volonté, chez certains hommes politiques, de détruire l’indépendance et la souveraineté de la France.

Energie : l’un des thèmes de la réunion : le fleuron mis en place par le Général de Gaulle est devenu fragile et déficitaire : 2 raisons : un manque d’investissement et super phénix détruit par la volonté d’un Lionel Jospin qui a voulu, attirer les câlineries des verts, en donnant à Madame Voynet, le pouvoir de détruire ce fleuron qui pourtant :

– nous promettait des décennies d’avance sur nos concurrents,

– réglait en grande partie le problème des déchets,

– nous libérait de l’approvisionnement en matière de combustible,

– produisait une énergie propre et peu chère.

Cela fait beaucoup ; l’économie va mal, parce que l’entrepreneur, s’il reste sur le territoire, est souvent condamné. Comment résister à des salaires de moins de 50 fois les nôtres, résister à la concurrence non loyale, permettant à certains États de ne pas protéger leurs employés, la sécurité, et l’environnement ? Comment protéger nos producteurs lorsque nous appliquons ce « machin » d’une concurrence libre et non faussée, alors que les autres financent leurs entreprises. Comment se protéger contre l’extraterritorialité américaine qui interdit en réalité de s’opposer aux intérêts américains

Interdiction d’interdire pour nous, alors que nous ouvrons nos frontières à tous les vents mauvais-

Repentance obligatoire, la haine de soi prioritaire comment voulez vous avancer. L’idéologie qui prime devant le réalisme. Si bien qu’au lieu de conforter les atouts français, nos responsables les ont affaiblis soit avec un socialisme radical soit avec un ultra libéralisme forcené.

Pour nous en sortir il va falloir chasser les idéologues vissés sur leur dogme que ce soit celui qui veut fermer entièrement nos frontières, où celui qui considèrent que tout le monde il est beau, que tout le monde il est gentil : Un Etat n’a pas d’amis, mais des intérêts

Le mondialisme, une erreur profonde, les coûts de production nous sont défavorables.

L’Europe, l’Europe, L’Europe, cela n’a abouti à rien et ne signifie rien : La Chine a ravi à l’Europe la place de N°2 sur la scène mondiale et le combat est ailleurs : Chine contre USA, pour la Ière place Europe quel N° de téléphone ?

Et la France, la grande France du Général de Gaulle est devenue puissance moyenne sous Giscard et nain politique avec TOUS ses successeurs.

Personne n’y écoute plus le sachant, l’idéologue est privilégié, or l’idéologie dominante, abandonne la souveraineté et l’indépendance nationales au profit d’une globalisation insensée et d’un européanisme béat. Rien de concret sauf l’avachissement

  • La France est devenue un pays désindustrialisé
  • Ses approvisionnements ne sont plus sécurisés
  • Elle subit une désertification de ses territoires
  • Elle perd, chaque jour, de son savoir faire

Elle a perdu la moitié de ses usines, un tiers de son emploi industriel

Parce qu’alors que l’avenir passe par les ressources naturelles, nos politiques ont interdit leur exploitation sur notre sol.

Nos décideurs entraînent la France vers la voiture électrique alors que nous sommes dans l’incapacité de la fabriquer sans importer les minéraux nécessaires qui, pourtant sont chez nous, dans nos sols, au fond de nos mers.

Existe aussi ce sentiment de déclassement des classes moyennes et le service public, patrimoine historique, a baissé de qualité, son accès augmente en coût, alors qu’ils abandonnent une partie du territoire.

Les deux mamelles de la croissance : production et consommation, tournent au ralenti.

Tous perdent confiance : Les citoyens dans leurs gouvernants, nos gouvernants, dans les hauts fonctionnaires. D’où cette honte de faire appel à des cabinets de conseil étranger.  

Il appartient pourtant à l’État d’organiser notre économie.

Il appartient à l’État d’organiser la production pour défendre l’intérêt général et fixer l’objectif de croissance, comme il lui appartient d’organiser la modernisation de l’appareil productif et des infrastructures.

Il appartient à l’État de défendre l’intérêt général.

La France a besoin de se réindustrialiser, là aussi, nous ne devons pas nous tromper. La réindustrialisation passe OBLIGATOIREMENT par l’innovation et pour réussir, il nous faut des ingénieurs, des chercheurs, des techniciens et du personnel qualifié.

Défense de la nation, Etat qui protège, réindustrialisation de la France un protectionnisme à la française pour défendre les intérêts français, installation d’un système monétaire international, revisiter au plus vite des traités qui ont constitutionnalisé le libre échange. Non au fédéralisme d’où qu’il vienne.

Renan a écrit : tous les siècles d’une nation sont les feuillets d’un même livre. Pour écrire le prochain feuillet, il va falloir que la nation France se débarrasse de ses scories, ne doute plus de son avenir, ni de son identité

Henri Fouquereau

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