Jim Ratcliffe, président du groupe britannique Ineos.

La vérité sur la chute sans précédent du marché automobile est-il l’arbre qui cache la forêt ? En septembre, la chute est vertigineuse avec 22,8 % d’immatriculations en moins chez les concessionnaires français, intervenant après les piteuses baisses des mois précédents.

Les constructeurs ont beau jeu d’incriminer la difficulté d’approvisionnement en semi-conducteurs. Interrogé par Auto Magazine, les spécialistes évaluent à 50 % ce manque sur le chiffre réel des ventes. Inutile de mettre aussi l’explication d’une telle désaffection sur le marché français par les oukases des écologistes ou de Madame Hidalgo. Même si à terme, leurs messages incessants de culpabilisation à outrance à l’encontre des automobilistes peut finir par peser sur les esprits. Pas la peine non plus de tout faire porter sur la fiscalité tricolore, même si en la matière, nous sommes devenus champions du monde.

Le pays qui a inventé l’automobile avec de Dion Bouton en 1899 et qui est toujours bien placé avec les groupes Renault-Nissan-Mitsubishi et Stellantis ne fait rien décidément pour maintenir une industrie automobile prospère sur ses terres. Savez-vous, par exemple, que les acquéreurs du nouveau modèle 4×4 Grenadier (Ineos), fabriqué en Moselle (Hambach) dans l’ancienne usine Smart, abandonnée par Daimler-Mercedes, devront s’acquitter d’un modeste malus de 40 000 euros en plus du prix de vente, fixé à 59 800 euros. On frise le ridicule. Et le magnat britannique, Jim Ratcliffe (photo), president d’Ineos, par ailleurs président du club de l’OGC Nice, doit parfois se demander ce qu’il est venu faire dans un pays aussi accueillant.

En attendant, les chiffres continuent de tomber, et ceux de la production aussi ! Le déficit mondial par rapport à l’année dernière devrait se monter à 10 millions de véhicules en moins. Les Verts de tout poil peuvent se frotter les mains. Pas forcément du reste, car les chiffres du marché de l’occasion explosent en même temps avec plus de 6 millions de transactions pour l’année. On roulera donc encore plus mais avec des véhicules anciens et donc plus polluants. Cherchez l’erreur !

Robert Lafont

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