Suite à notre article recommandant à nos gouvernants et à Bruno Le Maire en particulier de se mettre à suivre une politique économique proche de celle de la Suisse, avec les résultats remarquables que l’ on sait  ; y compris au niveau social de chaque habitant : pouvoir d’achat, chômage et sécurité, un correspondant m’interpelle : « Et si on arrêtait de gouverner la France comme on dirige une ONG ».

Oui, vous savez ces organisations non gouvernementales à but non lucratif et qui tirent leurs recettes de subventions et de dons privés. Défendant des grands principes théoriques et moraux sans avoir à se préoccuper des problèmes du quotidien, ces ONG semblent au-dessus de bien des réalités.


Quand on y réfléchit, n’est-ce-ce pas un peu ce qui se produit dans nos ministères ? Sur les problèmes moraux et les grandes déclarations solennelles, il n’y a pas mieux que nos gouvernants … C’est après que cela se corse … dans l’application !

Observez la rentrée pathétique de nos leaders politiques. La presse ne retient que postures et positionnements. Olivier Faure joue son va-tout avec Anne Hidalgo, une maire de Paris qui a surendetté sa ville comme jamais (après moi le déluge ?). Jean-Luc Mélenchon veut freiner les écologistes. Fort de son succès européen, Michel Barnier se croit mieux placé que Valérie Pécresse ou Xavier Bertrand. Éric Ciotti roule-t-il en avant-poste pour Eric Zemmour, candidat pas encore déclaré ? J’en passe et des meilleurs …


Tout n’est question que de calculs politiques. Rien bien entendu sur les propositions pour résoudre les principaux maux dont souffre notre société : fiscalité, poids et coût de l’Etat, réglementation et centralisation, insécurité, éducation, immigration … Cela ne semble guère préoccuper nos commentateurs. On préfère les mots aux maux. Les médias continuent de noyer le poisson avec leur petite musique désespérante et accessoire. C’est dommage, la fonction d’organe de presse est noble, et justifie au contraire d’informer sur les sujets essentiels. Sans oublier le reste bien sûr mais pas à sa place !

La population le sent bien et ne s’y habitue pas. Le Net sert de caisse de résonance. Mais est-ce suffisant ? Observons ce qui se passe à nos frontières. Aucun pays n’est aussi centralisé, laxiste, fiscalisé, endetté et impuissant finalement que le nôtre pour engager des réformes d’économie de structures ou pour répondre aux désordres de la rue et de l’arrivée de migrants. C’est frappant. Réveillons-nous ! La France n’est pas une association 1901. Elle mérite d’être gérée en « bon père de famille « .


N’est-il pas temps pour nos dirigeants de devenir moins angéliques, plus prosaïques, en arrêtant de vouloir d’abord satisfaire des minorités, des lobbys ou des modes. Ils n’ont pas été élus pour cela. Le seul critère qui vaille, doit être la défense de l’intérêt du pays.

Robert Lafont

LAISSER UN COMMENTAIRE

Tapez votre commentaire
Entrez votre nom ici

cinq × trois =