Aqualines, l’incroyable projet industriel d’une usine géante d’avion-bateaux à Bayonne

À 48 ans, Guillaume Catala, ce « Bac moins trois » comme il se décrit lui-même développe avec ses associés un projet industriel gigantesque. Un de ceux qui devraient se faire pâmer de satisfaction Bruno Le Maire et Agnès Pannier-Runacher sans même parler de Nicolas Dufourcq, l’entreprenant patron de BpiFrance


Guillaume Catala, co-fondateur d‘Aqualines est en train de lever avec ses associés, Laurent Godin (ex Dirigeant d’Airbus) et l’homme d’affaires russe Pavel Tsarapkin, 15 millions d‘euros pour pouvoir lancer à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), celle qui va pouvoir fabriquer le premier véhicule à effet de sol, un authentique TGV des mers. 30 personnes devraient pouvoir être recrutées d’ici la fin de l’année. Le montant global de l’investissement est de 60 millions d’euros et s’appuie sur une technologie initiée en Russie lors de la guerre froide et abandonnée en 1980 par les Soviétiques comme on les appelait encore à l’époque.

Ces avions bateaux d’un nouveau type, capables de voler jusqu’à 4 mètres au dessus de l’eau avec des vitesses de 200 à 320 km/ heure, ont vraiment de quoi révolutionner le transport de passagers sur les côtes maritimes. Les débouchés sont infinis ; du tourisme à la surveillance des traffics sans parler du simple transport de personnes puisque Aqualines prévoit de produire à terme des véhicules pouvant contenir jusqu’à 300 places. Les modèles d’Aqualines fonctionneront avec des moteurs électriques, batteries et hydrogène.

La consommation reste faible car le système profite de l‘effet de sol du fait que l‘eau est plus dense que l’air. Une technologie apparemment fantastique avec un autre avantage ; Aqualines peut décoller de n‘importe quel port ou plage. Fini les attentes interminables aux aéroports, et plus besoin d’avoir de piste d’atterrissage, du coup, Honfleur pourra desservir l‘Angleterre, et Antibes très bien relier Bastia.

Il fera tout pour arrimer son usine et son siège en France et notamment à Bayonne où une AOT a été signé avec le Port.  Ayant déjà bourlingué depuis 28 ans en Asie-Pacifique où il a créé son propre fonds d’amorçage à Singapour, Steinberg Protocol, cet entrepreneur récidiviste estime avec raison que son projet est bien stratégique pour le pays.

C‘est un acte fondateur pour la ré-industrialisation du pays dont on parle tant. Et si certains acteurs sont bien au rendez- vous, Alain Rousset président de la région Nouvelle Aquitaine, ou la BPI … à l’écouter, il y a encore des choses à faire : « Les aides ne manquent pas, mais qu’est-ce que c‘est long. Le nombre de papiers, de guichets …. A Singapour, c’est direct, on fait ou on ne fait pas. Et si on fait, on ne perd pas trop de temps en formalités. » ( sic)


Dernier sujet pour cet entrepreneur visionnaire   « S’il y a bien de l’argent pour les projets Tech, c‘est à dire les startups digitales, c‘est moins vrai pour  la vraie tech, c‘est à dire la technologie, on est bien plus frileux ! » À transmettre en haut lieu.
Pour la filière industrielle et aéronautique française, il est d’intérêt vital qu‘Aqualines creuse son sillon. Rendez-vous compte à terme c‘est 1000 emplois industriels créés dans le sud- Ouest et sans doute des milliers dans les dix ans. Un véritable Airbus des mers en puissance. Ne laissons pas le train passer !


Robert Lafont

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