Après Zemmour et Hanouna, Vincent Bolloré veut-il tirer les médias vers l’espoir et le positif ?

L’image caricaturale dressée, par certains, de notre grand capitaine d’industrie finit-elle par faire oublier son extraordinaire parcours d’entrepreneur ?

Vincent Bolloré est certes un homme bien né mais il a démarré de zéro. Lui, que nous avons mis en une d‘Entreprendre le premier (en 1984 pour notre numéro 11, comme Tapie, Altrad ou Pinault et tant d’autres), lui qui osa mettre de côté une  carrière toute tracée de banquier chez Rotschild, non pas pour embrasser, comme un certain Emmanuel Macron un destin politique, mais pour se colleter au redressement d‘une entreprise industrielle en faillite, les papeteries OCB en Bretagne à Odet près de Quimper rachetée en 1981 pour un euro et dont personne ne voulait. On connaît la suite.

Patron émérite plaçant les valeurs de liberté et de responsabilité au plus haut, j’ai eu le plaisir d’échanger récemment avec lui sur l’état de certains de nos grands médias. Un secteur où beaucoup, sous couvert de déontologie journalistique, deviennent des machines politiques propres à orienter l‘opinion mais surtout à décourager notre peuple et nos énergies. Impossible désormais d’écouter un journal d’information audiovisuel ou radiophonique sans être envahi par un flot de nouvelles tout aussi toxiques que négatives.

Vous allez me dire que c’est l’époque qui veut cela. Sauf que si l’on n’y prête gare, c‘est un sentiment d‘impuissance ou de découragement généralisé qui finit par se répandre partout . Certes, le monde n‘ évolue-t‘il jamais tout à fait comme on le veut et l’histoire des hommes reste jalonnée de drames et de catastrophes. Raison pour laquelle il serait souhaitable aussi d’évoquer des choses positives ou d’espoir pour les gens.

Ce serait bien  de pouvoir parler aussi dans chaque journal de ce qui marche et de ce qui va bien dans le monde et dans notre pays. Les initiatives et bonnes nouvelles ne manquent pas. Au moins à proportion égale de ce qui est glauque ou inquiétant. Cela rééquilibrerait quelque peu l’état d’esprit. C‘est ce que j’ai indiqué récemment à Vincent Bolloré. Le propriétaire de Vivendi ne m’a pas donné tort. Il m’a même remercié pour la suggestion. Je ne sais pas s‘il l‘a traduira dans les faits de ses différents médias (Europe 1, CNews ou Capital), c‘est son affaire. Une chose est certaine, s‘il réussit à opérer un tel changement ; Il risque aussi de changer profondément le paysage politique et moral d‘une partie du pays. Ce qui est assez essentiel pour le redressement à venir de la France.

Robert Lafont

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