Bernard Arnault a investi dans la société française Ledger.

Un véritable coup de maître pour Bernard Arnault !

Dans la plupart des pays, un tel entrepreneur serait considéré comme un véritable héros, un atout économique de poids et célébré comme tel. Nous sommes en France, on a l’esprit chagrin. Et beaucoup préfèrent le considérer comme un moindre mal, histoire de ne pas bousculer chez eux trop de certitudes.

À 71 ans, le président de LVMH, Polytechnicien surdoué, originaire des Hauts-de-France, a pourtant transformé une belle affaire de promotion immobilière régionale en empire mondial du luxe. Une sacrée performance unique au monde, une formidable vitrine pour les savoir-faire français devenue, en moins de trois décennies, la première capitalisation boursière européenne.

Avec 271 milliards d’euros de valorisation, le propriétaire de Dior et Louis Vuitton dépasse désormais celle du géant alimentaire suisse Nestlé. Un mastodonte qui représente presque 15% à lui tout seul de l’ensemble de capitalisation du CAC 40. Rien que pour cela et pour le nombre d’emplois créés sur le territoire (5000 nouveaux emplois par an), on devrait ériger une statue à la gloire d’un tel capitaine d’industrie.

Ce qu’il y a de remarquable dans le management du groupe, c’est qu’il ne se contente pas de faire jouer l’effet de taille. De mettre la main quand l’occasion se présente sur l’un des leaders planétaires, comme il vient de la faire avec le rachat de l’américain Tiffany (14000 salariés), roi du bijou et du diamant, pour 15,8 milliards d’euros. Une sacrée prise pour LVMH déjà propriétaire de Chaumet, Fred ou Bulgari et qui devient à la faveur de ce rachat leader mondial de la joaillerie.

Le groupe de l’avenue Montaigne à Paris aurait pu en rester là. Ce qui est singulier, c’est qu’il parvient à conserver des réflexes de start-up. En s’offrant pour 10 000 euros la marque Vendôme, véritable emblème de la joaillerie de luxe au niveau mondial, les dirigeants de LVMH ont su parfaitement négocier avec la municipalité de de la ville du Loir-et-Cher.

Un superbe coup marketing, tant il est vrai que les édiles vendômois n’ont pas été insensibles, après l’ouverture récente d’un atelier de maroquinerie, à l’annonce d’un nouveau site industriel et la création de 500 emplois au total dans leur ville ! Du gagnant-gagnant qui permet à l’empereur du luxe de s’approprier un peu de la célèbre Place Vendôme qui, à Paris, reste depuis deux siècles emblématique pour les amateurs de joaillerie haut-de-gamme dans le monde.


Savoir allier puissance financière ou logistique des grands groupes avec souplesse et rapidité de réaction des jeunes pousses : voilà peut être l’un des vrais secrets de la réussite du groupe fondé par Bernard Arnault. Merci Monsieur, la France vous doit tellement !

Robert Lafont

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