Il y a encore peu, personne ne connaissait Altifort, jeune entreprise
créée en 2014, qui connaît un développement remarquable par son modèle stratégique basé sur la croissance externe, malgré leur dernier couac médiatique dans le dossier de reprise d’
Ascoval.

Un duo d’enfer

Bart Gruyaert et Stanislas Vigier sont les deux associés du groupe Altifort. Ces deux jeunes quadragénaires se sont rencontrés dans le monde de l’entrepreneuriat et ont rapidement mis en commun leurs complémentarités et leur besoin d’indépendance.

Bart Gruyaert, président fondateur, est originaire de Courtrai en Belgique. Gros travailleur, qualifié de fonceur, cet ingénieur est passé chez Philips, Saint Gobain et ArcelorMittal.

Il a ainsi parcouru le monde, passant même 3 ans au Kazakhstan en tant que gestionnaire d’une société logistique de convois exceptionnels. Stanislas Vigier était consultant lorsqu’il a rencontré Bart.

Il a d’abord travaillé pour de grands groupes avant de s’installer à son compte et de mettre en avant son expertise commerciale. C’est en gérant des levées de fonds pour des start-ups qu’il a rencontré son futur associé.

Des serial repreneurs

Le duo d’entrepreneurs affirme sa volonté d’affronter les risques ensemble et décide de se lancer dans la reprise de sociétés. Tous deux se plongent dans la lecture de l’ouvrage édité par le CRA (Cédants et Repreneurs d’Affaires) « Transmettre ou reprendre une entreprise ».

Dans un premier temps, leur volonté est d’aller vers des entreprises saines, mais cela s’avère trop cher et trop difficile ; les banques ne faisant pas confiance à ce duo encore peu connu dans le monde industriel du BTP.

Ils commencent alors à chercher des sociétés disposant de vrais savoir-faire, mais en difficulté. Fin 2013, ils étudient près d’une centaine de dossiers et font leur premier rachat en janvier 2014.

Spécialisée dans la taille de pierre et les ravalements, la société SCCR Creusoise bénéficie rapidement de nouveaux chantiers et un second rachat a lieu fin mars, avec les meubles de style Hay. L’aventure ne fait que commencer.

Une stratégie claire

En 2016, la reprise de Pentair, spécialiste de vannes et robinets industriels va faire basculer la stratégie pour le futur : c’est le secteur industriel qui s’impose aux deux associés. Le mouvement est lancé et les rachats s’enchaînent.

Leur modèle de développement est basé sur la croissance externe, avec des sociétés dont on peut orienter les produits vers le haut de gamme, et vers l’export. Second volet de la stratégie : l’innovation avec le développement de produits à forte valeur ajoutée, utilisant robotique et intelligence artificielle.

Un facilitateur essentiel : la région

Le groupe a bénéficié du soutien de la Région Hauts-de-France via Nord France Invest, l’agence de promotion économique. Un appui logique quand on connaît le passé industriel de cette zone, et le slogan d’Altifort « réinventer l’industrie vers des demandes insoupçonnées ».

L’accueil de la région « a pesé sur les choix » faits par le groupe. Altifort a fait ses armes avec des reprises particulièrement difficiles, qui exigent persévérance, travail et optimisme. L’approche des associés pour le futur reste pragmatique : « on a déjà démontré que l’impossible était possible ».

LAISSER UN COMMENTAIRE

Tapez votre commentaire
Entrez votre nom ici