Tribune. Sans recettes, nul ne peut dépenser. C’est pourtant le mal dont souffre la France. Son budget (232 milliards) est déficitaire de 152 milliards, soit plus de la moitié et depuis des années elle ne dépense qu’en empruntant. 2 800 milliards + 4 000 hors engagements = 6 800 milliards

La raison de ces déficits ? La France dépense de plus en plus comme si, nous avions encore les  taux de croissance des trente glorieuses (5,7%).

Lors des campagnes électorales, le politique promet et accorde toujours plus aux électeurs.

Pour faire plaisir aux financiers des campagnes, le politique accorde le droit de délocaliser les entreprises. Il ne suffit que de citer un exemple : l’industrie qui, de 24% de notre PIB (625 milliards) est passée à 10% (250 milliards), soit 375 milliards de PIB qui disparaissent chaque année, ce qui représente un CA que l’on calcule désormais en milliers de milliards.  

Les délocalisations : elles datent des années 80/1990. Le départ : les accords de la Jamaïque (1976) qui génèrent la libéralisation des capitaux, des biens et services. Les Etats ont abandonné leurs pouvoirs aux marchés financiers, aux banques mondiales et aux multinationales.

Et comme cela ne suffit pas, les Américains ont voté des lois : l’extraterritorialité » qui permettent aux juges américains de punir toute entreprise qui ne satisfait pas aux intérêts du pays. La BNP a ainsi payé 9 milliards d’amendes.

Arrive l’affaire Alstom Energie : l’entreprise est menacée d’une amende record, ses dirigeants sont menacés. L’un d’eux Pierucci, est incarcéré dans les geôles des States, le grand patron brade l’entreprise à l’américain General Electric.

La perte de ce fleuron de notre industrie, spécialisée dans les turbines les Arabelles sont les meilleures au monde, déclare Mr Loïc Le Floch Prigent) ) nous met à la botte des USA, pour la maintenance de nos 58 centrales nucléaires, celle du porte-avions  Charles de Gaulle, de nos sous marins nucléaires etc. Les turbines servant pour l’hydraulique (Alstom couvre 1/3 des besoins mondiaux) sont désormais vendues par GE (8 dernièrement en Ethiopie) privant l’Etat de recettes pourtant nécessaires.  Les turbines Arabelle permettaient aussi à EDF de produire 75% de notre électricité. S’il existe une nécessité, c’était bien celle de récupérer notre bien.

Une fenêtre a été ouverte : General Electric en grande difficulté financière, se séparait de ses filiales, dont Alstom : aussitôt notre ami Fréderic Pierucci s’est lancé dans la bataille, je l’avais reçu au micro d’une radio, il proposait que Framatome soit l’acheteur, le Président a décidé que ce serait EDF, l’entreprise toujours française VIENT DE RACHETER LES TURBINES ARABELLE

Nous avons mené un combat difficile : Frédéric Pierruci, je lui ai ouvert un micro, Olivier Marleix député de l’Eure qui a porté plainte contre le pouvoir, réunion organisée par Jacques Myard, nous avons fait ce que nous pouvions. Loïc Le Floch Prigent se bat de son côté, le micro lui est souvent ouvert… Le magazine Entreprendre nous a ouvert ses colonnes.

Nous, Gaullistes de conviction, avons mené la guerre contre le perpétuel abus de nos « amis » américains.

Le rachat d’Alstom par General Electric est le résultat d’une stratégie américaine diligentée par le DOJ et la NASA ; Le Patron d’Alstom s’y est laissé prendre, aidé par un conseiller de l’Elysée. Le ministre de l’économie (A. Montebourg) non averti, se fâche. François Hollande lui retire le dossier et General Electric achète Alstom Energie pour 13 milliards malgré un décret français qui impose que tout investissement étranger soit soumis à autorisation préalable. Des commissions sont versées, Olivier Marleix député de l’Eure trouve que les sociétés bénéficiaires ont contribué au financement d’une campagne présidentielle.

Alstom outragée, Alstom martyrisée, mais enfin, Alstom libérée, Alstom et ses turbines retourneront à Belfort. L’urgence était de sauver le soldat français Alstom Energie. Il en allait de la survie de la France et de son industrie, nous sommes heureux de rendre compte aujourd’hui : mission accomplie mon Général, nous avons participé à la bataille, nous avons contribué à ce qu’elle soit gagnée.

Henri Fouquereau

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