S’il y a bien une mesure emblématique qui atteste cette politique du deux poids deux mesures, c’est bien cette décision prise en urgence à l’Assemblée Nationale censée venir en aide aux éditeurs de presse.

On le sait, avec l’augmentation phénoménale du coût du papier (de 100 à 150 % en moins d’un an) et des coûts d’impression, nombre d’éditeurs de presse connaissent des difficultés. Et que fait notre classe politique dans sa grande sagesse ? Au lieu de prendre une mesure généralisée de baisse de taxes ou d’impôts applicables à tout le monde, elle prend soin de ne venir à la rescousse que  des titres d’information générales dits titres IPG qui se verront attribuer une subvention exceptionnelle de 5 millions d’euros.

En gros, seuls les journaux d’information, hebdomadaires ou mensuels traitant de politique, y auront droit. Ce qui est excellent pour Libération, Politis, L’Obs, Le Point, L’Express ou Valeurs Actuelles ne sera pas valable pour des revues comme Pour l’Eco, Science et Vie, Entreprendre ou Lire. Des magazines aussi essentiels me semble-t-il pour la diversité et l’information de nos compatriotes.

Aides pour tous ou aides pour personne : il faut choisir ! Les députés ont choisi. A la limite, ils auraient mieux fait de ne rien décider.

Robert Lafont

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