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Pourquoi je suis intervenue au Morandini live ?

Ghyslaine Pierrat, Docteur en communication politique et économique

Je suis intervenue dans la Morandini Live, es qualité de spin doctor et docteur en communication politique, pour commenter l’émission d’Elise Lucet, Cash investigation, sur « France2 ».

Ayant publié chez L’Harmattan,  « Qui sont les acteurs et influenceurs de la vie politique française ? », j’ai  évoqué mon 2ème livre et répondu aux questions. Je suis évidemment censée être au courant de l’affaire Morandini, qui a vagabondé dans les  médias. J’ai accepté l’invitation de ce journaliste et à l’avenir, si on m’invite, je répondrais positivement. Pourquoi ? Je n’ai jamais aimé les procès d’intention et leur hystérie médiatique. J’ai trop vu d’affaires supposées insoutenables finir en « eau de boudin ». J’ai trop vu des plaintes téléguidées et qui  avaient détruit la vie d’individus. Mon propos n’est pas de dire, ici, tout est faux.

 

Ce court billet plaide pour la tolérance et la pondération. Je rappelle que nous sommes en France, patrie de la liberté. Je ne connais pas les tenants et les aboutissants de l’affaire Morandini, sinon ce que j’ai lu dans les médias. Ce que je sais, primo, Morandini est un bon journaliste. Il est passionné par son métier. Et, ça se voit. Son expérience est réelle. Nous nous sommes rencontrés pour la 1ère fois, juste avant l’émission. Bien qu’il ne dise rien, je l’ai vu meurtri.

 

Secundo, j’aime les thématiques de son émission. J’aime qu’on fasse avancer la discipline de la communication.

 

Tertio, j’invite chacun à relire Voltaire, notamment l’affaire Calas et à faire preuve de tolérance. Les insultes sur Twitter sont le signe que d’une médiocrité et d’une vulgarité.  

 

On peut tout dire dans la vie, encore faut-il adapter son vocabulaire. A tous : nous ne sommes pas des magistrats instructeurs ni des commissaires de police. J’ai travaillé 4 ans au Ministère de la Justice. Chaque chose en son temps. 

Je déteste ces fanfares de trompes sonnant l’hallali, ces cris poussés par les veneurs de tous horizons quand l’animal va être pris. L’important c’est que nos chaînes d’infos vivent, caracolent d’excellence. La survie d’itélé est l’enjeu majeur. Les problématiques sont plurielles et non circonscrites à J.M. Morandini.    

 

Je souhaite que l’antenne reprenne vite et que les journalistes puissent avoir les moyens de travailler et leur indépendance. Vive le pluralisme de l’info. Bonne chance à « itélé ».

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