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Passer au Cloud : les meilleures solutions pour votre entreprise

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Difficile de se passer du cloud aujourd’hui, en particulier pour les professionnels. Pourtant ce nuage reste pour certains assez énigmatique. Tentons de percer le mystère et de mieux comprendre ce que ce cloud peut apporter dans le cadre de l’entreprise, y compris pour les TPE et les PME.

Le marché était déjà évalué à 2,8 milliards d’euros en France en 2012. Au niveau international, le marché était de 22 milliards de dollars en 2010 et l’on projette qu’il atteigne entre 70 et 100 milliards en 2015.

 

Le cloud, qu’est-ce que c’est ?

Le cloud computing est une forme de stockage de données à l’extérieur de son propre système. Le fait qu’il s’agisse de données virtuelles donne un aspect parfois difficile à appréhender pour les personnes qui ne sont pas du tout sensibilisées à l’informatique. En s’abonnant à un service de cloud computing, on paie l’accès à des ressources informatiques partagées via un réseau de télécommunications.

 

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Des ressources, et c’est le plus important, qui restent donc disponibles en libre service et à la demande. Autre élément essentiel : le fournisseur qui vend l’accès dispose donc d’un équipement de réseau et de logiciels suffisants, mais dont l’emplacement et le fonctionnement restent secrets pour le client.

 

Accessible n’importe où dans le monde, le cloud est une vraie révolution, permise par internet qui reste le vecteur indispensable. Le Cloud peut être public comme privé et même communautaire. Des « nuages » existent ainsi par exemple dans le cadre de la recherche. Cela permet ainsi à des chercheurs du monde entier de mener des études ensemble en ayant accès aux mêmes types de données de façon très aisée.

 

Le cloud computing : un peu d’histoire…

Dès l’origine, les premiers spécialistes informatiques ont conçu les réseaux à partir de terminaux pour les utilisateurs et de systèmes centraux, qui étaient en quelque sorte les aïeux du cloud. Ce sont les « grosses têtes » de l’informatique eux-mêmes qui ont commencé à dessiner un nuage pour désigner internet. Au fil du temps, ces systèmes centraux ont été à même d’héberger des applications tels que le courrier électronique, mais c’est la popularisation d’internet qui a vraiment été l’accélérateur du mouvement du point de vue des clients.

 

Cela n’aurait pas été possible si en parallèle, les progrès scientifiques n’avaient eu aussi révolutionné le marché avec des serveurs de plus en plus puissants et pourtant de moins en moins encombrants, ainsi que la baisse des coûts de stockage. Acheter une clé USB ou un disque dur externe d’une puissance élevée est aujourd’hui à la portée de tout le monde. Un changement de premier ordre Le changement le plus important est évidemment que le client, particulier ou entreprise, ne doit plus acheter du matériel de plus en plus performant en matière de mémoire étant donné qu’il est susceptible de stocker les données les plus lourdes à l’extérieur.

 

Cela modifie donc totalement le marché, car l’utilisateur a accès à une puissance énorme de stockage sécurisé disponible grâce au fournisseur.  

 

Les « Plus » du Cloud

Rapidité. Auparavant, une société qui avait besoin d’augmenter ses capacités de mémoire devait calculer les besoins, établir un cahier des charges afin qu’un spécialiste interne, mais le plus souvent externe, intervienne. Un processus assez lourd et bien évidemment coûteux. Avec le Cloud, processus quasi immédiat, il est possible de stocker à la demande.

 

Souplesse. Il est possible d’avoir accès au cloud via internet, cela permet donc d’utiliser au choix ordinateur, tablette, smartphone.

 

Paiement à l’usage. Un point important pour les entrepreneurs, le paiement se fait à l’usage. Un contrôle est donc effectué régulièrement permettant d’établir la facturation.

 

Economie L’un des intérêts principaux pour une entreprise est qu’elle ne doit plus dépenser autant d’argent que par le passé sur l’achat de systèmes informatiques, ni sur leur évolution. Indispensable lorsque l’on ne dispose pas d’informaticien maison, mais aussi très intéressant si l’on a un service informatique car cela permet de l’orienter sur des tâches prioritaires. Les TPE et PME peuvent ainsi disposer d’un service identique à celui des grandes entreprises. En bref, le cloud est pratique, d’autant que cela permet en cas de perte de son ordinateur portable de récupérer les données sans vraiment se poser de questions.

 

Les points faibles du Cloud

 

Une chaîne complexe. Lorsque l’on dispose d’un système en interne, il n’y a pas d’interlocuteurs externes, si ce n’est éventuellement un intervenant ou un fournisseur de matériel. Avec le cloud, on se trouve relié non seulement à un fournisseur d’accès, mais aussi à un hébergeur, un distributeur, un revendeur. Ce point explique la raison pour laquelle le cloud a mis tant de temps à se populariser. Attention aussi, en avançant dans le Cloud, le chef d’entreprise ne doit pas entraîner une déconnexion entre ce qui est faisable en externe et les réelles capacités en interne.

 

Sécurité. Si les entreprises françaises ont eu quelque recul à envisager l’utilisation du cloud, c’est essentiellement pour des raisons de sécurité. En effet, il est toujours un peu angoissant pour une société de se dire que ses fichiers vont se retrouver dans un nuage virtuel, même si les activités ne sont pas véritablement du ressort de la sécurité intérieure. C’est la raison pour laquelle tout contrat doit absolument définir des garanties portant sur la confidentialité, la traçabilité surtout si les fichiers sont considérés comme stratégiques. Les sociétés de Cloud sérieuses proposent évidemment des chiffrements pour transférer les données. Un conseil pour les données sensibles : chiffrer les données avant de les envoyer, elles seront ensuite à nouveau chiffrées par l’hébergeur. Si un hacker pirate le système, les données seront inintelligibles. Il est même possible de faire en sorte que l’hébergeur ne dispose d’aucune clé de chiffrement. Evidemment, plus le degré de sécurité est élevé, plus le tarif monte.

 

Une vérification des coûts. Si à court terme, il est clair que la solution Cloud est plus économique que l’organisation en interne, il faut cependant aussi considérer le coût à long terme. Le chef d’entreprise se doit donc de faire un tableau comparatif sur plusieurs années afin de valider que c’est la bonne solution qui est prise. Deuxième précaution : attention aux tarifs trop bas ainsi qu’à toute modification des conditions générales.

 

Le mode de fonctionnement du cloud

Le client devient un abonné lorsqu’il utilise le cloud. Différents niveaux d’abonnement sont évidemment possibles. Le niveau le plus modeste est celui qui consiste uniquement à héberger des données. Mais il est également possible de mettre le système d’exploitation ou des applications sous la responsabilité du fournisseur. C’est le cas par exemple de Google Apps ou de Gmail. Les entreprises utilisent généralement ce service qui correspond en fait à une externalisation pour stocker des procédures, des fichiers pour les sauvegarder ou les partager.

 

Cloud : quels choix pour les PME/TPE ?

Le gouvernement français a lancé un appel à projet qui a donné lieu à la naissance de Cloudwatte (Orange et Thalés) et Numergy (SFR et Bull). Chacun des projets bénéficie d’une aide de la Caisse de Dépôts et Consignations. Mais les PME ne sont pas en reste, huit d’entre elles ont ainsi mis sur pied le projet Nu@GE. Une solution pour avoir la possibilité de créer de vraies solutions d’hébergement en France. Il convient de comprendre lorsque l’on envisage une solution cloud pour sa société d’accepter le fait que le secteur est encore en pleine évolution et continue à changer.

 

Un contrat solide. Si les particuliers peuvent avoir accès au Cloud de façon très simple, les entreprises doivent obligatoirement disposer d’un contrat de service détaillant notamment les conditions de confidentialité. La confidentialité, le type de support, la régularité des sauvegardes, le rôle de chacun des intervenants notamment. La plupart des contrats sont d’une durée de deux à trois ans, et les conditions tarifaires doivent être clarifiées car elles ne sont pas toujours très évidentes pour un néophyte. L’autre grande question est évidemment à ce jour le droit applicable en cas de souci étant donné que l’on ne connaît pas l’endroit où sont stockées les données. Normalement, c’est la localisation du data center qui doit déterminer la législation. Or les sociétés américaines doivent normalement répondre au Patriot Act s’il est activé, ce qui signifie que les données peuvent être communiquées à la justice ou au services de renseignements. Une solution européenne peut donc être recommandée dans certains cas. Enfin, à ne pas négliger, comme pour tout contrat il convient de négocier les conditions de sortie avant de devoir aborder le sujet une fois qu’un problème est soulevé ou qu’un changement de clauses est en cours. Les grandes parties du contrat doivent s’articuler autour des traitements des données, des garanties offertes par le prestataire, de la localisation et des transferts, la sécurité et la confidentialité.

 

Un prestataire privé. Qui dit accès au cloud pour une société dit préoccupation au niveau de la sécurité. Il faut donc tenter d’éviter les cyberattaques en évitant les solutions publiques et en privilégiant les solutions de cloisonnement afin de protéger les données.

 

De nombreux fournisseurs. On retrouve de grands noms parmi les fournisseurs de Cloud : Amazon, Google, IBM, Microsoft, Salesforce.com, Apple, etc. Mais tous présentent des offres très diversifiées.

 

La recommandation du CNIL est claire : « Il est indispensable qu’une entreprise française qui envisage de recourir à un service de Cloud computing réalise une analyse de risques et soit très rigoureuse dans le choix de son prestataire ». Cependant, elle spécifie aussi que « concernant la sécurité, la CNIL constate que les offres du Cloud reconnues peuvent présenter des niveaux de sécurité supérieurs à ceux que peuvent garantir les PME. ».

 

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