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Les indiscrets de Robert Lafont / Décembre 2017

Entreprendre.fr

23 novembre 2017

Emmanuelle Ménard rejoint notre combat pour aider les kiosquiers

Jean-Marc Morandini a bien fait d’organiser un débat sur CNews sur les aides à la presse. Face à la députée Emmanuelle Ménard (l’épouse du sulfureux maire de Béziers, ex-fondateur de Reporters sans Frontières), je propose que les aides à la presse ne soient reversées non plus aux éditeurs ou aux coopératives de distribution (Presstalis ou MLP, dont je suis administrateur)... mais directement aux marchands de journaux. Chaque année, 800 kiosques baissent pavillon. Dans beaucoup d’endroits, la grande distribution impose son assortissement au mépris de la loi Bichet, et les Relay sont un État dans l’État... Ils ne mettent en rayon que ce qu’ils veulent bien mettre (essayez de trouver Santé Plus ou Journal de France dans un Relay d’aéroport...). Emmanuelle Ménard n’a pas tort de vouloir mettre fin aux aides aux éditeurs. Jean Jaurès ne disait-il pas qu’aucun journal ne devrait recevoir de subvention? Un groupe comme Le Figaro toucherait plus de 16M€. Lafont presse (80 magazines nationaux) aucun. Depuis, Madame la Député reprend mes propositions et demande que 50M€ soit directement versés aux kiosquiers. Il y a urgence. Lorsqu’un marchand de journaux ferme, c’est un peu de convivialité, de lien social qui s’en va mais aussi beaucoup de liberté de la presse. Le combat continue. Vive les kiosquiers... Messieurs, nous comptons sur vous, vous pouvez aussi compter sur nous !

 

29 novembre 2017

Les notes secrètes de Thannberger sur Bolloré, Aulas et Hidalgo...

Pour refaire le monde, rien ne vaut un déjeuner avec Louis Thannberger. Au Pichet à Paris, tout y passe. Macron ? «Un bon parce qu’il a la Baraka (3,7% de croissance dans le monde). Les politiques, en abandonnant la politique pour faire du business, lui ont laissé un espace gigantesque. Lui, a d’abord gagné de l’argent, et il a vu les choses en stratège, comme un dirigeant de multinationale. Sarkozy, peut-être meilleur, reste un patron de PME qui a du mal à déléguer. (...) Cette France, réputée irréformable, qui a élu un homme de 39 ans: cela a laissé le monde sur le cul! (...) Même les Allemands craignent Macron... Outre-Rhin, certains commencent à dire que la France dépassera l’Allemagne dans les 10 ans». Et ton ami Jean-Michel Aulas ? « je le vois demain. Il ne lâche jamais rien. Il n’était pas bon en com, regarde où il en est. En plus, c’est un homme de coeur et de fidélité. C’est rare en business. Il a toujours la même assistante (Pascale Félix) depuis le premier jour »... Bolloré : « Le vrai patron de Paris, avec Canal+, l’Olympia ou Autolib, c’est lui, ce n’est pas Hidalgo !». Et Delahousse avec Tapie ? « Trop lisse. Il veut plaire à tout le monde. Tapie, lui, a montré sa force de caractère». Que penser du Bitcoin? « une monnaie virtuelle qui peut mal finir, mais qui ouvrira la voie à d’autres. Il en restera quelque chose de puissant ». (...) « Si tu avais de vraies casseroles, tu serais plus haut». Louis, pour finir, qu’est ce qui nous manque le plus ? «La rigueur. (...) Le problème de Légion d’Honneur n’est pas de l’obtenir, c’est de la mériter ». Une phrase de Raymond Barre qui va comme un gant à certains.

 

22 novembre 2017

Daniel Cohn-Bendit me raconte sa surprise avec Emmanuel Macron

En sortant de Sud Radio, à la brasserie Les Ondes, je m’assieds à coté de Daniel Cohn-Bendit, sagement attablé en train de lire Le Point et de finir sa salade. Bien-sûr, il ne peut s’empêcher de parler. On revient sur les Présidentielles. Pour lui ; «Les Français voulaient tourner la page. Macron en misant sur l’Europe a pris tout le monde à contre-pied. C’était censé être un boulet, c’est devenu une force... ». Dany le rouge a mis de l’eau dans son vin ! Il parle avec simplicité, pourtant on se connait à peine. Yeux clairs, boucles argentées, on à du mal à imaginer que cet esprit vibrionnant a failli terrasser un régime, et pas n’importe lequel (le régime gaullien). Et de lui lancer : « Dany, en 1968, tu ne rends pas compte de ce que tu étais en train de faire...». Pas de réponse, seul un sourire complice ! L’ancien leader de Mai 68 répond en allemand au téléphone . Un vrai Européen. On reparle du Président, de quoi parler d’autre ? J’avais oublié qu’ils se connaissaient bien. «Je le vois depuis pas mal d’années, me dit t-il. Il pige vite. Ce qui est bien avec lui c’est qu’on peut parler... Contrairement à Sarkozy qui n’écoute pas. Et puis il fait ce qui il a promis. Il a un projet. (...) L’important à ce poste est de savoir manager ». Et Brigitte ? « Elle est marrante, ils se complètent bien... ». En partant, Daniel me laisse son portable. C’est bizarre, c’est la première fois que je le croisais et j’ai l’impression de l’avoir toujours connu. L’habitude de le voir dans le paysage. Il fait partie des meubles depuis si longtemps...

 

7 novembre 2017

Pour Paris-Turf, Georges Ghosn, le pistolero des médias, remonte à Paris

Après avoir repris et dirigé multe titres de presse (La Tribune, Nouvel Eco, France Soir...), ce financier franco-libanais de 63 ans. (Sa mère possédait Le Jour, le principal quotidien du Liban) brûle de recommencer. Le 15 août, je tombe sur lui dans un restaurant de Dinard « l’avenir est aux gros tirages, avec un site marchand à côté». Les bons conseils de ce pistolero (aussi rapide que l’éclair), n’ont pas de prix... Quand il dirigeait Le Nouvel Economiste, il avait tenté de nous reprendre mais il était aisé de voir que sa stratégie n’était que financière. C’est un peu ce qu’on lui reproche ! Aujourd’hui, Ghosn (rien à voir avec le Pdg de Renault Nissan Mitsubishi), qui fait de l’immobilier en Suisse, voudrait revenir à Paris: « Je crois que Macron va y arriver... » (Il faut l’encourager), et de lorgner sur quelques pépites : « Paris-Turf, ils veulent 80 millions d’euros, c’est beaucoup. (...) Il faut faire une place de marché, j’avais proposé à Emmanuel de Rohan-Chabot (ZEturf), de m’accompagner. Mais tu le connais, il est dur à faire sortir du bois. (...) J’ai regardé Le Chasseur français, Mondadori voulait le vendre pour reprendre Ici Paris mais Lagardère ne vend plus... » Querelles de chapelle ? Ghosn fait partie de ces entrepreneurs financiers qui ont compris que time is money. Qu’il est plus rapide de lever de l’argent, reprendre, bousculer le management, remettre au clair, et recéder. Un nettoyeur dont les fonds raffolent. Son profil colle bien au temps, il en profite. Ce qui est sympa avec lui, c’est sa rapidité. Vraiment cash. Cela change de cette géné ration d’hommes d’affaires à la papa cultivant le secret rien que pour faire bien, passant du coup à côté de belles opportunités. Méfiance, quand tu nous tiens! En partant, il m’explique même qu’il vient d’appeler Dominique Desseigne, Pdg du groupe Barrière, pour faire baisser le prix de sa chambre d’hôtel. On ne se refait pas, même en vacances sur la Côte d’Emeraude.

 

22 novembre 2017

Mémé Ibach, le roi du show-biz, parie sur le retour du vintage

Mémé Ibach, le roi du show-biz croit au retour des marques vintage. « Tout ce qui a déjà vendu peut vendre à nouveau » . Le producteur de Karen Cheryl ou Umberto Tozzi, inventeur du Disco avec Cerrone connait toujours un énorme succès en produisant Les grands du rire sur France 3 . Pour réussir un lancement, il faut toujours se mettre à la place des gens. A côté de lui, au restaurant San Francisco, Patrick Weiss (Visual ) boit du petit lait et prend des notes pour Journal de France. Le retour en force des vieilles marques Solex, Fusalp, ou Thomson, donne raison à l’inventeur du disco.

 

18 novembre 2017

Les casques Debussy, une future licorne qui va faire du bruit

On ne parle jamais, de la rage d’avancer, mais comme en sport, c’est fondamental. Arnaud Perret, 31 ans, sans aucun diplôme, est à sa troisième création. Je ne l’ai jamais vu aussi motivé... Là, c’est le bon: « Mes casques Debussy, en musique embarquée, révolutionnent le monde musical » . Avec sa startup Funky Sound Studio, ce savoyard sans peur ni reproche a levé en un an 1,5 M€ auprès de 3 industriels de la vallée de l’Avre (Jean Claude Bontaz, Louis Perra, Julien Dussaix ...), au passage N°1 mondial de l’industrie de décolletage. Il mobilise les meilleurs techniciens du son, (dont Antoine Chabert, le mastering star de Daft Punk ), et du e-commerce pour viser 10M€ de CA dès la première annéee, Perret n’a pas de limite. Faisant partie de la prochaine équipée de la French Tech à Las Vegas, il cible le monde, et il est prêt à s’allier à Focal ou Devialet (150M€ de levée de fonds). Rien ne l’arrête, il ne savait pas que c’est impossible. C’est pour cela qu’il y arrive. Interview sur EntreprendreTV

 

8 novembre 2017

Christophe de Becdelièvre, Le Hibou.com, surfe sur la génération freelance

Vous voulez un exemple d’entrepreneur, bien parti pour signer un succès retentissant. Prenez Christophe de Becdelièvre, Esc Toulouse de 45 ans. Sans vocation particulière, il a la chance de travailler avec deux des plus grands entrepreneurs français : 4 ans avec Georges Cohen (Transiciel ). « Un génie aussi fantasque qu’imprévisible et capable de te dire quand tu as une idée, fais le même si ce n’est pas ma boîte », et 4 ans avec Bernard Liautaud (Business Object ), l’une des plus belles réussites de l’informatique française (revendu à l’Allemand SAP ). Avec de tels modèles, pas étonnant de vouloir faire pareil. En 2004, il lance, avec 20K€, Aralys sur la « Business intelligence » . Sept ans après, il emploie 120 salariés (dont 110 ingénieurs, 12M€ de CA et 1,2 M€ de résultats). Cela a l’air simple. « Beaucoup me disaient que faute d’antécédents, ils ne pouvaient pas me faire bosser. J’y suis allé au culot avec une organisation commerciale impeccable. Beaucoup de temps à l’extérieur et de vraies compétences» . Comme Transiciel ... Pas étonnant qu’on lui ait racheté 8M€. En 2016, après avoir créé HotessJob, place de marché pour hôtesses d’accueil, notre fonceur qui reconnaît «si tu ne sais pas vendre, tu ne peux pas être entrepreneur », lance Lehibou.com : une plate forme de free lances de l’informatique. «Nous les mettons en relation avec les clients, et ceux-ci notent les prestataires. Tout est transparent et c’est gratuit... La marge (de 10% ?) se fait sur les factures du prestataire», (déjà 6000 consultants)... « Nous nous occupons de tout en tant que tiers de confiance. Les grosses boites peuvent déléguer sans avoir de salariés. Les informaticiens gardent leur statut » . La mayonnaise prend. Le Hibou voit l’avenir au grand jour : 2,5M€ de CA en 2017 et 5 en 2018.

 

29 novembre 2017

Tourisme et business : le Pdg d’Azygo ne jure que par la Birmanie

« Le premier pays à visiter en Asie, c’est la Birmanie... avec 30 ans de retard, il cumule toutes les bonnes choses des autres: accueil et gentillesse (Thaïlande), beauté des paysages (Vietnam), temples, (Laos)... » . Michel Calvet, 56 ans, sait de quoi il retourne. Patron du tour-operateur Asiajet (62 salariés, 8 M€ de CA), il lance Azygo, site de voyage dédié à l’Asie du Sud- Est. Au Fouquet’s, il me raconte sa passion pour la pétanque: «En Thaïlande, c’est le sport national, tout le monde y joue. Il y a des terrains à côté de tous les édifices, publics» . Organisateur du tournoi d’Oléron, en Charente-Maritime, ce passionné vante un sport, bientôt olympique, auquel il ne joue pas mais qui lui plaît tant pour sa convivialité. (300000 licenciés et 1,5 million de participants en France). Vivant à Bangkok (comme 12000 compatriotes sur un total de 60 millions d’habitants), il n’en démord pas: «C’est en Birmanie qu’il faut entreprendre: hôtellerie, restauration, vins, luxe, boulangerie, tourisme, c’est la nouvelle Mecque» . Au moins, c’est clair !

 

Chaque mercredi, de 19h à 20h sur Sud Radio, Robert Lafont, patron d’Entreprendre, décrypte l’actualité économique avec Philippe

David dans l’émisson "Prenez la parole".

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