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Le business des vacances

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Esprit collaboratif et prestations ultra-connectées, le tourisme évolue à toute vitesse et crée de nombreuses opportunités entrepreneuriales. Low cost, saisonnalité, luxe... les pistes pour sortir du lot et survivre dans la jungle du business des vacances.

 

Près de 13,1 Mds€ ont été investis en 2014 dans les hébergements et équipements touristiques pour que les Français passent de bonnes vacances !

Ce chiffre, en hausse de +2% sur 1 an, démontre l’attrait intact des entrepreneurs pour le business des vacances. Il faut dire que le tourisme représente 7% du PIB, avec 78,5 Mds€ de CA, l’Hexagone accueillant quelque 80 millions de visiteurs chaque année. Une manne !

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La tendance ?

«Le collaboratif, avec Airbnb et BlaBlaCar qui ont changé le modèle établi et créé une dynamique forte», confie Jean-Pierre Nadir, P-DG d’Easyvoyage (26 M€ de CA), portail de services aux voyageurs. «Ces dernières années, les grandes innovations sont toutes liées au voyage... avant d’être reproduites dans d’autres secteurs. D’ailleurs, le e-tourisme représente 35% du e-commerce, qui lui-même pèse environ 50 Mds€ de CA.

 

Les entrepreneurs qui souhaitent se lancer tablent de préférence sur un secteur porteur... et le tourisme en est un». Le développement très important des comparateurs de prix ne doit donc rien au hasard. «On note une véritable appétence des agences de voyages en ligne pour les comparateurs : Expedia a racheté Trivago pour 477 M€, Booking s’est payé Kayak pour 1,8 Md$ [1,5 Md€]... Mais toutes se posent des questions sur leur propre modèle».

 

Un secteur ultra-concurrentiel

D’autant que, sur ce secteur ultra-concurrentiel où les comparateurs de prix montent en puissance, Google est arrivé en force (Booking.com, 1er client publicitaire de Google dans la catégorie Travel & Tourism, et Google Flight Search), s’appuyant sur l’hégémonie de son moteur de recherche.

 

Une situation que dénonce Jean-Pierre Nadir pour qui comparer demande d’être neutre. D’ailleurs, en avril, les hôteliers français ont gagné une première bataille contre le mastodonte qui contrôle deux tiers du marché, le site renonçant depuis le 1er juillet à ses clauses abusives (prix imposés, référencement exclusif...).

 

Une décision qui fait suite à une à une plainte déposée en 2013 par l’Umih (principal syndicat d’hôteliers) auprès de l’Autorité de la concurrence et qui fait déjà boule de neige puisque les engagements de Booking.com s’appliqueront également sur les marchés hôteliers italiens et suédois.

 

Miser sur l’innovation

Au sein d’un secteur en pleine redéfinition, Jean-Pierre Nadir estime ainsi qu’il existe «une marge de manœuvre importante pour entreprendre.

 

La réalité du tourisme, ce sont de gros acteurs en panne d’inspiration, comme Thomas Cook qui perd de l’argent, et de nouveaux modèles qui se construisent, notamment autour du low cost», affirme l’entrepreneur iconoclaste, qui rappelle que les consommateurs aujourd’hui veulent maîtriser leur budget et ne souhaitent plus forcément passer par des tour-opérateurs gérant leurs vacances de A à Z. «Le modèle se reconstruit...

 

Il y a donc plein de choses à réinventer, notamment au niveau du transport, avec l’arrivée du bus en France qui chamboule le paysage. Des sociétés comme Hotel Tonight ou VeryLastRoom sont des modèles qui s’appuient sur une informatisation et une digitalisation très forte du secteur.

Nouvelles fonctions digitales, nouveaux modèles de vacances, espace immense à disposition dans le collaboratif : il faut inventer les produits de demain», insiste Jean-Pierre Nadir, bien décidé à œuvrer dans ce sens.

Pour en savoir plus : http://www.easyvoyage.com/

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