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Khadija Lallouch (Garden Barbe) : « Le savoir-faire français est reconnu dans le monde entier »

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Après 14 ans d’expérience professionnelle dans des fonctions d'assistanat, notamment au sein d’Yves Rocher, Khadija Lallouch décide de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale à l’âge de 34 ans. En janvier 2017, elle a donc lancé Garden Barbe, une gamme de soins 100% naturels pour l’entretien de la barbe.

Quelle est la genèse du projet Garden Barbe ?

En 2015, j'ai pris mon courage à deux mains en décidant de quitter mon emploi pour devenir entrepreneur. Je me suis accordée le temps de la réflexion afin de définir mon projet en amont, j'avais à cœur de faire quelque chose qui me passionne et dans lequel je m'épanouisse. Très attirée par la cosmétique naturelle, je souhaitais continuer dans ce secteur d'activité. Mon objectif était très clair : je souhaitais offrir ce qui peut se faire de mieux en matière de soins pour la barbe et concentrer l’essentiel des efforts de recherche sur la qualité des soins proposés.

 

En quoi la valorisation du savoir-faire français est-il un axe essentiel dans votre développement ?

Concrètement, il m’importait de faire des produits français, cela s’est imposé à moi comme une évidence. D’une part, pour une plus grande proximité et une meilleure connaissance de mes partenaires. D’autre part parce que la France atteste d’une renommée internationale dans le domaine des cosmétiques, nous avons la chance de disposer de nombreux laboratoires proposant des produits très innovants et sans cesse dans des actions de recherche et de développement. Je n’imaginais pas un instant faire fabriquer nos produits à l’étranger. Je souhaitais que la qualité soit au rendez-vous et pouvoir mettre en avant ce savoir-faire artisanal français reconnu dans le monde entier à travers le projet Garden Barbe.

 

Comment imaginez-vous l’avenir de l'entreprise ?

Ne souhaitant pas céder à la facilité, j’ai consacré un temps important à la phase de recherche. Je me suis impliquée à tous les niveaux en conduisant des recherches poussées sur la composition de matières premières naturelles, au choix des senteurs en travaillant avec des huiles essentielles. J'ai beaucoup étudié les huiles végétales et les huiles essentielles afin d'obtenir les formules qui soient les plus naturelles et les plus efficaces possible.

 

Nous avons démarché certains distributeurs et nous travaillons actuellement avec le distributeur Dandy qui dispose d'une boutique en ligne commercialisant nos produits. Nous sommes également en train de prospecter des salons barbiers sur Paris et la région parisienne ainsi que des salons de coiffure.

 

Nous avons fait le choix de prendre le temps de développer nos produits et j'ai souhaité tout gérer minutieusement (formulation des produits en partenariat avec notre laboratoire, charte graphique en partenariat avec notre agence de communication, choix des textes pour les différents supports de communication, packaging, etc.), il nous faut à présent développer notre gamme et avancer. Je souhaite prioritairement développer nos produits sur le marché français et pourquoi pas à l’export dans un second temps.

 

La France offre-t-elle un cadre propice à l’entrepreneuriat ?

La principale difficulté est un frein financier, il n’y a pas suffisamment d’aides financières proposées sans passer par un prêt bancaire. De plus, les démarches administratives pour la création d’entreprise restent encore très lourdes.

 

Nous avons la chance en France d’être relativement bien encadrés. Nous avons à disposition des organismes et des associations qui aident les jeunes créateurs à démarrer leur projet. Pour ma part, je suis passée par l’association Positive Planet sur Paris : ils m’ont apporté une aide précieuse dans la construction de mon projet car au démarrage, j'étais dans ma bulle et je ne savais pas véritablement comment m'y prendre et à qui m'adresser.

 

Cette association m’a mise en relation avec des personnes compétentes et qui m’ont apporté une grande aide sur mon projet d’entreprise - notamment Citibank.

 

Le secteur de la cosmétique étant très réglementé, j'avais besoin d'un conseil « expert » dans mon secteur, j’ai dû chercher par moi-même les informations et acquérir certaines connaissances pour travailler dans ce secteur d’activité. J’ai également suivi une formation de 2 jours sur la réglementation cosmétique avec le financement de Pôle emploi.

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