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Intelligence économique : les PME et les grands groupes sont concernés

Entreprendre.fr

Le développement de politiques efficaces d’intelligence économique est devenu un enjeu économique majeur pour les entreprises d’aujourd’hui. Quelles sont les clés et les pistes de progrès en la matière ? Réponse avec les experts de la question.

Les tensions géopolitiques, l’impact de la société de l’information et les crises industrielles amplifiées par les secousses financières modifient les grilles de lecture de l’économie de marché. Cette mutation a un impact direct sur leur mode de développement et de management de l’information des entreprises.

 

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Dans cet environnement complexe, les entreprises doivent s’ouvrir à de nouveaux modes de pensée. L’intelligence économique apprend à penser autrement en sortant des sentiers battus. Elle forme les futurs managers à un usage offensif de l’information pour conquérir des marchés dans une mondialisation des échanges qui est loin d’être pacifiée.

 

Intelligence économique : vers de nouveaux modes de pensée

Pour obtenir un avantage compétitif décisif, il est indispensable de savoir délivrer l’information stratégique et utile au bon moment, à la bonne personne et dans le bon contexte. Pourtant, rares sont les entreprises qui pratiquent avec succès l’intelligence économique.

 

De la veille au lobbying, du renseignement à la stratégie, de la gestion des risques au benchmarking, de la gestion de crise au knowledge management, les sociétés doivent apprendre à maîtriser, à travers des outils fondamentaux, toutes les applications simples et concrètes pour entamer une démarche d’intelligence économique au sein de leur organisation. Une action indispensable dans une économie ouverte où l’information et la connaissance sont devenues des enjeux stratégiques.

 

Intelligence économique : de la PME aux grands groupes

L’intelligence économique n’est pas réservée aux institutions et aux grands groupes internationaux. Toute entreprise, quelle que soit sa taille, doit se saisir de ce concept de management du XXIe siècle pour faire face à la mondialisation, gérer les aspects défensifs, quotidiens et offensifs, afin non seulement de ne pas perdre face à la concurrence, mais aussi de gagner des parts de marchés.

 

Aujourd’hui, des PME, telles que Dacral, Markal, Raymond, Sisley, SPhere, des groupes comme EADS, L’Oréal, Renault, Salomon, des organismes aussi divers que Coface et les syndicats professionnels se sont tournés vers des stratégies d’intelligence économique performantes.

 

Les trois caractéristiques de l’intelligence économique :

De ces expériences accumulées, ressortent trois caractéristiques affirmées de l’intelligence économique :

- Ses pratiques sont multiples et aboutissent à des modes d’organisation adaptés à la trajectoire de chaque entreprise, et ce, quelle que soit sa taille, PME ou grand groupe.

- Sa mise en oeuvre n’est en aucune façon une question de moyens.

- Elle est un facteur déterminant de la performance durable de l’entreprise et de son insertion dans son environnement.

 

Intelligence économique : la méthode Madie

C’est pourquoi, un groupe de dirigeants et cadres dirigeants de PME membres du groupe Technologies Avancées de l’Association HEC a conçu une méthode d’aide à la décision par l’intelligence économique : la méthode MADIE®, qui permet de relier l’ensemble des éléments propres à l’intelligence économique (veille, protection, orientation de l’action) mais également les pilotages stratégiques et opérationnels.

 

Les objectifs principaux de la méthode MADIE, qui s’adresse à tout dirigeant conscient qu’il est possible d’agir sur le cours des choses, sont de : Comprendre, analyser, anticiper et entreprendre les actions adéquates sur un marché mondial soumis à la fois à une concurrence impitoyable et à des mutations très rapides, nourrir la stratégie de l’entreprise, et apporter une aide au pilotage de l’action.

 

La méthode MADIE se veut facile et rapide à mettre en oeuvre, peu coûteuse, adaptable à toute taille de société et ne doit pas paralyser l’action par une analyse trop lourde. Quelle que soit la taille des entre prises, qu’elles agissent régionalement ou plus largement, tous les secteurs d’activité sont concernés.

 

 

La méthode MADIE s’appuie sur 4 concepts simples :

- Une information décisive ou stratégique est une information susceptible de remettre en question ou d’orienter la stratégie de l’entreprise. Elle est porteuse d’une opportunité ou d’une menace.

- Le centre de gravité définit d’où l’entreprise tient sa force. Ce peut être une logistique performante, un homme clé dans l’organisation, le fournisseur d’un composant, le positionnement de la marque…

L’état final recherché décrit « où je veux être, à quelle échéance, afin d’atteindre tel objectif ».

- Une vulnérabilité critique est une faille potentielle par laquelle les concurrents peuvent toucher le centre de gravité de l’entreprise.

 

Intelligence économique : les 6 phases de la méthode Madie

La démarche générale de la méthode MADIE  se décompose en 6 phases partant d’une information décisive captée jusqu’à la conduite de l’action :

 

- Recoupement d’information,

- Décision d’agir,

- Orientation de l’action,

- Choix de la tactique,

- Plan d’actions,

- Mise en oeuvre et suivi.

 

Tout au long de la démarche, les acteurs sont alimentés par des recherches ciblées d’informations menant à l’atteinte de l’état final recherché. Chacune des étapes de la méthode s’appuie sur des documents et matrices.

 

Intelligence économique : quelques pistes de progrès

Plusieurs missions clés en matière d’IE, toutes proactives, apparaissent répondre aux attentes des entreprises de toute taille :

 

- Développer une politique d’accès et d’accumulation de la connaissance stratégique ainsi que sa protection. Cela englobe la veille internationale, la veille scientifique, la gestion et la diffusion de bases de connaissance auprès des acteurs du développement, et bien sûr leur protection face à nos compétiteurs.

- L’investissement dans le capital humain ne doit pas se concentrer sur quelques îlots scientifiques de haut niveau, car c’est le niveau moyen d’éducation et d’habileté technologique, de propension à innover, de la population qui fait la différence au niveau international.
- Assurer un financement approprié de la transition de l’invention vers l’innovation. Le marché ne finance pas l’invention, mais la finalité est que celle-ci devienne innovation. Il faut donc structurer une gamme complète d’outils financiers pour accompagner l’invention sur cette route périlleuse allant de la recherche fondamentale à la preuve du concept et au produit industrialisable : fonds d’amorçage, « business angels », capital précoce, capital-risque, régime dérogatoire pour les PME fondé sur la science dans les marchés publics, incitations aux grandes entreprises à traiter avec les PME innovantes.

 

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Intelligence économique : savoir traiter l’information

Il nous faut conserver en permanence à l’esprit que la vocation centrale de l’intelligence économique, telle qu’elle résulte d’une pratique avérée, réside dans sa capacité à soutenir la politique générale d’une entreprise, d’une filière, d’un territoire ou d’un État. Cette notion de soutien est à privilégier, à la condition de disposer d’un objectif de développement qui lui seul est stratégique.

 

La pérennité de nos entreprises françaises passe par une grande faculté d’adaptation et d’innovation. L’information maîtrisée a de la valeur si elle est traitée dans un contexte donné et défini par le dirigeant par rapport à ses marchés, et si elle aboutit à une décision opérationnelle qui contribue au développement de l’entreprise. C’est clair, aujourd’hui, l’information appartient donc à celui qui sait l’exploiter. n

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