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Coaching : mode ou nécessité ?

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Faut-il se faire coacher ? De plus en plus de dirigeants se font suivre par des coachs. Avec quels résultats ?

1500 professionnels exercent déjà leur talent dans l’Hexa­gone, coachant de plus en plus de dirigeants convain­cus de son efficacité pour doper la croissance de leur entreprise et d’un retour sur investissement en termes financier et de bien-être collectif. Répandu dans les grandes entreprises qui reconnaissent son effi­cacité depuis 20 ans, le coaching pénètre désormais de plus petites structures. Et les cadres ne sont pas en reste.

 

La Société Française de Coaching, organisation référente du coaching professionnel en France, observe ainsi une adoption grandis­sante du cet outil par les PME au profil de leader et de challenger.


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Les réticentes le sont souvent par méconnaissance : le processus et les modalités du coaching restent flous pour les décideurs. Parfois même, cet accompagnement est très vite qualifié de psychologique, donc rejeté. Les freins sont également culturels. «Les personnes de culture latine sont peu enclines à se faire accompagner», indique Jean-Luc Andrianarisoa, administrateur de la SFCoach. «Seuls les “faibles” se font accompagner, pensent-elles souvent. D’une cer­taine façon, il est bien plus glorieux d’avoir échoué tout seul que réussi en ayant été accompagné.


C’est pour­quoi une partie des PME françaises est touchée par les syndromes NIH (Not Invented Here) et NSS (Nous Sommes Spéciaux), qui leur font pen­ser qu’une aide extérieure ne leur apporterait rien».

 

Autres obstacles : la législation et les coûts. Le coa­ching n’entre pas souvent dans le budget formation. Il s’agit donc d’un réel investissement, considéré comme onéreux. Pourtant, PME et coachs se retrouvent bien souvent sur des valeurs comme la flexibilité, le sens de l’opérationnel et le désir de pro­grès. Cette méthode se révèle donc particulièrement adaptée à ce type de structures.

 

Par qui se faire coacher ?
La pratique du coaching engage le coach professionnel dans une relation humaine complexe et suppose de satisfaire à des prérequis fondamentaux : la connaissance de l’entreprise, la formation, la supervision et le travail sur soi. Pour autant, la profession n’est pas réglementée, le coach dispose simplement d’une certification et non d’un diplôme.

 

 

Pour opérer une sélection, il est primordial de se renseigner auprès des fédérations de coaching qui délivrent une accréditation aux professionnels qu’elles reconnaissent, comme FSCoach qui distingue les Associés (coachs compétents) et les Titulaires (coachs seniors expérimentés). Pour être sûr de faire le bon choix, il faut être attentif à la manière dont le coach s’exprime et comment il parle de façon structurée de son métier : sa pratique, sa méthode en séance et sa ou ses théories de référence.


Quels sont les courants actuels du coaching ?
Au XXIème siècle, les théories sources sont la psychanalyse et la théorie systémique : théorie de l’information et de la communication dans les systèmes humains, dite École de Palo Alto. Beaucoup de coachs misent également sur la PLN (Programmation neuro-linguistique), une approche consacrée à l’étude du comportement humain dans ses dimensions de communication, d’apprentissage et de changement.

 

Elle se concentre sur les résultats obtenus (qu’est-ce qui marche ?), puis sur les processus pour obtenir des résultats (comment cela a-t-il pu marcher ?).

 

La PNL préfère ainsi décrire et modéliser le «comment ça marche ?» plutôt que d’expliquer le «po marche pas ?». Jean-Christophe Barralis, cofondateur de l’IFAI (Institut français d’Appreciative Inquiry) et adhérent de la FFCPro (Fédération francophone de coachs professionnels), note aussi l’émergence d’un nouveau modèle performant : le management appréciatif. Il prône une vision positive des êtres humains au travail et de leurs relations.


Ici, le manager valorise le travail en tant que tel et l’individu qui l’effectue, contribuant à la construction du sens, de la finalité du travail pour une meilleure performance en entreprise.

 

Coaching : combien ça coûte ?

Un coaching en PME coûte en moyenne entre 4.500 et 8.000 € (coaching individuel de dirigeant) selon la FSCoach, pour 20 heures en moyenne. Il se décompose en plusieurs séances de 1h30 à 2h, le nombre de séances dépendant de la problématique traitée et du diagnostic lors de la phase préliminaire. Le cas le plus fréquent ? 10 à 12 séances.

 

Pour que le coaching soit efficace, il doit s’étaler sur plusieurs mois, entre 6 et 12 en moyenne, afin que le coaché puisse mettre en application les recommandations et la stratégie élaborées avec son coach, en appréhender les effets et ajuster son mode de fonctionnement en entreprise.

 

Pour cela, les entretiens avec le coach doivent absolument être espacés d’une semaine au minimum. Concernant le coaching d’affaires, avec des entretiens individuels de dirigeants et de managers, la fourchette de prix s’étale de 400 à 500 € la séance*. Mais comme la profession, les honoraires des professionnels du coaching ne sont pas réglementés, c’est le marché qui les impose. À l’origine, leur montant était basé sur la rémunération du dirigeant ou du manager accompagné.


Quelles sont les problématiques traitées par un coach ?
Le coaching est une pratique d’accompagnement qui a pour but d’apporter à son bénéficiaire une meilleure connaissance de lui-même dans sa relation avec les autres, et une meilleure appréhension de la relation que les autres entretiennent avec lui. L’objectif est d’assainir ou d’apaiser les rapports entre collaborateurs pour les rendre plus efficaces.

 

Le coaching analyse les jeux de pouvoir et d’influence dans lesquels le coaché est impliqué, afin de les gérer efficacement. Les problématiques traitées sont donc très variées, tant dans le domaine du coaching individuel que du coaching d’équipe : prise de fonction, gestion du stress et des émotions, dépassement d’un obstacle professionnel, développement du leadership, gestion de conflits, développement d’une vision stratégique, souffrance au travail, travail en transverse et à distance...

 

Dans un contexte économique changeant, les dirigeants et managers peuvent trouver dans le coaching un soutien et surtout un éclairage unique.urquoi ça ne  

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